Dépasser un cycliste sur la route sans respecter cette distance peut coûter 135 euros
Cette règle oubliée au moment de dépasser un cycliste peut coûter 135 euros aux automobilistes.
En ville comme hors agglomération, beaucoup d'automobilistes pensent encore qu'il suffit de "faire attention" pour dépasser un vélo ou un deux-roues en toute sécurité. En réalité, le code de la route impose une règle bien plus précise, et l'oubli peut coûter cher. Car lorsqu'un conducteur serre un cycliste d'un peu trop près, il ne commet pas seulement une imprudence : il s'expose aussi à une contravention. D'ailleurs, avant tout dépassement, le conducteur doit s'assurer qu'il peut l'effectuer "sans danger".
Ce rappel est loin d'être anodin. Un vélo peut faire un léger écart pour éviter une bouche d'égout, une portière ou un nid-de-poule. Un scooter ou une moto légère peuvent, eux aussi, être déstabilisés si la voiture passe trop près. C'est précisément pour cette raison que la loi ne se contente pas d'une formule vague sur la prudence : elle fixe une distance minimale latérale à respecter lors du dépassement de certains usagers particulièrement vulnérables, dont les moteurs à deux ou trois roues.
Le texte officiel figure à l'article R414-4 du code de la route et précise : "Il ne doit pas en tout cas s'en approcher latéralement à moins d'un mètre en agglomération et d'un mètre et demi hors agglomération s'il s'agit d'un véhicule à traction animale, d'un engin à deux ou à trois roues, d'un piéton, d'un cavalier ou d'un animal". Autrement dit, pour dépasser un cycliste, un scooter ou un autre deux-roues, la règle est claire : 1 mètre minimum en agglomération, 1,5 mètre hors agglomération.

Ce détail est souvent oublié, alors qu'il fait partie des bases de la sécurité routière. Et la sanction existe bel et bien : le non-respect de cette disposition est puni de l'amendement prévu pour les contraventions de 4ᵉ classe, soit 135 euros dans le cas général. Pour les conducteurs, le message est simple : si la largeur disponible ne permet pas de laisser cette marge de sécurité, il vaut mieux patienter quelques secondes avant de dépasser.
En pratique, cette règle rappelle qu'un dépassement mérite d'anticiper la distance entre la voiture et le deux-roues, mais aussi la visibilité à l'arrière et sur la voie d'en face. À l'heure où les déplacements à vélo se multiplient, notamment en milieu urbain, garder cette distance n'est pas un simple réflexe de courtoisie : c'est une obligation légale, pensée pour éviter les chocs, les déséquilibres et les accidents parfois dramatiques.