Je suis professeure de philosophie et voilà les sujets qui pourraient tomber au bac lundi
La philosophie ouvre chaque année les épreuves du baccalauréat général et technologique. À quelques jours de l'examen, nous avons interrogé une enseignante pour savoir quels thèmes pourraient tomber cette année.
L'épreuve écrite de philosophie du baccalauréat aura lieu cette année le lundi 15 juin 2026. Les élèves sont donc actuellement en pleines révisions pour cet examen dont la note est importante, puisqu'un coefficient 8 y est appliqué. Les candidats auront le choix entre deux énoncés de dissertation, avec une question, et un troisième énoncé qui sera un texte à analyser et expliquer. Mais quelles notions seront abordées ? Les sujets étant bien évidemment gardés secrets tant que l'épreuve n'a pas commencé, il n'est donc pas possible de déterminer avec certitude quels thèmes seront abordés.
Cependant, nous avons interrogé une professeure de philosophie pour savoir si certains étaient plus susceptibles d'être proposés à l'examen que d'autres. Caroline Giraud, alias @caro.philomaths sur TikTok, nous explique qu'avant la dernière session du bac, les notions étaient regroupées en cinq grands thèmes, et les sujets tombaient sur trois d'entre eux. "Avec la réforme du bac, ils ont enlevé les gros thèmes, mais de fait on remarque quand même que dans les sujets qui tombent, globalement il y a un sujet scientifique, un sujet politique et un sujet culturel. Et il y aurait un dernier thème existentiel, avec des notions comme conscience, bonheur. Pour l'instant, ce qu'on observe, en tout cas depuis 2020, c'est qu'on a eu un sujet sur chaque à chaque fois", nous dit-elle.
Chaque thème regroupe plusieurs notions. Par exemple, dans le thème politique, on retrouve celles d'État, de justice et de liberté. "On a l'impression que la justice tombe tous les ans depuis un petit moment. Mais c'est difficile de faire un sujet politique où il n'y a pas un peu de justice dedans. Donc, forcément, ça tombe. L'Etat-justice, c'est vraiment le bloc principal" de cette thématique, nous dit cette prof de philo. Elle ajoute que la notion de liberté est "assez transversale" : "On peut avoir un sujet sur la liberté qui sera en fait un sujet scientifique ou un sujet politique". Concernant les sujets scientifiques, "même si la vérité n'est pas explicitement dans le sujet, il n'est pas vraiment possible de faire un sujet sur la science qui ne parle pas en même temps de la vérité". En ce qui concerne les sujets transversaux, Caroline Giraud nous indique que "deux notions qui apparaissent sur beaucoup de sujets, même quand ce n'est pas explicite, c'est vérité et devoir".
Evidemment, mieux vaut ne pas se risquer à faire des pronostics sur les notions qui vont tomber pour alléger ses révisions. Caroline Giraud encourage les élèves à revoir tout le programme : "Je pense que c'est vraiment une mauvaise idée de réviser par notion, puisqu'il n'y a aucun sujet qui est vraiment sur une seule notion". Elle nous cite l'exemple de l'un des sujets de l'épreuve de philosophie qui est tombé le 8 juin 2026 pour les élèves qui passent le bac en Asie, à savoir "Sommes-nous prisonniers du langage ?". "Il n'y a que le langage qui apparaît explicitement dans le sujet. Sauf que comme il y a 'prisonnier', forcément, il va y avoir la liberté quelque part. L'expression 'prisonnier du langage' tire un peu sur l'inconscient aussi. Même si ce n'est pas écrit, toutes ces notions-là sont sous-entendues dans le sujet. Et les bonnes copies, souvent, sont celles qui arrivent à faire le lien entre toutes les notions qui sont dans [l'énoncé]", implicitement ou explicitement.