On l'achetait au marché ou en friperie pour moins de 10 € : une veste ancestrale va envahir les rayons ce printemps
Reine de l'avant-garde, Lady Diana portait déjà une version inspirée en 1983.
Du côté des fashion, c'est toujours la même rengaine : les tendances vont et viennent. C'est le cas de cette tendance lointaine, vieille d'une vingtaine d'années, qui repointe aujourd'hui le bout de son nez. Les data analysts les plus en vue de la modosphère, à l'instar de Style Analytics, estiment qu'elle a même généré une hausse de recherches de 113% en 2025.
Une fashion fixette qui ne date pas d'hier. En effet, cette veste faisait déjà la joie des fashionistas dans les années 2000 : on l'achetait dans les marchés, les marchés aux puces ou encore les friperies pour moins d'une dizaine d'euros. Sa version robe - appelée "Cheongsam" ou "Qipao" - était adulée de Nicole Kidman ou encore Kate Moss.
Reconnaissable à son col montant et structuré appelé "col mandarin", à ses boutons dits "Pankou" ou "boutons grenouille", et à son allure satinée soignée dignes des cérémonies séculaires, la veste Tangzhuang - aussi appelée à tort, "veste Mandarin" dans la culture populaire - fait aujourd'hui des émules sur la planète mode. Hier déjà, en décembre 1983, Lady Diana arborait un manteau gris décoré de ce détail ancestral lors d'une visite dans l'Hampshire, en Grande-Bretagne.

Il y a quelques jours, Hypebeast titrait même "le bouton Pankou est partout et il fait la loi." Une résurgence de tendance qui est notamment due au géant du sportswear qu'on nomme adidas. A l'occasion du Nouvel An lunaire 2025, la griffe allemande avait fait de la fashion glocalisation en proposant, exclusivement sur le marché asiatique, sa célèbre veste de survêtement pimpée des boutons Pankou caractéristiques de la culture chinoise.
Sur la toile, la veste avait fait des émois parmi les fashionistas : les Tiktok et Instagram la mettant en avant ont circulé à vitesse grand V, alimentant la jalousie des modeux français, désespérés qu'elle ne soit pas vendue sur leur territoire. Bonne nouvelle pour les fashion français fâchés : elle est disponible depuis janvier 2026 dans quelques magasins parisiens de la marque.
Si l'appropriation culturelle est un combat sur lequel les militants continuent de sensibiliser les modeuses profanes comme aguerries, pour la veste Tang, vous pouvez choisir d'acheter des pièces originales directement issues de la communauté chinoise qui se revendent en friperies.
Sinon, misez sur des labels qui créditent la communauté d'origine et/ou utilisent les bons termes pour désigner cette pièce aujourd'hui au cœur de toutes les convoitises. Hâte de vous voir la porter en 2026 !