Bien plus efficace que la citronnelle : la méthode du seau est radicale pour éviter les moustiques
Face aux moustiques qui semblent résister à toutes les astuces, une méthode garantit de réduire drastiquement leur population avant même qu'ils ne puissent piquer.
L'été marque aussi le retour d'un invité dont personne ne se réjouit vraiment. Dans le sud de la France, près des cours d'eau ou dans les zones très végétalisées, les moustiques sont très présents. Et avec eux reviennent les sprays répulsifs, les prises électriques, les bougies à la citronnelle ou encore les bracelets anti-insectes. Toutefois, ces solutions s'attaquent surtout aux moustiques adultes, ceux qui sont déjà capables de piquer.
Depuis plusieurs années, des spécialistes de la lutte anti-moustiques rappellent qu'il est souvent plus efficace d'intervenir plus tôt dans le cycle de vie de l'insecte. L'idée consiste à empêcher les larves de devenir des moustiques adultes plutôt que de tenter de les repousser une fois qu'ils sont déjà dans le jardin ou sur la terrasse. Cette approche est notamment utilisée dans certaines campagnes de démoustication, car elle permet de limiter le nombre d'insectes sur plusieurs semaines.
Le principe repose sur une caractéristique bien connue du moustique : pour se reproduire, la femelle a besoin d'eau stagnante. Contrairement à une idée reçue, il n'est pas nécessaire de disposer d'un étang ou d'une mare. Une simple coupelle sous un pot de fleurs, un arrosoir oublié dehors ou même une petite quantité d'eau accumulée après une pluie peuvent suffire. C'est dans ces endroits que les œufs sont pondus, puis que les larves se développent avant de prendre leur envol.
Pour bloquer cette étape, l'idée consiste à créer un "seau de la mort". Il s'agit d'un simple seau d'une vingtaine de litres rempli d'eau stagnante, dans lequel on ajoute des pastilles larvicides à base de BTi, pour Bacillus thuringiensis israelensis. Des tontes de gazon, des feuilles ou des végétaux en décomposition peuvent être ajoutés afin de produire du dioxyde de carbone, un élément particulièrement attractif pour les moustiques femelles. Placé dans un coin ombragé, près d'une haie ou d'une végétation dense, le piège devient rapidement un site de ponte privilégié.
Contrairement aux sprays ou aux bougies, ce dispositif n'agit pas sur les moustiques adultes, mais directement sur la génération suivante. L'objectif est de réduire progressivement la population de moustiques autour de la maison, plutôt que de simplement les repousser pendant quelques heures. Cependant, si des enfants ou des animaux vivent à proximité, il est conseillé de recouvrir le récipient d'un filet afin d'éviter tout risque d'accident.
Le "seau de la mort" ne remplace pas les autres gestes de prévention. Si des eaux stagnantes restent accessibles ailleurs dans le jardin, les moustiques continueront d'y pondre leurs œufs. Les spécialistes recommandent donc de supprimer autant que possible ces petits réservoirs d'eau en complément du piège. C'est cette combinaison qui offre les meilleurs résultats pour limiter durablement la présence des moustiques autour de la maison.