Déconfinement : Chiffres, Dates-clés, Déplacements autorisés...

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"Déconfinement : Chiffres, Dates-clés, Déplacements autorisés..."

EN DIRECT- 3h/20km pour la promenade et l'exercice physique expliqué, Réouvertures des commerces et des rayons non-essentiels, Déplacements limités jusqu'au 15 décembre puis Couvre-feu sauf les 24 et 31 décembre, RDV le 20 janvier pour les bars et les restaurants... Voici les Règles, mesures et modalités, Calendrier et Dates-clés de ce 2e confinement, les Attestations à montrer, les réponses aux questions que vous vous posez, l'actualité à connaître...

[Mis à jour lundi 30 novembre à 16h20] Encore une fête en plein confinement... Le confinement n'a pas empêché 200 personnes de se réunir pour une rave-party, à Saint-Marcellin, en Isère, dans la nuit du 28 au 29 novembre. Ils s'étaient rassemblés dans un bâtiment désaffecté du centre-ville. Ils auraient même procédé par deux fois à des tirs de feux d'artifice.
Ce sont les voisins qui, perturbés par les nuisances sonores, ont prévenu les gendarmes. Ceux-ci se sont rapidement rendus sur place. Ils ont d'abord surveillé le déroulement de la soirée, et ont attendu avant d'agir, afin de pouvoir "évacuer dans de bonnes conditions de sécurité", selon France 3.
Puis, ils ont verbalisé les fêtards invétérés pour non-respect du confinement, dans la matinée du 29 novembre. Certains étaient également coupables de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. Le propriétaire des lieux, qui n'était pas au courant de cette fête clandestine, a porté plainte. Une enquête est en cours pour retrouver la ou les organisateur(s).

Les Français ont-ils quitté leur résidence principale ?

Pour ce deuxième confinement, 10 % de Français ont quitté leur résidence principale, selon un sondage Odoxa-CGI pour Franceinfo et France Bleu. Concrètement, cela représente cinq millions de Français, soit un million de plus que lors du premier confinement. Parmi eux, 14 % viennent d'île-de-France, 13 %, des Hauts-de-France, et 11 %, d'Occitanie.  

Bien que ce confinement ait été moins strict que le précédent, la santé mentale des Français est plus inquiétante qu'au printemps. Selon le même sondage, 62 % des des habitants de l'Hexagone gardent le moral... ce qui représente 13 points de moins que lors du premier confinement.

Question du jour : peut-on se rendre dans sa résidence secondaire ?

Le confinement est allégé, certes, mais pas terminé. Vous ne pouvez donc pas vous rendre dans votre résidence secondaire avant (au moins) le 15 décembre... sauf si vous y avez des obligations.

Par exemple, vous pouvez regagner votre résidence secondaire pour superviser un artisan qui doit y effectuer des travaux urgents. Il vous suffira de cocher la case "motif impérieux familial" sur l'attestation de déplacement dérogatoire.

Bien entendu, si vous avez un justificatif pour prouver que la raison de votre déplacement est valable, c'est mieux. 

Librairies : un bilan (relativement) positif

Les librairies ont enfin pu rouvrir le 28 novembre. Désormais, l'heure est au rattrapage du chiffre d'affaires perdu pendant ce mois de confinement. Toutefois, grâce au système du "Click & Collect" et à la livraison à domicile, beaucoup d'entre eux ont pu poursuivre les ventes.

Résultat ? En moyenne, les librairies ont réalisé 40 % de leur chiffre d'affaires habituel, selon le syndicat de la librairie française. Un chiffre qui n'est pas si catastrophique, notamment comparé au confinement de novembre. 

Il semble que les Français aient été portés par un élan de solidarité qui les a poussés à soutenir les livres et les libraires !

Une réouverture des universités plus tôt que prévue ?

Les universités pourraient ne rouvrir qu'en février 2021... Mais beaucoup demandent une réouverture début janvier, avec une jauge à 50 %, afin d'éviter que le distanciel n'engonce davantage les étudiants dans un retard difficile à rattraper.

La ministre de l'Enseignement Supérieur, Frédérique Vidal, doit s'entretenir avec les présidents d'université cette semaine, afin de tenter de trouver un terrain d'entente. 

Ces messages commerciaux qui agacent

En ces deux confinements, les marques ont tenu à exprimer leur soutien auprès des consommateurs afin de les fidéliser. Une démarche qui a été appréciée par 48 % des consommateurs, selon une enquête de Selligent Marketing Cloud, mais que 25 % ont considérée comme une perte de temps. Certains messages scandés par les marques ont même particulièrement agacé certains. Le slogan "on est tous ensemble" a par exemple irrité un bon nombre de consommateurs (20 %), suivi de près par l'expression "face à ces temps incertains" (18 %), et le message "nous sommes là pour vous". 
Une tentative de créer un lien avec le consommateur qui fait souvent un flop. Les principaux intéressés sont 54 % à préférer une communication plus concrète, par le biais d'offres et réductions ! 

L'empreinte carbone en baisse, mais pas la consommation

L'empreinte carbone des Français a chuté d'environ 36 % durant les deux premières semaines d'assignation à domicile, par rapport à la moyenne hors-confinement, selon une étude Greenly. Il s'agit tout de même une baisse moins importante que durant les deux premières semaines du confinement de printemps, où l'empreinte carbone des Français avait diminué de 65 %.

Dans le détail, l'empreinte carbone des transports a baissé de 67 % pour cette deuxième vague, par rapport à une période hors-confinement. 

Quant à la consommation des Français, elle reste stable, selon l'étude, sauf en ce qui concerne l'habillement. Les habitants de l'Hexagone avaient acheté en masse des vêtements durant la période qui a précédé le couvre-feu, mais la consommation en habillement a ensuite remarquablement baissé. 

L'attestation de déplacement, modifiée

En ce samedi 28 novembre... Qui dit allègement du confinement, dit... Nouvelle attestation ! Ce papier qui nous accompagne depuis la fin octobre s'adapte aux nouvelles mesures prises par le gouvernement

Ainsi, la deuxième case de l'attestation, qui permettait les "déplacements pour effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle, des achats de première nécessité dans des établissements dont les activités demeurent autorisées, le retrait de commande et les livraisons à domicile", notifie désormais la possibilité de se rendre les "dans des commerces non-essentiels", "pour effectuer des achats de biens".

Parmi les neuf cases du document, un nouveau motif est autorisé: "les déplacements pour se rendre dans un établissement culturel autorisé ou un lieu de culte".
Les "déplacements brefs [...] liés soit à l'activité physique individuelle, soit à la promenade, soit aux besoins des animaux de compagnie" deviennent des "déplacements en plein air ou vers un lieu de plein air". Ils sont désormais possibles "dans la limite de trois heures quotidiennes et dans un rayon maximal de vingt kilomètres autour du domicile".

Voici le lien vers la version numérique de l'attestation, qui permet de générer un document PDF. Deux autres formulaires restent en vigueur pour les déplacements professionnels et l'accompagnement des enfants à l'école. 

Calculer le périmètre de 20km autour de chez soi

Cette nouvelle mesure qui étend également à 3 heures le temps en extérieur vous permettra donc d'effectuer votre jogging ou votre promenade sans pour autant tourner en rond.

Afin de calculer la distance qu'il vous est permis d'effectuer, le site du gouvernement propose un outil de géolocalisation. Vous n'avez qu'à saisir l'adresse de votre domicile ! 

Pas de ski en France, mais....

Le maintien de la fermeture des remontées mécaniques en France a suscité la colère de bon nombre de stations de ski. D'autant que, s'ils le souhaitent, les Français pourront... skier à l'étranger. L'Union Européenne n'a pas l'intention d'imposer la fermeture des stations de ski pour tous les pays qui la composent. 

"La première chose à savoir est que la décision d'autoriser ou non le ski est une compétence nationale. Ce n'est pas une compétence européenne. De toute évidence, il n'y a pas d'approche unique pour la levée graduelle, scientifique et efficace des mesures de confinement", a déclaré un porte-parole de la Commission européenne Stefan de Keersmaecker.  

Si l'Autriche est confinée jusqu'au 7 décembre, elle prévoit tout de même d'ouvrir ses stations de ski pour Noël. Le pays est la première destination pour les sports d'hiver en Europe, depuis plusieurs années.

S'ils souhaitent dévaliser les pistes, les Français pourront également se rendre en Suisse où le ministre de la Santé, Alain Berset, a annoncé l'ouverture des stations de ski avant la fin de l'année. 

Confinement = tapage nocturne... CQFD ?

Conséquence directe du (non-respect du) confinement ? Les verbalisations pour tapage nocturne ont augmenté significativement à Paris depuis le 22 septembre, soit l'annonce de la fermeture des bars à 22h, selon 20 Minutes.

Trois étapes pour sortir du confinement

"La vie normale, ce n'est pas pour tout de suite". Jean Castex a annoncé les nouvelles modalités de cette sortie du confinement par étapes, lors de sa conférence de presse du 26 novembre. Le Premier ministre a admis qu'il était "parfaitement conscient" de la "lassitude du peuple français" face au prolongement de la pandémie et des mesures restrictives et difficiles.

Il a toutefois tenu à féliciter les Français, puisque "les résultats sont là" et sont même plus favorables que dans la plupart des autres pays européens. "Ces chiffres encourageant restent encore fragiles", a-t-il ajouté. 

Il a rappelé que cette sortie du confinement serait tout à fait différente de celle opérée au printemps. Cette fois, les "conditions climatiques hivernales" ainsi que les vacances et fêtes de fin d'année sont des facteurs de propagation de l'épidémie. "Il est prématuré de parler de confinement. Il ne faut pas baisser la garde", a-t-il donc insisté.

Ce qui change ce 28 novembre

Comme l'avait précisé Emmanuel Macron, la première phase de cet "allègement du confinement" est caractérisée par le maintien des déplacements contraints et l'attestation reste obligatoire. 

Réouverture des commerces : le protocole sanitaire

En ce qui concerne la réouverture des commerces, Alain Griset, ministre délégué au Petites et Moyennes Entreprises, a détaillé le "protocole sanitaire renforcé".

Dans ces commerces, la jauge est portée à 8 mètres carrés par client. Elle s'applique à la surface de vente totale, sans compter les mobiliers du magasin et les salariés. Ces mesures peuvent être adaptées selon le bon sens. Ainsi, un couple ou une famille compte pour une seule personne.

Pour les magasins de plus de 400 mètres carrés, un système de comptage est mis en place pour garantir le respect de la distanciation sociale.

Un sens unique de circulation doit être mis en place lorsque c'est possible, le renouvellement régulier de l'air devra être garanti, et le gel hydroalcoolique mis à disposition. 

Les horaires d'ouverture pourront s'étendre jusqu'à 21h et des dérogations d'ouverture le dimanche pourront être mises en place.

Quid des librairies et bibliothèques ? 

Les librairies, magasins d'instruments de musique, peuvent rouvrir, comme les autres commerces. Les bibliothèques et archives sont  accessibles au public.

Réouverture des auto-écoles

Le 28 novembre, les auto-écoles reprennent les activités de préparation à l'examen du permis de conduire. Toutefois, la préparation à l'épreuve théorique devra se faire à distance.

Réouverture des lieux de culte

Les lieux de culte sont rouverts dès ce samedi 28 novembre, les offices religieux peuvent se tenir à condition de respecter la limite des 30 personnes. Cette limite pourra progressivement évoluer en fonction de la situation.

Reprise des visites immobilières et services à domicile

Les visites immobilières reprennent également, dans le respect d'un protocole strict, ainsi que les services à domicile.

Des déplacements plus longs, plus loin

Désormais, le périmètre autorisé pour votre déplacement s'élargit à 20 kilomètres, et votre sortie peut s'étendre durant trois heures. Mais attention, vous n'avez toujours pas le droit de vous rendre chez des amis ou des membres de votre famille.

Ce qui va changer dès le 15 décembre

Si le chiffre maximal de 5000 cas par jour est atteint ainsi que celui de 2500 à 3500 cas en réanimation, le confinement pourra être levé le 15 décembre. Dès le 15 décembre, le couvre-feu débutera à 21h jusqu'à 7h du matin. L'attestation sera supprimée en journée mais obligatoire en soirée. 

Activités extra-scolaires et sports collectifs

Dès le 15 décembre, les activités extra-scolaires pourront reprendre, à l'intérieur et à l'extérieur. Pour tous, le sport en plein air, tel que le tennis, le golf ou le surf pourra reprendre.

Mais les adultes ne pourront reprendre les sports collectifs de contact avant le 20 janvier, ou dans les salles de sport. 

Les centres et colonies de vacances ne pourront pas rouvrir.

Réouverture des cinémas, musées et salles de spectacle

Dès le 15 décembre; sous réserve de résultats encourageants face à la baisse de l'épidémie, les musées, cinémas, et salles de théâtre pourront ouvrir. Roselyne Bachelot a expliqué que les mêmes protocoles qui étaient appliqués durant la période de couvre-feu seraient à nouveau mis en place.

Une tolérance sera permise pour que les spectateurs des séances finissant avant 21h puissent rentrer chez eux sereinement. Ils devront tout de fois disposer d'un justificatif avec leur billet de cinéma ou de spectacle.

Les conservatoires et écoles de musique pourront dispenser des cours, sauf pour les cours de chant, "trop risqués en termes de propagation du virus".

Déplacements entre régions et à l'étranger

À compter du 15 décembre, vous pourrez vous déplacer librement entre régions. Les déplacements seront également possibles à l'étranger, mais il faudra être vigilant et pouvoir produire un test PCR de moins de 72 heures.

Pourrons-nous être réunis à Noël ?

En ce qui concerne la période de Noël, le Premier ministre a rappelé qu'il faudrait éviter au maximum les rassemblements. Des recommandations concrètes seront dispensées avant les fêtes. "Il n'est pas question que Noël se prive de la présence des aînés", a toutefois ajouté Jean Castex. 

Ce qui ne changera pas avant le 20 janvier

Dès le 20 janvier, si les chiffres sont favorables, la levée du couvre-feu sera décidée.

Stations de ski

Les stations de sport d'hiver ne pourront pas rouvrir pour la période de Noël. "Il ne serait pas prudent de laisser se rassembler des flux importants de population", justifie-t-il. Les Français pourront se rendre à la montagne pour les vacances, mais les remontées mécaniques et équipements collectifs seront fermés au public. Indemniser les pertes de revenus et préparer la période de janvier. 

La situation des bars et restaurants

Sans surprise, les bars et restaurants restent fermés. Mais le Premier ministre a insisté sur la nécessité d'accompagner financièrement les professionnels de ce secteur et de préparer avec eux les conditions de réouverture de janvier. Jean Castex a également souligné son désir de faire de 2021, "l'année de la gastronomie française". Il s'agira "d'inciter à la reprise de la consommation". 

Le télétravail reste la norme

Le télétravail restera la règle durant toute cette période, et devra être "le plus massif possible". "Ces cinq semaines seront décisives", a ajouté le Premier ministre. 

Retour sur les bancs de l'école pour les lycéens et les étudiants

Le 20 janvier, les lycées qui fonctionnent par demi-classes pourront être rouverts avec la totalité des élèves pendant les cours. 

Mariages, départs en retraite et communions toujours interdits

Les grands rassemblements seront toujours interdits ainsi que tous les événements festifs dans les salles à louer. 

Les aides pour les jeunes

Les jeunes font partie des principales victimes de la crise sanitaire. "La raréfaction des petits jobs accroît le risque de précarité pour les étudiants", a expliqué Jean Castex. 20.000 contrats passés par les Crous pour une durée de 4 mois, à raison de 10 heures par semaine, seront donc crées. 

Le budget alloué au Crous pour donner des aides d'urgence sera doublé. "Elles représenteront un coût de 56 millions d'euros sur les prochains mois", a-t-il ajouté.

Les aides aux secteurs touchés par la crise

L'aide aux secteurs les plus touchés par la crise sera renforcée. Il s'agira de "couvrir intégralement la charge des entreprises obligées de rester fermées jusqu'au 20 Janvier".

"Il restait à mieux couvrir leurs charges fixes ce que nous faisons avec le fonds de solidarité d'urgence. Pour les entreprises de taille plus importante, nous souhaitons que ce fonds de solidarité soit rénové", a précisé le Premier ministre.

Une aide mensuelle de 900 euros sera dispensée pour les saisonniers, intermittents et travailleurs précaires, a précisé Elisabeth Borne.

Réouverture des commerces : quid du travail le dimanche et soldes d'hiver ?

 Les commerces, qui pourront rouvrir dès le 28 novembre doivent "pouvoir rattraper" le chiffre d'affaires perdu en novembre, a déclaré Bruno Le Maire au micro de France Inter. Le ministre de l'Économie est donc favorable à une ouverture des magasins les quatre dimanches précédant Noël. Il a toutefois ajouté : "Travailler le dimanche ce n'est pas anodin, il faut qu'il y ait des compensations".

Quant aux soldes d'hiver, qui sont censées débuter le 6 janvier 2021, certains commerçants demandent déjà leur report afin que cette période ne s'entrechoque pas avec les achats de fêtes de fin d'année.

"Je suis prêt à en discuter avec les commerçants. Il faut juste s'assurer que c'est vraiment rentable pour les commerçants, ce n'est pas toujours forcément le cas", a déclaré le ministre de l'Économie.

Un déconfinement sous conditions

La fin du confinement est prévue pour le 15 décembre... si toutes les conditions énoncées par Emmanuel Macron sont remplies, à savoir, si l'on parvient à rester en dessous des 5.000 cas par jour et à moins de 2.500 cas en réanimation. Mais les Français n'ont visiblement pas tenu compte de ces paramètres.

Persuadés d'être sortis du confinement à la mi-décembre, moult citoyens ont réservé, en masse, des billets de train pour la période de Noël, quelques minutes après le discours du président de la République.

Le directeur général de Voyages SNCF, Alain Krakovitch, a même annoncé "400 % de hausse par rapport à ces derniers jours", sur Twitter. Les billets restent, au cas où, remboursables jusqu'au 4 janvier.

Les commerces ouverts les dimanches avant Noël ?

Bruno Le Maire s'est dit favorable à la proposition qui a été faite d'ouvrir les commerces les quatre dimanches qui précèdent Noël. Le ministre de l'Économie a évoqué des "dimanches de rattrapage", au micro de France Inter.

Les annonces d'Emmanuel Macron

Moins d'un mois après avoir annoncé le reconfinement, Emmanuel Macron a pris la parole à 20H, le 24 novembre, devant près de 30 millions de téléspectateurs afin de faire le point sur les mesures mises en place mais aussi de donner des perspectives, à quelques semaines des fêtes de fin d'année. C'est la sixième fois que le Président de la République prend la parole depuis le début de l'épidémie.

Le chef de l'Etat a commencé par dire que le nombre de cas journaliers positifs à la Covid-19 a fortement reculé et que le pic de la seconde vague était passé. Il a remercié aussi les Français pour leur esprit civique et salué le dévouement des personnels de santé.
"Nous avons freiné le virus mais il demeure très présent en France et dans tout l'hémisphère Nord, en Europe, aux Etats-Unis, au Canada et en Russie. Nous avons encore plusieurs semaines devant nous pour atteindre les objectifs fixés permettant de contrôler l'épidémie et de stabiliser le nombre de contaminations autour de 5000 personnes par jour", a indiqué le locataire de l'Elysée.

Le président a demande aux Français de poursuivre leurs efforts et d'éviter pendant plusieurs semaines de pratiquer certaines activités dans des lieux clos qui accélèrent la circulation du virus ainsi que les rassemblements.

Le chef de l'état en appelle à l'esprit de responsabilité de tous surtout durant les congés de fin d'année en particulier. 

Le Président de la république insiste sur l'importance des tests et précise que début janvier il ne devra pas s'écouler plus de 24 heures entre la demande de test et les résultats. Les tests antigéniques seront utilisés massivement. 

Reprise des visites de maisons et appartements : Stéphane Plaza fait tomber le bas

© Capture d'écran - Story Instagram

Les agences immobilières peuvent rouvrir leurs portes au public dès le 28 novembre. "Les visites reprennent, c'est une bonne nouvelle, qui vient soulager l'ensemble de nos professionnels, dont la situation devenait pour beaucoup intenable", s'est réjoui dans un communiqué Jean-Marc Torrollion, Président de la FNAIM (Fédération nationale de l'immobilier). Mais celles-ci devront respecter un protocole sanitaire de branche, différent de celui des petits commerces. Celui-ci a déjà été "négocié avec les organisations syndicales", mais il n'a pas encore été validé par le Conseil scientifique.

Selon le Figaro, seules les visites de biens pour l'achat ou la location d'une résidence principale et qui ont été validées par le propriétaire du bien immobilier, seront autorisées. Le propriétaire devra avoir été prévenu par écrit de la date et de l'heure de la visite.

Les visites dans les biens occupés devraient être limitées, mais s'ils sont vides, ils pourront être visités une fois par demi-journée, par un visiteur unique, accompagné seulement de l'agent immobilier.

Et s'il y'en a un qui est ravi de cette nouvelle annonce, c'est bien Stéphane Plaza !

L'agent immobilier favori du PAF avait promis à la ministre du logement Emmanuelle Wargon qu'il enlèverait le bas si les restrictions étaient levées. "Madame la ministre, si les visites reprennent avant le 1er décembre, j'enlève le bas. Une promesse net vendeur what else", a-t-il déclaré en Story Instagram.

L'animateur va donc devoir tenir sa promesse... Alors, heureux ?

Les Réveillons, des périodes "usines à Covid" pour Jean Castex

Le Premier ministre craint que les rassemblements, en famille ou entre amis, durant les fêtes de fin d'année n'aggravent la crise sanitaire. "La première chose que nous avons devant nous, ce sont les réveillons, qui sont des usines à Covid. Si on a une chose à traiter, c'est ça", a-t-il déclaré devant le bureau exécutif de La République en marche, par visioconférence. Et d'insister : "On n'est pas dans le déconfinement, on est dans un aménagement supplémentaire du confinement".

"Évitons un nouveau confinement"

"Tous ensemble, évitons un nouveau confinement", a déclaré dans une tribune l'organisation France Assos Santé, qui réunit 85 associations de professionnels de la santé.

Alors qu'un Conseil de défense se tient au sommet, l'organisme souhaite éviter "une troisième voire quatrième flambée", et demande la mise en place d'une stratégie efficace et "plus ferme du dispositif 'tester-tracer-isoler'" ainsi que la poursuite de la distanciation sociale.

Papy et mamie, isolés dans la cuisine ?

À Noël, sera-t-il raisonnable de se réunir en famille avec les grands-parents ? Hors de questions de mélanger les générations, et de mettre à la même table jeunes et aînés, selon le professeur Rémi Salomon, président de la commission médicale d'établissement de l'AP-HP.

Sur France info, celui-ci a indiqué la marche à suivre, la plus sage selon lui: "On coupe la bûche de Noël en deux et papi et mamie mangent dans la cuisine et nous dans la salle à manger (...) Il ne faut pas manger avec papi et mamie, même à Noël, même si on a pris des précautions avant".

Et de marteler: "Si je transmets le virus à papi et mamie, c'est pire que tout. Comment je vais vivre ça après ? Parce qu'ils ont un risque sérieux d'être en réanimation et éventuellement d'en mourir. Il faut avoir ça en tête".

Une baisse des suicides malgré tout...

Même si les chiffres montrent que la santé mentale des Français en a pris un coup avec ce deuxième confinement, il semblerait que le nombre de suicides n'ait pas augmenté dans l'Hexagone. 

"On n'a pas aujourd'hui une vague suicidaire. On assiste même plutôt au contraire : selon les remontées de terrain que j'ai, nous sommes en dessous des chiffres de 2019, un peu partout en France", a confirmé au Monde Guillaume Vaiva, vice-président du Groupement d'études et de prévention du suicide.

Question du jour : puis-je changer de lieu de confinement ?

A priori, il ne vous est pas permis de changer de lieu de confinement. Mais il existe toutefois des exceptions à cette règle. Par exemple, si vous devez rejoindre une personne isolée, en cas de motif familial impérieux, ou si votre bail arrive à son terme, vous pouvez vous déplacer pour vous rendre dans un autre endroit où vous confiner. Cela est également possible dans le cadre de la garde d'enfants, toujours avec un justificatif.

Dans tous les cas, il est davantage toléré de changer de lieu de confinement si c'est votre domicile principal que vous regagnez et que vous pouvez en attester.

Macron, de plus en plus populaire 

En novembre, la cote de popularité d'Emmanuel Macron a progressé de trois points, contre toute attente, d'après un sondage de l'Ifop pour le Journal du Dimanche.

Avec 41 % d'opinions favorables, le président de la République n'avait pas autant convaincu les Français depuis six mois. Il est même plus populaire que Nicolas Sarkozy (32 %) et François Hollande (27 %) au même moment de leur mandat.
Quant au Premier ministre Jean Castex, il réunit 39 % d'opinions favorables. Un score stable.

Enfermés... sous le soleil

Cette année a été éprouvante pour moult Français, mais au moins, le soleil a brillé sur l'Hexagone... et même sur la capitale ! Selon des données relevées par la station Météo-France du parc Montsouris, la barre des 2.000 heures d'ensoleillement à Paris a été dépassée sur 2020, ce qui n'était pas arrivé depuis 1959 ! 

Plus de 2.023 heures de soleil ont été pour l'instant relevées à Paris, depuis le 1er janvier. À titre de comparaison, chaque année, le soleil brille en moyenne pendant 1600 heures dans la Ville Lumière (qui porte bien son nom, cette année).

Fait du jour :

Emmanuel Macron, cloîtré avant son discours

Dernière ligne droite pour Emmanuel Macron. Ce week-end, avant de s'adresser aux Français dans un discours, afin d'énoncer certainement un allègement du confinement, le président de la République s'est enfermé à l'Elysée, selon Le Parisien. Il serait seulement sorti quelques heures, pour se rendre au siège d'une organisation qui réunit des fonds pour les populations d'Arménie et au Haut-Karabakh.

Les stations de ski, dans l'attente

À la mi-novembre, la ministre du Travail Elisabeth Borne avait assuré aux professionnels de stations de ski que ceux-ci pouvaient embaucher des saisonniers, quitte à les mettre au chômage partiel si la situation n'était pas favorable pour ouvrir d'ici décembre.

Les stations de ski, elles, se tiennent prêtes. Moult aménagements ont déjà été réalisés afin de skier avec le maximum de sécurité. 

Le port du masque obligatoire dès l'âge de 11 ans, une jauge maximale de six personnes par télécabine et de huit sur un télésiège, une distanciation physique dans les files d'attente… 

"On est prêt, on est plein d'optimisme, on a tout pour accueillir les gens le mieux possible", annonce à France Info Fabrice Boutet, le directeur général des remontées mécaniques SATA.

Pour l'heure pour autant, les professionnels du secteur n'ont toujours pas eu la confirmation du gouvernement quant à leur réouverture possible. 

Certains professionnels sont prêts à "sacrifier Noël" et tout miser sur le mois de février. "Jusqu'au 26 décembre en montagne l'activité est très réduite. Il vaut mieux perdre cinq jours de grosse affluence, sacrifier les vacances de Noël et sécuriser les vacances de février", a déclaré à France Bleu Emmanuel Morcillo, patron du restaurant "Lou Cantou" à la station d'Ax-les-Thermes.

Pas assez de jouets cette année ?

Pas de panique, le Père-Noël devrait pouvoir contenter tout le monde, cette année. Lorsque les commerces seront rouverts, il ne faudra toutefois pas se ruer dans les rayons. "Il y aura de quoi fêter Noël, il ne faut pas se précipiter, il faut étaler dans le temps" ses achats, a rassuré Michel-Edouard Leclerc, le président du comité stratégique E.Leclerc, sur CNews.

"Il faut y aller calmement, il y a largement du stock, il ne faut pas oublier que, jusqu'à maintenant, tous ces jouets ne se sont pas vendus", a-t-il ajouté, précisant que les rumeurs selon lesquelles les stocks de jouets ne seraient pas suffisants cette année étaient fausses...

Le télétravail, la norme jusqu'à la fin de l'année 

Elisabeth Borne a confirmé, lors de la dernière réunion hebdomadaire avec les partenaires sociaux, que le télétravail à 100 % (lorsque cela est possible) perdurerait au moins jusqu'à la fin de l'année. "Les règles actuelles s'appliqueront jusqu'aux vacances de Noël", a expliqué la ministre du Travail.

Et après ? L'entourage d'Elisabeth Borne a ajouté: "On ouvrira des discussions avec les organisations syndicales et patronales pour savoir s'il faut aménager les rythmes de télétravail à partir de la rentrée".

Nouveau protocole sanitaire dans les commerces

Selon les informations de France Info, ces mesures devraient concerner tous les commerces - y compris ceux qui sont restés ouverts pendant le confinement. Il devrait également s'articuler autour de quelques mesures phares comme : 

- mettre en place une jauge d'une personne par 8m², contre 4m² avant le reconfinement 

-contraindre les commerçants à diviser par deux le nombre de personnes présentes dans leur enseigne

"La règle sera la même pour tous les magasins, quelle que soit leur surface", a assuré sur France Info le président de la Fédération du commerce et de la distribution, Jacques Creyssel, ce vendredi 20 novembre. Et d'ajouter: "Nous avons donné notre accord ce matin"

Ce dernier prévient pourtant : la mise en place d'une telle mesure se traduira par "de possibles files d'attente". Une conviction qui l'a amené à plaider pour "un élargissement des horaires d'ouverture des magasins" et sur "le fait de pouvoir ouvrir tous les dimanches jusqu'à Noël et si possible en janvier". Un ensemble de propositions visant à "étaler les flux", mais aussi à "rattraper le chiffre d'affaire perdu" sur lequel le ministère du Travail a prévu de se pencher.

En ce qui concerne l'ancien protocole sanitaire, la mise à disposition de gel hydroalcoolique à l'entrée des magasins et le marquage au sol restent en vigueur. Pour autant, la mise en place d'un sens de circulation ne sera pas obligatoire. 

Enfin, les commerces qui sont en mesure de le faire - comme les concessions automobiles  - seront encouragés à accueillir les clients sur rendez-vous. La décision finale, cependant, devrait être laissée au commerçant. 

Le Black Friday, décalé au 4 décembre 

C'est désormais acté ! Traditionnellement organisé le dernier vendredi de novembre, le Black Friday à la française sera décalé cette année au 4 décembre. Une décision née d'une concertation entre le gouvernement et les marchands. 

Ce changement de calendrier poursuit un objectif : permettre aux magasins dits "non-essentiels" de profiter de ce week-end de prix cassés.

Du côté de la vente en ligne, Amazon France a également accepté de repousser ses opérations de promotion au 4 décembre, a confirmé le directeur Frédéric Duval à France Info. Une décision qui pourrait permettre aux enseignes physiques de rester dans le jeu. 

François Asselin, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises, craint toutefois que les Français se rabattent sur les sites étrangers

A noter que le gouvernement ne pourra, par ailleurs, pas tout contrôler. "Les enseignes les plus malignes seront celles qui maintiendront leurs promotions, en disant qu'il s'agit de promos pour Noël par exemple" , a déclaré au Parisien Raphaël Bartlomé, responsable du service juridique de l'UFC-Que choisir.

La jeunesse, génération sacrifiée ?

Pour 75 % des Français, les jeunes d'aujourd'hui sont une génération sacrifiée, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info.

Environ 65 % des sondés estiment que la jeunesse est "celle qui est actuellement la plus pénalisée par la crise sanitaire et ses conséquences" et 85 % considèrent qu'elle "sera plus encore à l'avenir pénalisée par les conséquences économiques de cette crise sanitaire".

Quant aux principaux intéressés, les jeunes, ils sont 75 % à déclarer qu'ils subissent "des préjudices importants", depuis le début de la pandémie, que ce soit sur le plan professionnel, économique ou sentimental.

Ils sont 57 % à avoir du mal à supporter le confinement, mais 46 % d'entre eux sont inquiets pour leur santé, et 80 % craignent pour celle de leur proche.

D'un autre côté, un Français sur deux estime que la jeunesse est en grande partie responsable "de la situation sanitaire actuelle car c'est elle qui a le plus propagé l'épidémie". 

"Mal-être, ras le bol, déprime" des Français, mais "pas de déconfinement" selon Véran

Olivier Véran a évoqué "la face cachée" du coronavirus, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le 19 novembre. "On l'appelle mal-être, ras le bol, stress, anxiété ou déprime, l'impact est réel. Nos vies sont bouleversées en profondeur", a déclaré le ministre de la Santé, qui admet que les effets du confinement et l'incertitude face au coronavirus mettaient à mal la santé mentale des Français. Les "situations de détresse psychologique" sont notamment observables chez les étudiants.

Chaque jour, on compte environ 20 000 appels au numéro vert d'aide psychologique.

Il a toutefois précisé que l'heure n'était pas au relâchement: "Le confinement n'est pas terminé (...) Ce n'est pas d'actualité de déconfiner le pays".

Olivier Véran a tenté de rassurer tout en appelant à rester vigilant : "Le virus circule moins vite depuis la mise en place du couvre-feu et du confinement (...) mais la charge sanitaire reste élevée dans nos hôpitaux. Elle a commencé à se réduire progressivement mais cela va prendre du temps".

Un troisième confinement ?

Devrons-nous subir un troisième confinement en mars ? C'est ce que semblait indiquer un document qui a fuité sur les réseaux sociaux et a provoqué la panique de bon nombre de Français. Il s'agissait d'une "note d'information" qui semblait provenir de la direction générale de la société civile du ministère de l'Intérieur. Elle indiquait: "Le Conseil de Défense ayant statué pour un troisième confinement au 12/03/2021, un climat contestataire ne saurait être admis avant le déconfinement du printemps 2021, sans quoi la campagne de vaccination massive ne pourra susciter un consentement populaire".

Certains ont mordu à l'hameçon, mais heureusement, 20 Minutes, qui a contacté le ministère de l'Intérieur, a affirmé qu'il s'agissait simplement d'une mauvaise plaisanterie, le document étant totalement faux.

De surcroît, la direction générale de la sécurité civile et de la gestion des crises a assuré à l'AFP que la note ne correspondait "pas à la charte graphique des documents de la sécurité civile".

Plus de Blablabus avant mars 2021 

Les Blablabus ne circuleront plus en Europe avant le printemps 2021. "On veut éviter de faire le yo-yo : relancer pour Noël, refermer début janvier", a expliqué Nicolas Brusson, directeur général du groupe.

Et de préciser que d'ici mars, le groupe espère que l'on "aura quitté le stop & go, le confinement/déconfinement. Les annonces de ces derniers jours sur les vaccins ont l'air d'aller dans ce sens".

Quant aux billets déjà vendus, ils seront remboursés.

Peut-on encore se procurer la Play Station 5 ?

Elle est déjà la star de ce deuxième confinement. La Play Station 5 est sortie le 19 novembre en Europe. Et si vous comptiez l'inclure dans votre liste de cadeaux de Noël, vous avez tout intérêt à être (ultra) vifs, puisqu'elle serait presque en rupture de stock ! Toutefois, il vous est encore possible de vous la procurer. Leclerc devrait proposer un stock en quantité très limitée de consoles de jeu en fin de journée, mais attention, le site est fortement ralenti...


Dépression : les Français confinés, 2 fois plus touchés 

Enfermement, isolement, limitation des déplacements, des contacts sociaux, des achats... Depuis un mois, une nouvelle vague de dépression est observée en France.

Le nombre de personnes considérées comme "en état dépressif" a presque doublé entre la fin septembre et le début novembre, passant de 11 % à 21 % comme l'a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Manifestement, outre le phénomène de la dépression saisonnière, le couvre-feu et le deuxième confinement ont pesé lourd sur la santé mentale des Français.

Solitude et tristesse

"La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français", a commenté le directeur général de la santé. Parmi les plus touchés, on trouve les jeunes de 18 à 24 ans, les inactifs, les seniors et les personnes en difficulté financière.

Un homme se fait contrôler sans attestation... et se retrouve en prison

Un habitant de Dunkerque, dans le Nord, âgé de 22 ans, s'est fait contrôler trois fois depuis le 1er novembre, alors qu'il se déplaçait... sans attestation. Il a d'abord écopé d'une amende de 135 euros, puis de 200 euros. Mais la troisième fois qu'il s'est fait prendre la main dans le sac, le 14 novembre, vers 1h du matin, il a été directement interpellé, raconte le site Actu.fr.

Il est même passé devant un juge, puis a été, ni plus ni moins, incarcéré. Verdict ? Deux mois de prison ferme, auxquels se sont ajoutés six mois supplémentaires de prison ferme pour deux peines qu'il n'avait pas purgées.

Il faut dire que Gérald Darmanin avait sommé les préfets de faire preuve de davantage de fermeté face au non-respect du confinement...

"100 % des trains" de la SNCF assurés pour Noël

Pourtant, les Français devraient pouvoir s'évader pour Noël ! La SNCF est "prête" pour assurer les voyages durant les vacances de Noël, a déclaré son PDG, Jean-Pierre Farandou, au micro d'Europe 1, le 17 novembre. 

Quant à Jean-Baptiste Djebbari, ministre délégué aux Transports, il a confirmé sur le plateau de BFM TV que  "100% de leurs trains" seraient ouverts à la réservation pour les fêtes de fin d'année. 

"Évidemment ils sont échangeables et remboursables sans frais jusqu'au dernier jour (...) La situation est fragile mais nous nous sommes mis en ordre de marche pour ne pas être pris au dépourvu", a-t-il ajouté.

En Île-de-France, l'offre de métro se réduit

Face à la baisse de la fréquentation des métros, la RATP va réduire son offre de 50 % en Île-de-France, en heures creuses (c'est-à-dire entre 10 et 16 heures), selon Le Parisien. Toutefois, les lignes 13, 1 et 14 ne seront pas concernées par cette baisse de l'offre.

Le week-end et lors des vacances scolaires, les métros devraient circuler à 75 %.

En ce qui concerne les RER A, B, C et E, le trafic devrait rester normal. En revanche, quelques trains sont supprimés par la SNCF sur le RER D en heures creuses, depuis le 16 novembre. 


Macron s'est trompé (et c'est tant mieux) !

Le président de la République l'avait assuré le 28 octobre, en annonçant la mise en place du second confinement: "À ce stade, nous savons que quoi que nous fassions, près de 9 000 patients seront en réanimation à la mi-novembre, soit la quasi-totalité des capacités françaises". Or, comme l'a fait remarquer Ouest France, ces sinistres prédictions... ne se sont pas réalisées !

Le chiffre des 9000 patients en réanimation avait été communiqué à l'exécutif par l'institut Pasteur et Santé Publique France, peu avant la décision de mettre en place le confinement. Finalement, au 15 novembre, les chiffres de patients en réanimation ne sont pas si élevés puisque 4 880 patients contaminés par le Covid-19 se trouvent actuellement en réanimation. Une bonne nouvelle, donc...

Plus d'arrêts de travail longs ?

Difficile pour certains de pouvoir se rendre au travail en sérénité, lorsqu'ils ne peuvent télétravailler, qu'ils ont des enfants à charge ou qu'ils vivent avec des personnes à risque. Selon le Baromètre Absentéisme annuel de Malakoff Humanis, la quantité de longs arrêts de travail a augmenté de 33 % en 2020. Cette année, les arrêts de travail dus au Covid-19 ont représenté 6% de l'ensemble des arrêts de travail. Ils constituent 12 % des arrêts maladie, contre 9 % l'année précédente et s'élèvent en moyenne à 94 jours.

Le (début) de la fin du règne d'Amazon ?

Les Français en ont soupé de l'hégémonie Amazon. Le 16 novembre, une pétition signée par 120 politiques, syndicalistes et éditeurs a demandé à ce que le géant du net soit taxé lourdement. En outre, les habitants de l'Hexagone ont réduit leur consommation sur Amazon ces dernières semaines, selon une information d'Édouard Nattée, PDG de Foxintelligence, auprès de France Info.

Fermeture des bars et restaurants... jusqu'à quand ?

Le Point avance l'hypothèse d'un "maintien de la fermeture des bars et restaurants jusqu'au 15 janvier voire au 1er février". Le gouvernement envisagerait très sérieusement de maintenir ces établissements fermés "afin de lutter contre la propagation du coronavirus en France", a confié une source proche du dossier en contact direct avec Bercy. 

La messe ne sera pas dite en public 

Il n'y aura peut-être pas de rassemblement pour les messes et cérémonies religieuses avant la mi-décembre, selon une information du Figaro. Après une visioconférence du Premier ministre Jean Castex, du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin et des représentants des cultes, il a été décidé que ceux-ci ne reprendraient pas avant début décembre, si le "premier rapport d'étape sanitaire" était positif, et pas avant la mi-décembre s'il était négatif.

La France "reprend le contrôle de l'épidémie", a assuré Olivier Véran dans L'Alsace. "Tout porte à croire que nous avons passé un pic épidémique", a déclaré le ministre de la Santé. Et d'ajouter: "Nous donnerons aux Français d'ici la fin du mois plus de visibilité sur comment les fêtes et les vacances pourront se dérouler".

Faits (insolites) : Pénurie de raclette et courses en slip :

Dix à table ? Calculez le risque d'attraper le coronavirus

Connaître votre risque d'attraper le Coronavirus en fonction de la taille des événements auxquels vous souhaitez participer, c'est désormais possible ! Mis en ligne mi-juillet, le site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool le calcule pour vous ! 

Vous souhaitez participer à un diner de dix personnes dans les Yvelines ? Vous avez 32 % de risque d'attraper le Covid-19. Vous souhaitez célébrer votre anniversaire avec quinze de vos amis dans le Bas-Rhin ? Risqué, puisque vous avez 56 % de chance d'être contaminé. Vous avez prévu d'organiser votre mariage recensant 80 invités en Vendée ? Vous devriez envisager de reporter car vous avez 77 % de chance d'attraper le Coronavirus

Des statistiques fiables qui se basent sur le raisonnement de chercheurs de l'université Georgia Tech dont le travail a récemment été validé par une publication dans l'une des prestigieuses revues scientifiques Nature

Alors comment ça fonctionne ? Pour procéder à leurs calculs, les chercheurs se basent sur les nombres officiels des contaminations par département. Un recensement auquel s'ajoute l'hypothèse selon laquelle les contaminations réelles seraient cinq à dix fois supérieures que les chiffres officiels ne l'indiquent. Ainsi, les précédentes estimations se sont basées sur l'idée que seul un cas sur dix était détecté. 

© Capture d'écran du site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool

A noter que, selon les propos tenus par son créateur, Joshua Weitz à l'AFP, l'outil base ses calculs sur l'idée qu'une personne positive reste contagieuse pendant dix jours. Une prévision qui s'élève pourtant plutôt à cinq-six jours. Le cas de figure de l'isolement des personnes contaminées n'est pas non plus pris en compte. Mais, le site souligne tout de même que la plupart des contaminations proviennent de personnes qui n'ont pas ou peu de symptômes. 

Une approche qui poursuit un objectif selon les confidences de Joshua Weitz : "Nous espérons que ces informations conduiront les gens à ne pas organiser ou à remettre en question leur participation à de grands événements, ainsi qu'à un renforcement du port du masque." 

Un confinement alterné permettrait de réduire le risque de contamination par 4

Se confiner une semaine sur deux.

C'est ce que propose une équipe de chercheurs majoritairement israéliens dont le travail vient d'être pré-publié dans la rue Nature Communications.
Leur idée est simple : permettre à seulement 50 % de la population de sortir en même temps. Un stratagème qui permettrait de réduire le risque de contamination par quatre, à en croire leurs recherches. "Une personne reste chez elle une semaine sur deux, ce qui divise par deux la chance d'être contaminée par des gens à l'extérieur, détaille à Sciences et Avenir la chercheuse française Navi Schulmann, qui a participé aux recherches. La semaine où elle sort, elle ne rencontre que la moitié de la population qu'elle a l'habitude de rencontrer, ce qui divise encore une fois par deux les chances de contamination." 
Tout en étant presque aussi efficace selon les scientifiques, cette solution pourrait permettre d'éviter de recourir au confinement total. "On voit que notre méthode [...] est comparable au confinement classique de 75 à 80% de la population", précise Nava Schulmann, dont le travail consistait à effectuer les simulations numérique d'un confinement alterné.  

Une solution pour autant compliquée à mettre en oeuvre, comme a tenu à le souligner l'urgentiste Patrick Pelloux sur le plateau de BFM-TV: "La gestion d'un peuple doit être simple et pas contraignante", a-t-il indiqué.

Et pour cause : la mise en place d'une telle solution demanderait à ce que chaque personne appartenant au même foyer fasse partie du même groupe de sortie afin d'éviter la multiplication des contacts avec l'autre groupe.Un véritable casse-tête ! 

Faits du jour :

Gérald Darmanin appelle à mieux respecter le confinement

Si Gérald Darmanin a sommé les autorités policières de multiplier les contrôles, ce n'est pas de bon cœur, a-t-il assuré au micro de Franceinfo. "La police le fait de mauvaise grâce", a-t-il précisé. Alors que le palier des 100 000 verbalisations a été atteint depuis le début du confinement, le ministre de l'Intérieur a précisé que ces dernières 24h, il y en avait eu pas moins de 12 000. "Il convient désormais de faire respecter un peu plus encore ce confinement. Il est différent du premier, On ne peut pas tout à fait les comparer, puisqu'on peut aller chercher les enfants à l'école, on va travailler... Il est forcément différent du premier, mais il doit être davantage respecté", a-t-il ajouté.

Le Goncourt, décerné en novembre comme depuis 117 ans

Le prix Goncourt aurait dû être décerné le 10 novembre, mais a finalement être reporté par "solidarité". Les membres de l'Académie Goncourt se sont réunis ce vendredi au matin par visioconférence et, à la suite des propos du Premier ministre, annoncent qu'ils proclameront le prix Goncourt 2020 lundi 30 novembre. "Tous tiennent à ce que chacune et chacun puisse acheter des livres pour les fêtes de fin d'année ", a indiqué le jury dans un communiqué avec l'espoir que les librairies soient alors sur le point de rouvrir.

Un soutien pour les victimes économiques du confinement

Un ensemble de décisions qui s'inscrit dans la volonté du gouvernement de "ne pas reproduire le confinement du printemps dernier" qui s'était traduit par une mise à l'arrêt brutale de la vie économique du pays. "L'activité économique pourrait baisser de 12 % au mois de novembre. Un choc important, mais trois fois moins qu'au printemps dernier", a souligné le Premier Ministre.

Malgré tout, un grand nombre français continuent de traverser des épreuves professionnelles. "J'entends assumer mes responsabilités pour protéger les victimes économiques du confinement", a poursuivi Jean Castex. Un prolongement du chômage partiel a ainsi été pensé, et un délai supplémentaire pour s'inscrire à Pôle Emploi prévu. A noter que les demandeurs d'emploi en fin de droits bénéficieront également d'un rallongement de leur assurance chômage pour le temps du confinement. Une mesure qui concerne 65 000 Français.

Fêter Noël, retrouver sa famille et se réunir pour les Réveillons

Les Français, semblent avoir déjà privilégié la prudence aux festivités. Selon un sondage réalisé par OpinionWay pour Proximis, rendu public le 11 novembre 2020, le respect des mesures sanitaires prime sur l'envie de se réunir. Il ne faut pas faire courir de risque à ses proches.

Ainsi, 53% des personnes interrogées ne fêteront pas Noël en famille "par peur de la contamination au Covid-19".

Et pas question, non plus, de convier ses amis autour de la table et de la dinde aux marrons : 73% des sondés annoncent qu'ils verront moins de personnes durant les fêtes de fin d'année.

Report du shopping

Plus d'un Français sur deux (55%) annonce qu'il achètera ses cadeaux en avance, avant fin novembre 2020 et 40% des interrogés déclarent qu'ils attendront l'année prochaine pour acheter les cadeaux. 

Selon la même enquête, le budget cadeaux est lui en chute libre en 2020 : -30% de dépenses par rapport à 2018, à 241 euros.

Ce que dit le gouvernement sur Noël et la fin d'année

"On ne veut pas d'un Noël en visio, on veut que les Français puissent fêter Noël le plus normalement possible", a déclaré le 8 novembre le porte-parole du gouvernement dans le Grand Rendez-vous d'Europe1/CNews/Les Échos. "Si on prend des mesures difficiles aujourd'hui, c'est précisément pour ça", a-t-il expliqué.

Dix jours après le début du Confinement, la circulation du coronavirus reste intense: les contaminations augmentent et le bilan dépasse désormais les 40.000 morts. Olivier Véran, le ministre de la Santé, invité ce week-end de Franceinfo et France Inter, a mis en garde contre des pratiques festives en période de crise sanitaire. On fera attention à ne pas contaminer les parents, les grands-parents, que les marchés de Noël on est serrés les uns contre les autres, avec le verre de vin chaud ou la tartiflette, comme on en mange à Grenoble à ce moment-là. Il y aura forcément la distanciation. Mais ça ne veut pas dire qu'on ne pourra pas avoir des moments de joie, des moments de préparation ensemble", a assuré Olivier Véran.

Pourra-t-on se déplacer, aller voir ses proches fin décembre ? 

Le ministre de la Santé "le souhaite ardemment." "Nous verrons, je ne fais pas de pronostics. Ca ne veut pas dire que je suis défaitiste, ça veut dire que je suis prudent. Mais en tout cas, quoi qu'il en soit, on sait qu'on aura l'application des gestes barrières, et qu'ainsi ce sera un Noël un peu spécial de ce point de vue-là", a-t-il continué.

 Sur  BFMTV, la professeure Karine Lacombe s'est dite ce lundi "modérément optimiste pour Noël". "Ce virus sera encore là pour plusieurs mois, peut-être 1 ou deux ans", a expliqué l'infectiologue ajoutant: "C'est au sein de la famille et de l'entreprise que l'on se contamine le plus, dans tous les moments de convivialité".

Des envies d'évasion (contrariées)

Contrôles et verbalisations renforcés

Le Premier Flic de France Gérald Darmanin a annoncé mardi 10 novembre un "renforcement des actions de contrôle du confinement".
Le ministre de l'Intérieur a demandé, par télégramme, aux préfets d'appliquer la nouvelle procédure de renforcement des contrôles et verbalisations, selon Europe 1, qui s'est procuré le document. "Je vous demande une particulière fermeté pour faire respecter, sur le terrain […] les rassemblements privés, les rassemblements de voie publique et la fermeture des établissements recevant du public, mais également les déplacements individuels n'entrant pas dans le champ des exceptions autorisées", a ajouté le locataire de la Place Beauvau.

Les Français dépensent beaucoup et stockent toujours

Les apéros-jardins, la tendance de ce confinement ?

Vous ne pouvez plus recevoir d'invités chez vous pendant le confinement... mais si vous vous languissez des fins d'après-midi passées à prendre l'apéro entre amis, et que vous disposez d'une terrasse (ou d'un balcon), vous pouvez adopter la tendance de l'apéro-jardin, popularisée dans le Nord !

À Saint-André-Lez-Lille, des voisins d'un quartier sortent désormais le dimanche à la même heure, et restent devant leurs pâtés de maisons respectifs, certains munis de masques afin de redoubler de vigilance, pour prendre un verre et discuter par jardins interposés ! Un bon moyen de conserver le lien social tout en respectant le confinement. Et si vous vous lanciez aussi ?

Une amende pour les personnes atteintes de Covid-19 qui ne respectent pas l'isolement ?

D'après les informations d'Europe 1, le gouvernement français réfléchit à rendre obligatoire l'isolement des personnes atteintes du Covid-19. Les personnes infectées pourraient alors être contrôlées de près, avec des amendes en cas de manquement. Des patients testés positifs choisissent, en effet, de ne pas ébruiter leur état de santé pour continuer à travailler et ne pas s'isoler une semaine, au risque de continuer à propager le virus. Au cours de son allocution le 28 octobre dernier, pour annoncer le reconfinement, Emmanuel Macron avait appelé à un isolement plus efficace des périodes positives pour pouvoir sortir efficacement du confinement. En Suisse, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays d'Asie, les patients contaminés peuvent déjà se voir infliger une lourde contravention s'ils sortent de chez eux avant la fin du délai imposé par les autorités sanitaires. 

Mise au vert et écologie... au-delà d'1 km

Le secrétaire national d'EELV, Julien Bayou, a demandé ce 9 novembre la révision des contraintes du confinement pour garantir aux Français un égal "accès à la nature". Lors d'une visioconférence de presse, il a plaidé pour l'adaptation de la limitation de déplacement pour les promenades: "Ce kilomètre constitue une rupture du principe d'égalité car pour beaucoup de Français, il n'y a pas de parc et jardin dans ce périmètre (...) Or, l'accès à la nature est indispensable à la santé mentale", qui plus est dans cette période troublée.

Pas de confinement ciblé pour les personnes âgées

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal écarte un confinement imposé pour les seniors. "D'abord parce qu'éthiquement, ce serait objectivement compliqué", a-t-il souligné sur Europe1 dimanche. "Ensuite parce que c'est parfois méconnaître la situation de beaucoup de personnes âgées qui ne vivent pas seules et qui vivent avec parfois plusieurs générations de la même famille dans le même appartement", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, il n'y a pas un pays qui ait mis un confinement pour les personnes fragiles. Aujourd'hui, la stratégie qui fonctionne, c'est celle d'un confinement généralisé", a martelé Olivier Véran ce dimanche sur France Inter. Le ministre de la Santé a également noté "un ralentissement de la progression de l'épidémie" grâce au respect de l'isolement par les Français.

L'exécutif avait réfléchi à un possible confinement des personnes à risques, selon les informations du Monde du 6 novembre. "On travaille dessus, si l'épidémie réduit", aurait-on déclaré dans l'entourage d'Emmanuel Macron. Le 26 octobre, le conseil scientifique avait estimé à 22 millions le nombre de personnes dites vulnérables, en France. Un chiffre qui comprend les seniors, mais aussi des jeunes avec "facteurs de comorbidité (diabète, surpoids, insuffisance rénale, cancer)". Toutefois, pour le conseil scientifique, ce type de confinement "ne pourrait être obligatoire, pour des raisons à la fois éthiques, sociales et sans doute juridiques (rupture d'égalité)". "Cela serait penser que les jeunes ne sont pas touchés par la maladie", avait déjà modéré un membre du ministère.

Alerte sur les dérives du Click and Collect

Vous avez sûrement croisé des attroupements de personnes devant des magasins d'articles de loisirs, de vêtements, de jouets ? Le ministère de l'Economie a alerté sur de mauvaises pratiques qui ont été observées dans le cadre du système Click and Collect. Un dispositif qui permet à de nombreuses enseignes dites "non-essentielles" de continuer à vendre leurs produits, à condition que ces derniers soient commandés à l'avance.

Parmi les dérives observés, Bercy pointe du doigt les commandes qui sont passées devant ou à l'intérieur du magasin, et non plus au domicile comme l'exige pourtant ce système. Une mauvaise habitude qui provoque la création de files d'attente devant les enseignes des magasins. "Ce n'est pas acceptable car les files d'attente multiplient les contacts", a rappelé un proche de Bruno Le Maire, ministre de l'Economie, dans les colonnes du Parisien.

Déplacements : les Français bougent 2 à 3 plus que lors du premier Confinement

Nous nous déplaçons beaucoup plus que lors du premier Confinement. C'est l'enseignement que nous pouvons tirer des récentes données partagées par de nombreuses entreprises, à l'instar de Orange ou encore Waze. Une baisse de 30 % du trafic autoroutier a ainsi été observée par la Société des autoroutes du Nord et de l'Est de la France (Sanef). Un chiffre qui avait atteint 60 % lors du premier confinement.

Pour autant, aucun exode rurale massif n'a pas été observé selon Orange. Seule la capitale a vu le nombre de sa population diminuer: - 150 000 habitants à Paris. Aucune région française ne semble, pour autant, en avoir fait les frais. "Il n'y pas une zone en particulier qui a vu une arrivée massive de gens ", atteste Michaël Trabbia, directeur de l'innovation d'Orange. Des déplacements en hausse par rapport au premier confinement qui sont cependant à remettre en perspective. Ce second épisode de confinement est, en effet, une version allégée de celui qui nous avait été concocté au printemps. En moyenne, pour l'instant, une personne contrôlée sur 10 est verbalisée.


Des mesures renforcées à Paris et en IDF

Le confinement devient plus strict à Paris et dans la région parisienne. Un arrêté de la préfecture de police a été publié le 5 novembre et précise que "les activités de livraison et vente à emporter de tous les produits préparés par les restaurants et débits de boissons et les établissements flottants (péniches)" seront interdites à Paris, entre 22 heures et 6 heures. Une mesure qu'Anne Hidalgo avait annoncée sur BFMTV-RMC. "On a de nouvelles restrictions sur Paris et la petite couronne décidées hier. Le préfet de police m'a demandé mon avis et j'ai donné mon accord", avait-elle précisé. Une initiative prise afin d'empêcher les "débordements" et "attroupements" qui pouvaient avoir lieu selon la maire de Paris. 

Les frais d'envoi des livres, pris en charge ?

Bruno Le Maire et Roselyne Bachelot ont annoncé dans un communiqué que l'État prendrait désormais en charge les frais d'envoi des livres commandés dans les librairies indépendantes, pendant la période du confinement. Une façon de les "aider à poursuivre leur activité à travers la vente en ligne" et de permettre aux libraires "de ne facturer à leurs clients que les frais de port au tarif minimum légal, soit 0,01 euro". Quelles sont les librairies concernées ? Celles qui "répondent aux critères de taille TPE et PME et dont la vente de livres neufs est l'activité principale", précise-t-on.

Colère des libraires

Si 7 Français sur 10 approuvent le nouveau confinement, selon un sondage Odoxa-Dentsu consulting pour Franceinfo et Le Figaro, 52 % des Français ne comprennent pas la fermeture des commerces non-essentiels. Les librairies n'ont pas été considérées comme des commerces essentiels et ont donc dû fermer leurs portes. Le critique littéraire et présentateur de l'émission de France 5 La Grande Librairie, François Busnel a donc lancé une pétition intitulée "Monsieur le Président, faisons le choix de la culture en rouvrant les librairies !", un texte signé par l'Académicien Erik Orsenna, le dessinateur Joann Sfar, l'écrivaine Delphine de Vigan ou encore la comédienne Sandrine Kiberlain. 

Le coup de gueule d'Olivier Véran

Les députés de l'Opposition sont parvenus le 4 novembre à voter pour le prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre, alors que la Majorité souhaitait le maintenir jusqu'à février. Scandalisé par ce coup politique et las des critiques face aux mesures restrictives du gouvernement, Olivier Véran a poussé un véritable coup de gueule à l'Assemblée Nationale.

Le ministre de la Santé a expliqué qu'il venait de visiter le service de réanimation d'un hôpital de Corbeil-Essonnes, en Île-de-France... et a perdu son sang froid, en interpellant ceux qui ne mesuraient pas la gravité du coronavirus: "Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé et ventilé avec pas loin de dix pousse-seringue pour pouvoir à la fois l'alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie". Laissant la colère monter, il a martelé: "Dans la deuxième chambre, il y avait un homme de 35 ans en surpoids. C'est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici".

Faire ses courses

Le 1er novembre, Jean Castex avait annoncé dans le JT de 20H de TF1 qu'à partir du 4 novembre, tous les produits qui ne peuvent être vendus dans les commerces de proximité, tels que les vêtements, les fleurs ou les livres, ne pourraient pas non plus être en vente dans les grandes surfaces. En outre, une jauge de capacité d'accueil a été mise en place, conformément à ce qui a été énoncé dans le nouveau décret. Les "supermarchés, les magasins multi-commerces, les hypermarchés et les autres magasins de vente d'une surface de plus de 400 m²" ne peuvent pas "accueillir un nombre de clients supérieur à celui permettant de réserver à chacun une surface de 4 m²".Les produits cosmétiques devraient toutefois rester disponibles dans les rayons. Selon Bercy, ceux vendus dans les grandes surfaces sont souvent bien différents de ceux proposés dans les magasins spécialisés tels que Sephora, Marionnaud, Yves Rocher... et ne constitueraient donc pas une "concurrence déloyale".

"Pour savoir quel type de produit va être disponible en grande surface, il suffit de se demander : 'est-ce que ce produit là peut être vendu par un petit commerce de proximité ou est-ce que ce commerce est fermé?' Si le commerce ne peut pas ouvrir, c'est que vous ne pourrez pas le trouver dans une grande surface de 400 m2", a expliqué le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur BFMTV.

Le e-commerce raflera-t-il la mise ?

Internet sera-t-il (de nouveau) le grand gagnant du confinement ? Alors que le chiffre d'affaires d'Amazon a bondi de 37 % au troisième trimestre et que son bénéfice a triplé, les petits commerçants, dont les libraires, qui ont dû fermer à cause de l'assignation à domicile, redoublent d'inquiétude. "N'achetez pas des livres sur les plateformes numériques", a lâché la ministre de la Culture Roselyne Bachelot sur LCI. "Amazon se gave, mais à nous de pas les gaver", a-t-elle précisé.

Pour faire preuve de solidarité, le site Rakuten a lancé un fonds d'aide aux commerces. "Nous avons proposé de reverser 50% des commissions de notre chiffre d'affaires réalisé sur les catégories de produits en tension, celles dont les magasins sont fermés et pour lesquelles la période de Noël est si cruciale", a précisé à France 3 Fabien Versavau, PDG de Rakuten France.

Prendre les transports : trafic des trains et métros

Quid de la fréquentation des métros ?

Jean-Baptiste Djebbari a indiqué, au micro de Franceinfo, qu'il y avait 100 % de l'offre de métros pour 35 % de la fréquentation. Aux heures de pointe, la fréquentation "est réduite de moitié par rapport à l'année dernière".

En Île-de-France, la fréquentation des transports a baissé de 50% avant 7 heures, et entre 25 et 40% selon les lignes entre 7 heures et 9 heures, comme l'a précisé le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal à RMC-BFMTV. Jusqu'à 21h, pour l'instant, les métros, bus, RER et tramways de la région restent assurés à 100%, jusqu'à nouvel ordre.

Si l'entreprise ferroviaire avait maintenu l'intégralité de son trafic afin d'assurer le retour de vacances de la Toussaint, la SNCF réduit son offre de transports longue distance dès le 5 novembre, en raison du confinement. Dès jeudi 75% des TGV sont supprimés. Sur certaines lignes, jusqu'à 80 % des trains devraient être annulés. 

L'ensemble des billets déjà achetés pour les trajets retirés seront annulés et remboursés. 

Les TER devraient eux aussi être impactés par la réduction de circulation. Les discussions sont plus complexes, les TER étant subventionnés par les régions. 

La direction de la SNCF indique que l'activité de fret " devrait être comparable à celle du premier confinement ", soit un peu moins de 60% de l'activité initialement prévue.

Sur le site de la SCNF, il est également précisé que l'offre de restauration à bord est désormais suspendue. Pour rappel, en mars 2020, seuls 7% des trains circulaient.

Confinement et santé

Prendre soin de soi pendant le confinement

Confiné.e.s à la maison

Confinement et enfance

Ce qui est autorisé : vos droits

Le retour de l'attestation

Comme au printemps, les sorties ne seront autorisées qu'à certaines conditions. "C'est le retour de l'attestation", a indiqué le Président. Il ne sera possible de sortir de chez soi qu'à condition :

  • D'aller travailler
  • De faire ses courses
  • D'aller chez le médecin
  • De se rendre auprès d'une personne en situation de dépendance
  • De se promener autour de chez soi dans un rayon d'un kilomètre
  • D'accompagner son enfant à l'école

Cette fois, trois attestations différentes sont disponibles puisqu'il en existe désormais une bien distincte à fournir en cas de déplacement professionnel et en cas de trajet professionnel

Se déplacer à 1km de son domicile : carte interactive

Pour prendre l'air ou faire du sport, vous pouvez sortir dans un rayon d'un km autour de votre domicile. Pour connaître le périmètre exact dans lequel vous pouvez vous déplacer et l'ensemble des rues qui vous sont accessibles, Geoconcept a mis en place une carte interactive.

Que peut-on faire ou non ?

L'Association des Maires de France (AMF) a publié un tableau, mis à jour après le décret du 2 novembre, pour récapituler quels établissements sont ouverts ou fermés et ce qu'il est possible de faire durant ce second confinement. 


Permis de chasser

Dans certaines conditions, il sera permis de chasser"Pour des raisons d'intérêt général", la secrétaire d'Etat chargée de la biodiversité, Bérangère Abba a précisé que certains chasseurs pourraient bénéficier de "dérogations sur demande de l'autorité administrative" afin de pratiquer cette activité.

"L'idée et la consigne passée aux préfets est de se tenir au strict minimum et tout ce qui pourrait ne pas présenter de caractère d'urgence n'aura pas lieu dans ce mois de confinement", a précisé la secrétaire d'Etat à la Biodiversité qui a annoncé des dérogations pour éviter la "prolifération" des sangliers responsables d'importants dégâts sur les cultures et des cervidés problématiques pour les forêts, précisant que les prélèvements seraient définis au niveau local.

Le président de la Fédération nationale des chasseurs (FNC) Willy Schraen avait ensuite mentionné les lapins, lièvres, faisans et pigeons. Mais non, les seules autres espèces chassables sont les cormorans "à une époque où les piscicultures sont très exposées, à l'approche des fêtes de fin d'année", a précisé le ministère.

Les chasses à courre sont interdites, seuls les battues le tir à l'affût peuvent être organisés.

Et "la chasse dite de loisir est suspendue. Il n'est donc pas permis de chasser dans la limite d'une heure quotidienne et dans la limite d'un kilomètre autour de son domicile, comme l'attestation dérogatoire de déplacement le permet lorsqu'il s'agit de promenades ou d'activités physiques", explique la FNC sur son site.

Ce qui est interdit :

Les sorties régionales interdites

L'allégement prôné par le gouvernement ne concerne pas les déplacements en région. Jusqu'au premier décembre, ces derniers sont interdits. Pas de panique cependant ! Le locataire de l'Elysée a annoncé qu'il y aurait une certaine tolérance pour les Français qui rentreront des vacances de la Toussaint.

Selon un communiqué de presse diffusé par la SNCF, les trains circuleront normalement de jeudi à dimanche. Cela, afin de faciliter les retours de vacances.

A noter que les frontières européennes demeurent ouvertes, mais que les frontières extérieures resteront fermées. "Bien évidemment : les Français de l'étranger resteront libres de regagner le territoire", a-t-il affirmé.

Fini les soirées entre amis et dîners entre voisins

Même si ce second confinement est relativement plus souple, il ne vous est pas possible "d'aller chez des amis ou de recevoir des amis à la maison", comme l'avait précisé Jean Castex, lors de sa conférence de presse du 29 octobre. Il en va de même pour les voisins...

Les réunions privées et les rassemblements publics sont prohibés

"Comme au printemps, les réunions privées en dehors du strict noyau familial seront exclues. Les rassemblements publics seront interdits", a annoncé Emmanuel Macron. Même à son domicile, le Président a d'ailleurs appelé à la prudence. Il conseille notamment à tout un chacun de porter un masque et de respecter les distances de sécurité avec les membres de sa famille. Cela, même dans son propre salon.

Le télétravail à généraliser

"Le télétravail n'est pas une option" pour les entreprises qui peuvent le mettre en place. "Un travailleur qui peut effectuer toutes ses tâches en télétravail doit le faire cinq jours sur cinq", a-t-elle conclu.


Quelles sont les aides du gouvernement ?

Pour faire face à l'impact économique d'une telle mesure, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a déclaré que l'aide économique serait plus importante que lors du premier confinement. Il a présenté une batterie de mesures de soutien aux entreprises, pour un montant de 15 milliards d'euros par mois :

  •  "Toutes les entreprises et tous les commerces qui sont fermés par décision administrative pourront recevoir une indemnisation allant jusqu'à 10 000 euros", et ce, "peu importe le secteur d'activité, peu importe le secteur géographique." Il a annoncé l'activation d'un fonds de solidarité de 6 milliards d'euros par mois de confinement.
  • Exonération totale des cotisation sociales pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement.
  • Les prêts garantis par l'Etat et les prêts directs de l'Etat seront renforcés. 
  • Un crédit d'impôt incitant les bailleurs à annuler une partie des loyers sera ajouté dans le projet de loi de finances pour 2021.
  • Le chômage partiel pour les salariés et les employeurs qui ne pourront pas travailler.

Le président de la République avait annoncé qu'un plan spécial pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises serait pensé. "Je le sais, [ils] redoutent plus que tout les prochaines semaines", a-t-il déclaré.

Un confinement réévalué toutes les deux semaines

Les modes d'application et de fonctionnement du confinement feront l'objet d'une réévaluation toutes les deux semaines. "Nous déciderons le cas échant de mesures complémentaires. Et nous évaluerons si nous pouvons alléger certaines contraintes", a ajouté le président de la République. Au travers de ce confinement généralisé, le but du gouvernement est clair : réduire très fortement le rythme des nouvelles contaminations pour l'heure très élevé sur l'intégralité du territoire.

Le confinement généralisé devrait durer jusqu'au 1er décembre au minimum.

"Au bout d'un mois, nous verrons", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran sur franceinfo, laissant entendre que le nouveau confinement qui débute vendredi 30 octobre pourrait durer 2 à 3 mois.

L'objectif du gouvernement est de passer de 40 000 cas de contamination par jour à 5 000 d'ici quatre semaines, un but inaccessible en 4 semaines pour les scientifiques. 

Selon France Inter, un scénario englobant les fêtes de fin d'année, Noël et le Nouvel An et courant jusqu'au 5 janvier, a été envisagé par l'exécutif. Cette nouvelle échéance après la Saint-Sylvestre pourrait être retenue si les indicateurs de l'épidémie ne s'améliorent pas dans les semaines qui viennent.

Les restrictions sanitaires de ce nouveau confinement ont été assouplies par rapport au premier. Les crèches, écoles, collèges et lycées sont ouverts. "On fait quoi à la cantine et en éducation physique et sportive ? A ces moments-là, les gens n'ont pas le masque et ils parlent, donc ce sont des occasions de contamination", a expliqué l'épidémiologiste Dominique Costagliola à l'AFP.
Les usines, les entreprises de travaux publics continueront leur activité, les guichets de services publics aussi et les parcs et jardins sont accessibles au public. Les transmissions restent possibles, comme les contaminations intrafamiliales.

Le confinement permet donc de ralentir la propagation du virus mais ne garantit pas son arrêt. Ses résultats dépendent aussi pour beaucoup des comportements individuels. Un durcissement du confinement est à envisager.

Vos questions : 

Peut-on prendre sa voiture pour sortir à moins de 20 km dès ce samedi ?

Dès samedi, il vous sera possible de prendre votre voiture afin de faire une promenade ou de l'activité physique dans un rayon qui doit rester inférieur à 20 km à votre domicile et pendant moins de 3 heures. Il vous faudra tout de même votre attestation de déplacement.

Peut-on rendre visite à ses amis et sa famille lors de la sortie de 3h/20 km ?

Si vous pensiez enfin pouvoir visiter votre cousine qui habite à 15km de chez vous ou votre meilleur ami qui réside à 9km de votre domicile, vous risquez d'être déçus !

Le gouvernement a bien précisé que cette nouvelle limitation ne devait pas s'accompagner pour autant d'un relâchement. Pour l'instant, les visites aux amis et à la famille demeurent donc interdites...

Les enfants doivent-ils avoir une attestation ?

Comme pour les adultes, les enfants qui se déplacent seuls doivent sortir munis d'une attestation de déplacement dérogatoire, qui doit être signée par le représentant légal.

S'ils se rendent à l'école, ils doivent cocher la case "déplacement entre le domicile et le lieu d'exercice de l'activité professionnelle ou un établissement d'enseignement ou de formation".

Ils doivent également avoir un justificatif de déplacement scolaire. Le site du gouvernement précise que les collégiens et lycéens peuvent utiliser leur carnet de correspondance en tant que justificatif. 

Toutefois, si les enfants sortent accompagnés de leurs parents, ils n'ont pas besoin d'attestation. Il suffit d'ajouter son nom sur l'attestation du parent qui l'accompagne.

Est-il possible de cocher plusieurs cases de son attestation de déplacement ? 

Vous souhaitez faire vos courses après être allée à votre rendez-vous médical ? Problème : vous ne savez pas quelle case cocher ! 

Sachez que vous n'avez pas à choisir : vous avez le droit d'en cocher plusieurs ! Ainsi, il vous suffira de cocher les cases correspondantes à vos motifs de déplacements. 

Et bonne nouvelle : le gouvernement le conseille même. C'est, en effet, une manière comme une autre de les limiter

Peut-on présenter un justificatif oublié après le contrôle de Police ? 

Masque, attestation, pièce d'identité, justificatif de déplacement… Il en faut des choses avant de sortir de chez soi ! Et un oubli est si vite arrivé… 

Si cela se produit pourtant, vous risquez une amende. Alors est-il de possible de présenter des pièces justificatives aux forces de l'ordre ultérieurement pour éviter d'avoir à payer ?

Attestation, pièce d'identité et justificatif de déplacement… C'est le même combat. En cas d'oubli de l'un de ces documents, les policiers sont autorisés à vous verbaliser. Une sentence définitive puisque, malgré votre bonne foi, vous ne serez pas autorisés à présenter votre justificatif ultérieurement.

Vous l'aurez compris : il ne vous reste, malheureusement plus qu'à payer.  

La Police peut-elle vérifier votre caddie, sac de courses ou ticket de caisse ?

D'abord, il faut savoir que les agents de police ne peuvent procéder aux contrôles à l'intérieur d'un magasin ou d'un supermarché. Toutefois, ils ont le droit de se placer devant la sortie du commerce et attendre que les clients aient effectué leurs achats. Pour vérifier que vous avez bien acheté des produits "de première nécessité", les agents de police peuvent éventuellement vous demander d'ouvrir votre votre sac, selon le tchat mis en place par la police nationale sur leur site, mais ils n'ont absolument pas le droit de fouiller votre sac. Quant au ticket de caisse, "cela reste au bon vouloir de la personne contrôlée de le présenter. Elle ne peut y être contrainte", a précisé la gendarmerie nationale auprès de Journalistes Solidaires.

Puis-je effacer mon attestation et la réutiliser ?

Malheureusement, il ne vous est pas possible d'écrire au crayon de papier sur votre attestation pour une première sortie, puis de gommer et réécrire sur la même feuille pour un autre déplacement. "L'attestation doit être unique", avait précisé le ministère de l'Intérieur. Vous devez, en conséquence, remplir votre attestation avec un stylo. Sinon, vous risquez l'amende de 135 euros...

Si vous souhaitez tout de même faire des économies de papier et que vous êtes muni d'un smartphone, vous pouvez remplir l'attestation numérique

Comment demander le remboursement de mon assurance auto en confinement ?

Selon UFC-Que Choisir, les assurances ont économisé environ 2,2 milliards d'euros grâce à la baisse des accidents de la route (de 14 % cette année) conséquence des confinements. Pourtant, le prix des cotisations devrait augmenter entre 1,5 et 2 % d'ici 2021. Étant donné la diminution du risque lié au fait que nous prenons moins la voiture ou la moto, vous pouvez vous faire rembourser, mais la marche à suivre dépendra de votre assurance.

Si la votre fait partie des cinq "bons élèves"  cités par UFC-Que Choisir (parmi eux : la MAIF ou la MATMUT), vous avez dû recevoir un courrier qui vous précise le montant qui vous sera remboursé.

Pour d'autres, il est nécessaire d'écrire une lettre afin de demander la diminution du montant de la prime d'assurance automobile . L'association a rédigé une lettre-type disponible sur son site.

Puis-je rendre visite à mon compagnon s'il n'habite pas avec moi ?

Malheureusement pour beaucoup de couples, rendre visite à l'élu(e) de son cœur ne fait pas partie des motifs de déplacement autorisés en confinement. Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement, avait donné quelques conseils aux couples séparés par les mesures restrictives, au micro de Fun Radio : "C'est difficile, je le comprends. J'ai des amis qui ne sont pas confinés avec leur partenaire. On peut se faire un dîner (ou plus) en Face Time. On peut se commander l'un pour l'autre un livre sur le site Internet du libraire du quartier, que l'un et l'autre va chercher… C'est un petit signe qui est envoyé".

Pour une grande partie des amoureux toutefois, la séparation est trop difficile à supporter. Selon un sondage Ifop pour Consolab récemment publié, 32 % des personnes en couple ont retrouvé au moins une fois leur moitié au domicile de l'un ou l'autre, depuis le début du confinement. Et 25 % d'entre eux comptent le faire à nouveau avant la fin de ces mesures restrictives !

Comment contester ses amendes ? 

100 000. C'est le nombre de verbalisations qui ont été effectuées par la police depuis le début du second confinement. Une chiffre qui devrait croître ces prochains jours en raison de la multiplication des contrôles décidée par le gouvernement.

Pour rappel, la première infraction est sanctionnée d'une amende de 135 euros. Une chiffre qui grimpe à 200 euros en cas de récidive dans les quinze jours. Une pénalité financière qui peut se transformer en délit dès la troisième verbalisation. Le risque est alors plus élevé puisqu'il s'agit de six mois d'emprisonnement, et 3750 euros d'amende.

Vous avez été victime d'une verbalisation que vous estimez non justifiée ? Heureusement, il est possible de contester votre amende si vous estimez que celle dernière n'était pas justifiée. Une manœuvre qu'il est possible de réaliser en ligne ou par courrier dans un délai de 45 jours.

Si vous souhaitez contester en ligne, c'est simple : sur le site antai.gouv.fr, vous devrez fournir votre avis de contravention, présenter les raisons de votre contestation et indiquer le montant de votre amende. Une consignation vous sera également demandée.

A l'inverse si vous souhaitez contester par courrier, il vous faudra envoyer le formulaire de requête en exonération joint à l'avis par courrier recommandé à l'adresse postale située en bas à droite de la première page de votre PV. Une fois encore, vous devrez fournir les motifs de votre contestation sur papier libre, l'original de votre contravention et vous acquitter d'une consignation.

A noter que tout ticket, témoignage ou encore avis de convocation vous permettra de plus facilement prouver vos dires. Attention, donc, à bien les conserver.

Une fois votre réclamation réceptionnée, le Ministère public pourra classer l'affaire sans suite, ou décider que votre demande n'est pas justifiée et donc vous convoquer devant un tribunal de police.

Les grands-parents peuvent-ils aller chercher les enfants à l'école ?

Il est tout à fait possible pour les grands-parents d'aller chercher leurs petits-enfants à l'école. Les parents ne sont pas les seuls à être en mesure de récupérer leurs enfants, ils peuvent désigner leurs propres parents, un voisin ou une voisine, une nounou... Il est toutefois conseillé de fournir à l'école ou à l'enseignant le nom de celui ou celle qui vient chercher votre enfant. 

Peut-on remplir plusieurs attestations par jour ?

Bien qu'il soit fortement recommandé de sortir le moins possible, vous pouvez tout à fait cumuler les attestations dans la même journée. En théorie, vous pouvez par exemple promener pendant une heure votre chien le matin, puis remplir une différente attestation pour faire votre jogging à 18h et une autre pour chercher votre enfant à l'école à 16h30. Si votre motif de sortie est "essentiel", vous n'avez pas de nombre maximal de déplacements à dépasser.

Peut-on se promener à vélo ?

Lors de sa conférence de presse du 29 octobre dernier, le Premier Ministre Jean Castex n'avait pas évoqué la pratique du vélo. Un manque pour de nombreux adeptes.

Le 4 novembre, c'est la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, qui est venue apporter des précisions sur cette question. "Il est possible de pratiquer [le vélo, Ndlr.] dans la limite d'un kilomètre autour de son domicile et d'une heure par jour", a-t-elle indiqué sur le compte Twitter de son ministère. Ainsi, ces règles s'appliquent si vous souhaitez faire du sport, vous promener ou simplement faire vos courses. A noter que cette limitation dans le temps et l'espace ne s'applique pas aux cyclistes qui se rendent au travail.

Une activité de loisir qui doit cependant se pratiquer seul. Le masque, quant à lui, n'est toujours pas obligatoire lorsqu'on conduit son vélo conformément aux recommandations de l'OMS. 

Un cycliste allemand résidant à Efringen-Kirchen, dans le Bade-Wurtemberg qui se baladait le long du Rhin, en France, à ainsi été verbalisé à hauteur de 135 euros, rapportent Les Dernières Nouvelles d'Alsace. Il se trouvait en effet à plus d'1km de son domicile, et ne respectait donc pas les lois en vigueur. Ce féru de la petite reine a bien tenté d'expliquer que le Confinement n'avait pas les mêmes restrictions dans son pays, mais il a dû s'acquitter de l'amende forfaitaire.

Un ensemble de limitations qui agace pourtant profondément certains passionnés de vélo. Le 3 novembre, l'association nationale des VTTistes, la Moutain Bikers Foundation, a réclamé "un ajustement à la hausse du 1km/1h". "Ce créneau semble compliqué à tenir, notamment sur le long terme, pour des raisons d'équité entre les citoyens et de bon équilibre entre rigueur sanitaire et bien-être physique et moral apporté par la pratique d'activité en pleine nature ", a avancé le comité directeur du MBF dans un communiqué. 

Et son président, Olivier Schneider, d'ajouter sur son compte Twitter:  "On note qu'en extérieur, et notamment à vélo, même lors de contacts "longs", le risque de transmission est faible, a-t-il expliqué. Laissez les cyclistes tranquilles. Les empêcher de pédaler, c'est se tromper de combat."

Quid des mariages, enterrements et cérémonies religieuses ?

Les mariages seront limités à 6 personnes. Quant aux cérémonies religieuses, elles ne pourront pas se tenir en public, sauf les enterrements, qui pourront se dérouler à 30 personnes.

Est-il possible de déménager ?

Il vous est possible de déménager. Contrairement au premier confinement, les sociétés de déménagement sont équipées de masque et de gel hydroalcoolique et sont donc opérationnelles. Toutefois, le client devra s'adapter lors de la réception et de l'enlèvement des cartons, puisqu'il ne sera pas possible de se trouver à plusieurs dans le logement.

En cas de déménagement, vous aurez besoin d'une attestation de déplacement dérogatoire, accompagnée d'un justificatif quant à la nécessité du déménagement, tel qu'un acte de vente.

Puis-je faire mes courses accompagné ?

Il vous est possible de faire vos courses avec votre conjoint, un membre de votre famille ou vos enfants, qui sont confinés avec vous, si, par exemple, vous n'avez pas de moyen de garde ou qu'il est compliqué de faire autrement. Camille Chaize, porte-parole du ministère de l'Intérieur, a confirmé qu'il était également possible de faire ses courses avec un ami ou un voisin, même s'il n'est pas confiné avec vous, et de se déplacer en covoiturage... mais à condition de respecter les distances de sécurité, dans le véhicule et dans le supermarché ! Chacun devra évidemment être muni de son attestation.

Peut-on faire ses achats pendant plus d'1 heure et à plus d'1 km ?

Non, aucune limite de distance à parcourir ou de temps n'est précisée pour les motifs de sortie autres que prendre l'air, promener son chien ou faire de l'exercice. N'ayez crainte, vous pouvez donc faire vos courses tranquille. Pensez bien toutefois à rester muni de votre attestation, et de cocher la case "effectuer des achats de fournitures nécessaires à l'activité professionnelle, des achats de première nécessité, des retraits de commandes et des livraisons à domicile".

Si vous vous faites contrôler par un agent de police, toutefois, il pourra vous demander de présenter votre ticket de caisse ou vos sac(s) de courses pour vérifier que vous êtes bien sorti pour effectuer des achats. Il ne pourra toutefois ni fouiller vos cabas ni juger de la pertinence de votre déplacement pour ce type de commissions.

Que risque-t-on si l'on reçoit des invités chez soi ?

Tout comme si vous sortiez de votre domicile sans attestation, vous risquez une amende de 135 euros si vous invitez des voisins ou amis chez vous. Le propriétaire du logement où se déroule la réception ne serait alors pas le seul à payer l'amende, puisque chaque convive débourserait aussi 135 euros pour avoir bravé le confinement. En cas de récidive dans le 15 jours, l'amende peut monter jusqu'à 200 euros. Si vous bravez le confinement trois fois en moins d'un mois, vous vous exposez à 3.750 euros d'amende et six mois de prison.

Quant à ceux qui organisent des fêtes, ils ne peuvent se faire verbaliser directement chez eux, puisque la loi ne le permet pas. Par contre, les agents de police pourront patienter en dehors du logement pour procéder à la verbalisation.

Dans la nuit du 7 au 8 novembre, une patrouille de police a découvert qu'une soirée privée se déroulait dans un bar de La Rochelle alors qu'il était officiellement fermé depuis le confinement... Pas moins de 25 personnes participaient aux festivités. Selon le compte Facebook de la police nationale de Charente-Maritime, les 25 personnes ont été verbalisées.