Cette décision change la manière dont les excès de vitesse seront signalés dès 2026
De très nombreux radars surveillent la vitesse des conducteurs sur les routes de France et les sanctionnent quand ils ne respectent pas les limitations. Voici ce qui va changer...
En France, tous les types de route sont soumis à des limitations de vitesse, qui sont même revues à la baisse sur certaines pour les jeunes conducteurs. Pour les faire respecter, des sanctions sont imposées à ceux qui sont surpris en train de les dépasser. Il s'agit principalement d'une amende forfaitaire (d'un montant de 68 euros à 3750 euros selon la situation) et d'un retrait de points sur le permis de conduire (de 1 à 6 points selon la gravité des faits).
Dans certains cas, les conducteurs qui dépassent les limitations de vitesse autorisée s'exposent aussi à la suspension de trois ans du permis de conduire, et à l'obligation de suivre un stage de sensibilisation à la sécurité routière. Cela peut même aller encore plus loin pour les excès les plus graves, avec confiscation possible du véhicule si le conducteur en est le propriétaire, une suspension du permis de conduire ou encore une peine de prison de trois mois. Malgré cela, les excès de vitesse sont très fréquents en France, et le ministère de l'Intérieur a indiqué en juin 2025 que les radars fixes et les radars de chantiers avaient "flashé" plus de 222 fois entre 2015 et 2024, rapporte L'argus !
Depuis 2019, les radars qui permettent de repérer et sanctionner les excès de vitesse n'envoient plus le fameux flash lumineux quand un véhicule roule trop vite. Selon Le Figaro, environ un quart d'entre eux ne le font plus et, alors que le Département du contrôle automatisé (DCA), qui relève du ministère de l'Intérieur, défend depuis de nombreuses années le fait d'invisibiliser les systèmes de contrôle afin que les conducteurs aient l'impression d'être surveillés en permanence et soient plus prudents, il semble vouloir changer de tactique. D'après les informations du magazine spécialisé Autoplus, il souhaite réintroduire "un dispositif d'alerte, suffisamment visible et significatif, qui informe qu'une infraction vient d'être relevée", afin de remettre de la pédagogie dans la sanction.
La Sécurité routière a confirmé au Figaro qu'une réflexion sur le sujet était en cours, l'État s'appuyant sur une enquête d'opinion démontrant un intérêt pour le retour des "notificateurs lumineux". Elle précise que cela ne concernera pas tous les radars et que des tests sont prévus dans les prochains mois. Cela pourrait donc apparaître dès 2026, mais il faut encore déterminer sous quelle forme : il faut éviter le flash spontané qui pourrait provoquer un effet de surprise et un coup de frein brusque qui pourrait être dangereux, autant pour la sécurité du véhicule concerné que pour les autres. Ainsi, le signal lumineux devra également être envoyé après le projecteur infrarouge qui relève l'infraction, afin de ne pas altérer la qualité d'images.