Marine Le Pen, privée d'immunité parlementaire

Rédaction Jdf
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La présidente du Front National, Marine Le Pen, va pouvoir être jugée pour ses propos assimilant "les prières de rues" des Musulmans à une "occupation".

Le Parlement Européen a levé l'immunité de Marine Le Pen. Cette mesure ouvre la voie à de probables poursuites judiciaires contre la présidente du Front National pour des propos qu'elle a maintenus jusque récemment. Mais l'intéressée n'en a que faire. Interrogée sur LCI, Marine Le Pen affirme qu'elle ne craint pas les représailles et s'estime incriminée pour un "délit d'opinion" : "Oui, ça va arriver parce que je suis une dissidente", mais "je ne le crains absolument pas" et "je m'en moque".
Députée européenne depuis 2004, Marine Le Pen a toujours tenu des propos controversés. C'est pour le discours qu'elle a émis en décembre 2010 qu'elle risque d'être poursuivie. Elle avait qualifié d' "occupation", en faisant référence à la France de 1940, les "prières de rues" des Musulmans. Pour elle, sa liberté d'expression est bafouée. C'est pour "tenter de m'intimider", a-t-elle soutenu. "Il va y avoir un procès et j'espère le gagner", a-t-elle ajouté.
Bruno Gollnish, autre eurodéputé du Front National avait déjà été privé à deux reprises de son immunité parlementaire après des propos qui ont donné suite à des poursuites.
En 1998, Jean-Marie Le Pen avait, lui aussi, été visé par cette procédure après avoir déclaré que les chambres à gaz nazies étaient "un détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale".

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Marine Le Pen © HAROT Marie Laurence / FTV