L'histoire se répète : cette marque française qui a habillé tous les enfants depuis 30 ans vit peut-être ses derniers jours

Sur le territoire français, ce sont près de 2000 emplois et 335 boutiques qui sont désormais menacés.

L'histoire se répète : cette marque française qui a habillé tous les enfants depuis 30 ans vit peut-être ses derniers jours
© Image d'illustration / Reve.art en collaboration avec JDF

Elle a habillé tous les enfants depuis près de 30 ans. Aujourd'hui, cette marque tricolore se retrouve à son tour en grande difficulté, aspirée par les turbulences du secteur du prêt-à-porter en France. Selon l'AFP, elle a ainsi demandé sa protection par le tribunal de commerce de Lille métropole ce mardi 27 janvier 2026 - une information qui a été communiquée aux salariés ce matin lors d'un CSE extraordinaire. Son sort définitif devrait être fixé lors d'une audience le 3 février prochain. En attendant, la menace d'un redressement judiciaire plane sur ce label né à Roubaix avec, à la clé, une période de six mois en moyenne où ses dettes seraient gelées, une stratégie de redressement déployée et ce, sous l'œil attentif du tribunal concerné. Pour faire survivre la marque coûte que coûte et faire des économies sur certains coûts, des emplois pourraient donc être supprimés et des boutiques se voir contraintes de fermer (un scénario qu'a déjà vécu la marque C&A). Pourtant, son chiffre d'affaires mondial était de 600 millions d'euros en 2025. Mais ce sont les chiffres dans l'Hexagone qui inquiètent les dirigeants, avec une chute de 11% par rapport à l'an précédent.

Née en 1996 sous l'impulsion de Jean Duforest, la célèbre marque française dérive à l'origine de la section "enfant" de Camaïeu. En effet, à l'époque, la griffe connue pour sa ligne femme proposait aussi une ligne homme - devenue Jules par la suite - et une ligne enfant - celle qui nous intéresse aujourd'hui. Camaïeu choisit alors de s'en séparer au milieu de la décennie… Ni une ni deux, Jean Duforest s'associe avec Jean-Luc Soufflet pour reprendre cette gamme et la lancer sous une toute nouvelle marque nommée Okaïdi.

Les années 2000 voient ainsi naître Okaïdi (3 - 14 ans) et sa petite sœur Obaïbi (0 - 3 ans). La griffe de mode enfantine est aujourd'hui présente dans de nombreuses grandes villes, que ce soit dans les galeries marchandes, les centres commerciaux ou bien sous forme de boutiques indépendantes. Pour l'heure, ce sont près de 2000 emplois et 335 magasins qui sont menacés sur le territoire français. Les filiales à l'étranger ne sont pas concernées. 

C'est en réalité l'intégralité du groupe auquel elle appartient, IDkids, qui a demandé son placement sous protection. La marque Oxybul et l'entreprise logistique IDLOG sont également concernées par cette procédure judiciaire.