Une éducatrice canine recommande ces exercices à la maison pour en finir avec le mal des transports chez les chiens
Le mal des transports est fréquent chez les chiens lors des trajets en voiture. L'astuce d'une spécialiste, à la portée de tous.
Les chiens peuvent aussi souffrir du mal des transports, et les symptômes sont les mêmes que pour nous, les humains : nausées, voire vomissements. Il peut aussi y avoir des halètements, un excès de bave, des gémissements, ou encore une agitation. Les chiens peuvent parfaitement faire l'association entre ces symptômes et le fait d'être en voiture, si bien qu'ils peuvent développer une anxiété des trajets (qui peut aggraver le mal des transports).
Pour éviter cela, il faut l'habituer à ce moyen de locomotion, explique Kim Paciotti, éducatrice canine, dans un post Instagram. Pour rappel, le mal des transports est provoqué par le fait que l'oreille interne perçoit un mouvement mais ne bouge pas elle-même. C'est d'autant plus vrai chez les chiots, car cet organe "n'est pas encore complètement développé". "Le vestibule, la partie qui contrôle l'équilibre et l'orientation spatiale, apprend encore comment les yeux et les oreilles travaillent ensemble pendant le mouvement", indique la spécialiste. On peut donc "l'entraîner" afin de favoriser cet apprentissage. Pour cela, elle préconise d'aller à l'encontre des idées reçues : si un chien est malade en voiture, il ne faut pas multiplier les trajets !

Non seulement cela ne traite pas le fond du problème, mais en plus "le mal des transports peut devenir une anxiété à propos de la voiture en elle-même à cause de mauvaises expériences répétées". Kim Paciotti préconise donc plutôt de faire des exercices à la maison, avec des objets que l'on a déjà. Par exemple, on peut mettre le chien sur un plaid et le traîner, le poser sur la machine à laver en mouvement, le prendre sur nos genoux et se balancer sur un fauteuil à bascule, l'installer sur une chaîne de bureau et le faire tourner, le mettre dans une balançoire et le balancer doucement, etc. Elle recommande de le faire par sessions courtes de 30 à 60 secondes : "Observez le langage corporel du chien. S'il est détendu et curieux, continuez. S'il est tendu ou essaye de s'enfuir, ralentissez".
Kim Paciotti souligne qu'il est important d'habituer le chien à tous les mouvements (verticaux, horizontaux, rotatifs, vers l'avant, vers l'arrière), mais aussi aux vibrations et aux secousses, autant de choses que l'on retrouvera pendant un trajet motorisé. Ainsi, "au moment où votre chien ira dans une voiture, son oreille interne aura déjà expérimenté chaque type de mouvement qu'une voiture produit. La voiture sera un autre mouvement qu'il maîtrise, et pas une expérience effrayante qui provoque la nausée".