Les élèves brillants ont tous cette capacité : la méthode toute simple pour l'enseigner aux enfants à la maison

Réussir à l'école, et surtout dans la vie, ne se résume pas seulement au QI : certaines capacités émotionnelles pèsent aussi dans la balance. L'une d'elles est essentielle, et on peut l'apprendre à n'importe quel enfant grâce à un rituel imaginé par une neuroscientifique.

Les élèves brillants ont tous cette capacité : la méthode toute simple pour l'enseigner aux enfants à la maison
© vadymvdrobot

Tous les parents rêvent de voir leurs enfants réussir à l'école. "Regardez comme ma fille est intelligente", "Mon fils est le meilleur de sa classe"... Une scolarité exemplaire, ponctuées de bonnes notes et d'appréciations favorables des professeurs, est une grande source de fierté pour toute la famille. On récompense un enfant ou un ado qui a eu 18/20 à son dernier contrôle, preuve à la fois de ses capacités exceptionnelles et de son travail acharné, ou à l'inverse, on punit un élève qui a obtenu un 3/20 car "il n'a pas assez révisé" et doit se ressaisir s'il souhaite réussir dans la vie. 

Mais c'est justement ce système perfectionniste qui "étouffe" une capacité essentielle chez les enfants, comme l'explique la neuroscientifique Vivienne Ming auprès de la CNBC. Cette spécialiste de l'intelligence artificielle l'assure : "Élever des enfants en leur apprenant à mémoriser des réponses les prépare à des emplois qui n'existeront peut-être plus, les laissant démunis face à un monde qui valorise la créativité, la curiosité et la capacité à résoudre des problèmes." On le savait déjà, mais c'est d'autant plus vrai à l'ère de l'IA : apprendre des leçons par cœur ne rendra pas un enfant intelligent, et lui permettra encore moins de s'adapter aux métiers d'avenir, où ChatGPT saura répondre à toutes les questions à sa place. Désormais, la seule vraie faculté qui compte, c'est l'échec. 

"Mes recherches font ressortir une constante : les élèves les plus brillants sont souvent les plus enclins à accepter l'erreur", note ainsi Vivienne Ming. Après avoir étudié des milliers d'enfants, la neuroscientifique a donc remarqué que "l'exploration, et même l'échec, favorisent mieux l'apprentissage en profondeur que la simple répétition de réponses correctes". En pointant et en sanctionnant une mauvaise note par exemple, on apprend aux enfants que "l'échec définit leur valeur" plutôt que de les pousser à s'améliorer. Si tout le monde a déjà entendu le célèbre dicton "c'est en faisant des erreurs qu'on apprend", dans la pratique, peu de parents le mettent vraiment en place.

Vivienne Ming a donc trouvé une méthode ultra-simple pour enseigner aux plus jeunes la capacité à se relever de ses erreurs : le "CV de l'échec". Concrètement, il s'agit d'instaurer une tradition familiale. "Une fois par mois, demandez à chacun (vous y compris !) d'ajouter un échec à son CV." Cela peut être un simple but manqué au foot, un devoir bâclé, un projet abandonné au travail, un retard pour un rendez-vous important... L'objectif étant avant tout de dédramatiser et de ne plus visualiser l'échec comme un raté, mais plutôt comme une difficulté qui a peut-être permis d'apprendre quelque chose. 

Grâce à ce CV de l'échec, les enfants (tout comme les adultes d'ailleurs !) développeront plus naturellement leur résilience et associeront spontanément l'erreur à la possibilité de progresser. L'idée n'est évidemment pas de célébrer les mauvaises notes de vos enfants, mais plutôt de changer de perspective. Au lieu de demander quelles réponses étaient fausses, mieux vaut demander ce qu'ils ont trouvé de difficile dans ce devoir, et surtout quelle leçon ils peuvent tirer de cet échec.