100% des diplômés sont embauchés : c'est la meilleure université de France pour décrocher un travail
Alors qu'un diplôme ne suffit plus, les jeunes bacheliers se demandent quelles études leur permettront d'accéder à l'emploi : voici le classement des universités et écoles françaises selon le taux d'embauche de leurs étudiants en fin de cursus.
Les lycéens qui passent le bac et qui ont découvert cette année les joies de la procédure Parcoursup (ou les anciens qui ont connu son ancêtre Admission Post-Bac) ne le savent que trop bien : choisir son orientation est loin d'être un long fleuve tranquille. À moins d'avoir une vocation toute tracée, de nombreux jeunes rencontrent des difficultés quand vient le moment de prendre cette grande décision qui impactera tout leur avenir professionnel, ou presque. Et justement, outre les compétences et domaines de prédilection, une question pèse énormément dans la balance : quels sont les débouchés ?
À l'heure où un diplôme ne suffit plus à garantir un emploi à la sortie du cursus, il est essentiel pour les futurs étudiants de connaître les formations qui offrent le plus de chances d'obtenir un travail. Pour ce faire, nous avons préparé un classement des universités et écoles françaises en comparant le taux d'emploi des élèves, toutes disciplines confondues, au bout de six mois et un an après l'obtention de leur diplôme.
D'après les dernières données du ministère de l'enseignement supérieur, concernant les diplômés de 2024, c'est un établissement militaire qui obtient le meilleur taux d'emploi pour ses étudiants. 98,65 % d'entre eux ont décroché un travail dans les six mois suivant leur formation. Ils étaient 100 % au bout d'un an. Il s'agit de l'École de l'air et de l'espace, située à Salon-de-Provence, qui forme donc les officiers aviateurs de l'armée. Le podium est complété par deux autres grandes écoles militaires : l'École navale et l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, situées en Bretagne. Toutes deux forment respectivement les officiers de la Marine nationale et de l'armée de Terre, et affichent un taux d'emploi supérieur à 98 %.
Classement des établissements supérieurs selon le taux d'emploi :
Il semble que les météorologistes aient aussi le vent en poupe : l'École Nationale de la Météorologie, établissement public situé à Toulouse, arrive en 4ème position. C'est la seule école d'ingénieurs proposant des formations de météorologiste, prévisionniste, climatologiste ou encore chercheur en sciences de l'atmosphère. Un an après leur diplôme, plus de 90 % des anciens étudiants ont réussi à trouver un emploi. Dans la suite du Top 10, on retrouve deux écoles d'ingénieurs, un Conservatoire de musique et de danse, une école de médecine vétérinaire, une école d'art et de design, ou encore une école de fonderie et de forge. Les cinq établissements qui suivent sont tous des écoles d'ingénieurs : l'Institut Agro, l'École supérieure du bois, les deux écoles du groupe ENSAE-ENSAI, l'Union AGRIVIA, ainsi que l'Institut textile et chimique. La première école de commerce du classement se situe à la 16ème place : il s'agit de l'ESCCI (École supérieure de la Chambre de commerce et d'industrie Portes de Normandie).
Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les établissements très réputés comme Sciences Po n'affichent pas des scores si honorables : celui de Lyon se classe à la 183ème place avec 65 % de diplômés qui ont décroché un emploi au bout d'un an, tandis que celui de Paris se classe 281ème avec un taux d'à peine 42 %. Idem pour la prestigieuse École polytechnique, qui ne dépasse pas les 58 % et qui se retrouve ainsi à la 233ème position. Mais c'est l'université de la Polynésie française, située à Tahiti, qui arrive à la toute dernière place du classement : seuls 7,46 % des diplômés trouvent un emploi au bout de six mois... un chiffre qui descend à moins de 6 % au bout d'une année.
Nuance importante : ce classement n'est pas exhaustif. En effet, le ministère de l'Enseignement supérieur ne prend pas en compte les filières comptant moins de 20 diplômés, et établit ces chiffres via une enquête : certains établissements n'y répondent pas ou seulement partiellement, ce qui explique leur absence du classement. "Le taux de réponse exploitable oscille autour de 70 %", précise le ministère. Mais ce panorama reste un repère précieux pour les futurs étudiants, qui peuvent désormais se faire une idée concrète des débouchés qu'offre chaque université française, et ainsi anticiper leurs opportunités de carrière. Un coup de pouce non négligeable pour aborder plus sereinement la jungle de Parcoursup et de l'orientation.