Il vieillit instantanément après 60 ans : une directrice du style déconseille cet imprimé que beaucoup portent encore
Si la mode n'a pas de règles, certaines femmes de plus de 60 ans s'interdisent encore de porter des imprimés car elles les trouvent "mémérisants". L'imprimé étant au cœur de l'ADN de la marque Rouje, le Journal des Femmes a demandé conseil à la directrice de style du label. Voici le motif qu'elle déconseille aux femmes ayant passé la soixantaine.
10 ans d'existence auront suffi à Rouje pour asseoir une influence sans précédent dans le monde de la mode. Co-fondée par Jeanne Damas en 2016, Parisienne hors pair devenue icône mode à travers les frontières, Rouje incarne l'esprit de la Parisienne chic que le monde entier nous envie depuis plus d'un siècle. Une griffe à l'esprit so Frenchy qui impulse une révolution discrète mais certaine dans l'armoire de la Parisienne : les classiques de son dressing se réinventent grâce à des splashs de couleurs vives distillés dans toutes les collections, et un véritable focus sur les imprimés, qui fondent l'ADN de la maison établie Rue Bachaumont. Sous la patte Rouje, les petites robes se départissent du noir cliché et les pièces, simples en apparence, se parent d'imprimés fleuris, graphiques, créés grâce à un savoir-faire interne détenu par une Print designer. Côté imprimés textiles, la marque est donc indéniablement experte en la matière.
Mais si la griffe s'adresse aux femmes de toutes les générations, certaines d'entre elles s'interdisent de porter des imprimés de peur que ça ne leur donne un coup de vieux. Alors quel imprimé éviter après 60 ans ? Ou quels subterfuges adopter pour moderniser son allure même avec un imprimé que d'autres jugent - à tort - mémérisant ? Pour répondre à cette question, la rédaction du Journal des Femmes s'est fiée à l'expertise de la directrice du style du label, Carole Coevet. En exclusivité, elle nous indique lesquels éviter - ou du moins, porter avec parcimonie - une fois passée la soixantaine. "Je pense que les imprimés à grandes fleurs sont plus difficiles" à moderniser pour une femme plus mature, explique-t-elle.
De manière plus globale, elle déconseille les imprimés "les plus vintage", dont l'esthétique est si caractéristique d'une époque qu'elle les y enferme et leur donne ce côté poussiéreux, non intemporel, passéiste. Elle illustre son propos en nous montrant un imprimé qui reprend totalement les codes visuels des 80's : "Par exemple, celui-ci a ce côté tellement 80, très chargé et tellement vintage, qu'il peut vieillir. Un imprimé un peu plus vintage sur une personne plus âgée peut donc lui donner ce sentiment de retour en arrière (...) Il faut vraiment le détourner pour qu'il ait ce côté frais et nouveau."
La solution pour que les femmes matures le détournent et continuent de porter ces imprimés tout en modernisant leur allure ? "Le petit pas de côté (...) une pièce qui apporte une dimension un peu plus jeune" à la tenue. Par "pas de côté", la directrice du style entend : "une grande chemise ou un petit tee-shirt blancs"...
Autre conseil : associer ledit imprimé à "un gros aplat de couleurs" pour éviter le total look ou le motif en all-over. "Je pense que contraster un imprimé avec un gros aplat de couleurs peut aider. Le blanc, c'est quand même le truc le plus facile." Hormis le blanc, on peut aussi miser sur "des couleurs un peu unies, douces, pour temporiser le tout", à l'instar du noir. Mais Carole Coevet le martèle, dans la mode, "il n'y a pas d'âge. Typiquement, les gros imprimés à fleurs sur une femme de 60 ans, moi je trouve ça génial."