"Je rêve d'épouser 8 fois le même homme" : les confidences d'une wedding planner accro au mariage
Fabiola est une véritable "amoureuse des mariages", et c'est pour ça qu'elle en a fait son métier. Mais cette passion la suit jusque dans son quotidien, et son mari n'a eu d'autre choix que de s'y faire : elle l'a épousé déjà trois fois, et compte bien continuer.
"J'aimerais me marier autant de fois que possible, 25 fois, 35 fois… Mais mon mari n'est pas d'accord, donc j'essaie d'être plus raisonnable." D'un côté, il y a celles qui rêvent avec impatience de leur mariage, de cette robe de princesse qu'elles ne porteront qu'une seule fois, le plus beau jour de leur vie. Et de l'autre, il y a Fabiola. À 36 ans, elle s'est déjà mariée trois fois (avec le même homme !) et planifie déjà la quatrième cérémonie.
Les deux premières fois, c'était en 2014 : d'abord le mariage civil, puis le mariage religieux quelques mois plus tard. Deux cérémonies à organiser, avec des invités, des prestataires… et la dose de stress qui va avec. Puis, pour célébrer leur dixième anniversaire de mariage, Fabiola et son mari ont décidé de renouveler leurs vœux pour la première fois. "J'ai eu envie de quelque chose de beaucoup plus simple. C'était vraiment pour nous, pas pour les autres. C'est devenu le plus beau jour de ma vie", nous raconte la jeune femme. Pour ce mariage, le couple a décidé de célébrer leur amour uniquement à deux, sans invités, sans traiteur, sans pression, et loin de chez eux, en Croatie. "Mon mari l'a fait pour me faire plaisir, mais après coup, il m'a dit 'Tu as eu raison, c'était l'un des plus beaux moments que j'ai vécu'. Et du coup, on recommence pour nos 15 ans, et cette fois-ci, avec tout le monde."
Quatre mariages, ça peut paraître beaucoup, mais pas pour Fabiola. Étant donné que son mari "n'acceptera jamais" de l'épouser 25 fois, elle a décidé de se contenter… de huit. "Elizabeth Taylor s'est mariée huit fois, je me suis dit qu'il fallait au moins que je l'égale ! Mon but, c'est de garder le même homme, même si je le menace souvent en lui disant 'Avec ou sans toi, je me marierai huit fois'. Mais c'est déjà bien prenant d'organiser un mariage, alors si je peux m'enlever la charge d'avoir à trouver le mari…", plaisante la wedding planner. Bien qu'elle soit "obsédée par le mariage" au point d'en avoir fait son métier, Fabiola nous explique que cette démarche va bien au-delà de son amour pour les robes blanches.
C'est avant tout une façon de "se dire que les sentiments sont toujours là, de continuer à les solidifier" sur une note positive : "On a vécu des hauts, des bas, et la vie nous a mis des claques. On dit souvent que les couples se soudent dans les épreuves, mais on a voulu prendre le contre-pied de ça." Ainsi, se dire "Oui !" encore et encore est surtout l'occasion de "ne pas oublier pourquoi [ils se sont] choisis" et de continuer à se choisir malgré le temps qui passe. "Je le re-choisis, même s'il me casse les pieds. Lui, il me re-choisit malgré des défauts qui n'étaient pas là au début. Je ne sais pas si j'aimerais cet homme toute ma vie, mais on fait le choix de se ressouder autant que possible, de repartir de plus belle, comme un nouveau souffle à chaque fois."
Pour Fabiola et son mari, ces mariages successifs sont aussi un miroir de leur vie amoureuse, une forme de "bilan" du couple qu'ils sont devenus au fil du temps, qui amène son nouveau lot de promesse. Il ne s'agit plus seulement de se jurer amour et fidélité, mais de réadapter leurs attentes à la réalité du quotidien : "Je me suis mariée avec lui pour la première fois à 24 ans, mais je ne portais jamais mon alliance car je ne l'aimais plus. Mon mari m'en a donc offert une autre pour notre renouvellement de vœux, où il a fait graver l'inscription 'Un rire par jour'. Il m'a dit 'Je te l'offre, mais en échange, tu dois me faire rire au moins une fois par jour'. Et ça, on n'avait pas la maturité de la chose à l'époque." En somme, leurs mariages reflètent chaque fois un peu plus les évolutions de leur couple, et "c'est un truc incroyable" que Fabiola "souhaite à tout le monde".
