Voici la meilleure façon de contester la hausse des prix de votre complémentaire santé, selon l'UFC-Que Choisir

Si les cotisations de votre assurance santé ont augmenté en 2026, pas de panique : vous pouvez refuser cette hausse des tarifs sans risquer la résiliation de votre contrat.

Voici la meilleure façon de contester la hausse des prix de votre complémentaire santé, selon l'UFC-Que Choisir
©  giggsy25

Dans notre vocabulaire, l'inflation est devenu l'un des pires "gros mots" de ces dernières années. Les prix à la consommation ne cessent d'augmenter, et bien sûr, toutes les entreprises suivent le pas. Et si le système de Sécurité sociale nous permet de bénéficier de frais de santé largement réduits par rapport à d'autres pays, de nombreux Français souscrivent en parallèle à des complémentaires pour compléter les remboursements partiels offerts par la Carte Vitale. Et les compagnies d'assurances ne manquent pas d'augmenter leurs tarifs dès que possible, au grand dam des consommateurs. Pourtant, en 2026, les cotisations devraient rester identiques à celles de l'année 2025, sans revalorisation en fonction de l'inflation donc. Mais comme le souligne l'UFC-Que Choisir, cette mesure est loin de plaire aux complémentaires santé, qui rechignent à l'appliquer. 

En effet, à prestations identiques, la loi de financement de la Sécurité sociale impose le gel des cotisations. Cela signifie que les compagnies n'ont en aucun cas le droit d'augmenter leurs tarifs par rapport à ceux pratiqués l'an dernier. Mais de nombreux assurés ont fait part d'un non-respect de la réglementation : en recevant leur échéancier pour 2026, ils ont remarqué que les cotisations avaient augmenté. Si votre complémentaire justifie une hausse des prix "votée par l'assemblée générale avant le passage de la loi" ou quelque autre motif, elle est en tort. Et vous pouvez donc faire valoir vos droits. 

La meilleure façon de contester cette augmentation, c'est d'écrire directement à l'assureur. L'UFC-Que Choisir a justement dévoilé un modèle de lettre type – rédigée par des juristes – à envoyer par courrier recommandé avec accusé de réception, au service indiqué sur votre échéancier. Pensez bien à indiquer votre numéro d'adhérent, ainsi que le numéro de votre contrat dans l'en-tête de la lettre, puis à préciser la date de réception de votre avis d'échéance et la période qu'il couvre dans le premier paragraphe. N'hésitez pas à l'ajouter en pièce jointe à votre courrier.

Il s'agit ensuite de souligner une hausse du montant de vos cotisations, et de rappeler que celle-ci est "contraire au dispositif légal qui impose le gel des cotisations santé pour 2026", en citant l'article 13 de la loi de financement de la Sécurité sociale votée en décembre dernier. Cet article interdit en effet toute hausse des cotisations, afin d'éviter les répercussions de la taxe exceptionnelle de 2,05 % appliquée aux complémentaires santé. Après avoir rappelé tous ces éléments, l'UFC-Que Choisir recommande d'inviter votre assureur à "procéder à la régularisation de [votre] contrat, sous quinzaine, en appliquant le même montant de cotisations qu'en 2025 et en procédant, le cas échéant, au remboursement du trop-perçu déjà encaissé". 

Si l'UFC-Que Choisir a décidé de mettre cette lettre à disposition du public, c'est avant tout pour "adresser un message clair et massif aux assureurs" et aider les consommateurs à faire valoir leurs droits. Par ailleurs, rassurez-vous, votre assurance ne pourra pas résilier votre contrat sur la seule base de cette contestation. En revanche, elle sera en droit de le faire si vous cessez de payer vos cotisations.