Certains jardiniers utilisent cet engrais naturel pour les tomates : c'est plus simple que les coquilles d'œuf et les peaux de banane
Entre les coquilles d'œuf broyées, les peaux de banane enterrées au pied des plants ou encore le marc de café, chacun a sa méthode pour de belles tomates. Mais une autre astuce est aussi utilisée.
Les tomates ont besoin de calcium pour bien se développer. Ce minéral contribue à la solidité des tiges, au bon développement des racines et à la formation des fruits. Lorsque la plante ne parvient pas à absorber suffisamment de calcium, une tache noire peut apparaître à l'extrémité des tomates. Ce phénomène, appelé nécrose apicale ou "cul noir", fait pourrir le fruit avant même la récolte. Contrairement aux idées reçues, il ne s'agit ni d'une maladie ni d'un parasite, mais d'un trouble physiologique souvent favorisé par des arrosages irréguliers, un stress hydrique ou des variations importantes d'humidité. Résultat, même avec beaucoup de soleil, une partie de la récolte peut être perdue.
Pour limiter ce risque, de nombreux jardiniers privilégient des solutions naturelles. Les coquilles d'œuf réduites en poudre figurent parmi les plus connues. Elles contiennent du calcium, même si celui-ci se libère lentement dans le sol. Les peaux de banane, quant à elles, sont surtout appréciées pour leur richesse en potassium, un élément qui favorise la fructification. Ces astuces permettent de valoriser des déchets de cuisine plutôt que d'acheter des engrais spécialisés, dont certains dépassent facilement les 10 ou 15 euros le sac.
Depuis quelques années, certains amateurs de potager expérimentent aussi l'utilisation du lait. L'idée est simple : ce produit contient naturellement du calcium ainsi que des protéines, des sucres et des vitamines du groupe B, qui pourraient favoriser l'activité microbienne du sol. Certains jardiniers le diluent dans de l'eau avant d'arroser leurs plants, tandis que d'autres utilisent du lait en poudre, plus facile à conserver et à doser.
Toutefois, les preuves scientifiques de son efficacité pour prévenir la nécrose apicale restent limitées. Le meilleur moyen d'éviter ce problème reste de maintenir un arrosage régulier, de pailler le sol pour conserver l'humidité et d'éviter les à-coups de sécheresse.
Comme pour toutes les recettes maison au jardin, mieux vaut rester mesuré. Un excès de lait peut favoriser les mauvaises odeurs s'il stagne à la surface du sol, surtout en période de fortes chaleurs. Certains jardiniers rapportent également que certaines préparations, notamment à base de lait écrémé, donnent des résultats inégaux. Si vous souhaitez essayer cette méthode, utilisez-la avec parcimonie, en complément de bonnes pratiques de culture, plutôt que comme une solution miracle.