Pour savoir si on doit quitter son partenaire, il y a une seule question à se poser selon les psychologues

Quand l'envie de quitter son conjoint se manifeste, difficile de savoir s'il s'agit d'une période de doute ou d'un vrai signal d'alarme. Une psychologue révèle la question à se poser avant de tourner définitivement la page.

Pour savoir si on doit quitter son partenaire, il y a une seule question à se poser selon les psychologues
© Vitaly Gariev / Unsplash

Plus un couple dure, plus il est légitime de se demander un jour si l'on est toujours à la bonne place. Une habitude qui agace, une dispute qui revient sans cesse ou un trait de caractère qui finit par peser peuvent alimenter des envies de rupture. Pourtant, tout ce qui nous dérange chez l'autre ne justifie pas forcément une séparation. C'est justement ce moment de flottement qui intéresse la psychologue Alejandra de Pedro.

En effet, la spécialiste estime que de nombreuses personnes ne savent plus vraiment si la situation qu'elles vivent mérite une rupture. Quand le même problème revient encore et encore, il finit par prendre une place disproportionnée. On se concentre sur ce qui ne va pas, on pense moins au reste et, petit à petit, on commence à douter de toute la relation. Mais ce n'est pas le seul piège, selon la psychologue.

Beaucoup de personnes restent focalisées sur ce qu'elles aimeraient voir changer chez leur partenaire. Elles espèrent qu'une mauvaise habitude disparaîtra avec le temps ou qu'un comportement finira par évoluer. D'autres suivent le chemin inverse et envisagent une rupture parce que l'autre ne correspond pas totalement à leurs attentes. Dans les deux cas, elles finissent par regarder davantage ce que leur relation pourrait devenir que ce qu'elle est réellement aujourd'hui.

Pour Alejandra de Pedro, il existe un moyen de clarifier la situation. Se poser cette question : "En supposant que votre partenaire ne change jamais, pourriez-vous vivre sans ce qui vous manque ou avec ce qui vous déplaît pour le restant de vos jours ?" Pour la psychologue, la réponse permet de savoir immédiatement où se situe le véritable problème. "Un désir, c'est simplement quelque chose que j'aimerais", explique-t-elle. "J'aimerais que mon partenaire soit grand, qu'il aime la montagne, qu'il aime la même musique que moi, qu'il soit drôle." Si l'autre ne correspond pas à ces attentes, cela peut être décevant, mais ce n'est pas forcément incompatible avec une relation heureuse. "Comme c'est un désir, je peux vivre sans", résume-t-elle.

En revanche, lorsque la réponse à sa question est "non", on touche à quelque chose de beaucoup plus important. La spécialiste parle alors de besoins essentiels, ces "minimums absolus" dont chacun a besoin pour être bien avec quelqu'un. "Ce qui peut être un désir pour une personne peut être un besoin pour une autre", rappelle-t-elle. Si ces besoins ont été clairement exprimés et que le partenaire "ne change pas", "ne veut pas faire l'effort que suppose le changement" ou "ne se responsabilise pas", alors il devient légitime de se demander sérieusement si la relation peut continuer.