"Touche pas à ma pute !", le manifeste des "343 salauds"

"Touche pas à ma pute !", c'est le nom d'un manifeste signé par " 343 salauds " contre la proposition de loi sur la pénalisation des clients de prostituées

"Touche pas à ma pute !", le manifeste des "343 salauds"
© Jonathan Stutz - Fotolia.com

343 signataires, dont des personnalités comme Frédéric Beigbeder ou Nicolas Bedos se sont engagés contre la proposition de loi déposée par Elisabeth Lévy le 14 octobre, visant à pénaliser les clients de prostituées, explique Libération.fr. Si cette loi est adoptée, s'offrir les services d'une prostituée sera considéré comme un délit, et passible d'une amende de 1 500 euros. Face à cela, des célébrités françaises, notamment écrivains ou journalistes se mobilisent, et publient dans le mensuel Causeur à paraître la semaine prochaine, un manifeste intitulé "Touche pas à ma pute !" pour "protester contre des députés [qui] édictent des normes sur [leurs] désirs et [leurs] plaisirs". Ces signataires ne sont pas forcément tous clients de prostituées, mais revendiquent le droit à disposer du corps d'autrui. Ils se présentent comme "homos ou hétéros, libertins ou monogames, fidèles ou volages".
Le terme "343 salauds" fait référence aux "343 salopes" de 1971, Simone de Beauvoir en tête, qui manifestaient pour le droit à l'avortement. Le manifeste de l'époque était audacieux, car l'avortement était encore considéré comme un crime, et les signataires écrivaient "Je déclare que je suis l'une d'elles. Je déclare avoir avorté". Dans le manifeste des "salauds", le ton n'est pas aussi radical : Nicolas Bedos a notamment précisé, via Twitter, qu'il n'avait " jamais fait appel aux services d'une prostituée".

"Touche pas à ma pute !", le manifeste des "343 salauds"
"Touche pas à ma pute !", le manifeste des "343 salauds"

343 signataires, dont des personnalités comme Frédéric Beigbeder ou Nicolas Bedos se sont engagés contre la proposition de loi déposée par Elisabeth Lévy le 14 octobre, visant à pénaliser les clients de prostituées , explique Libération.fr . Si...