Confinement : du 17 mars au 11 mai, la France assignée à domicile

EN DIRECT - Changement de régime, Confinement jusqu'au 11 mai, Primes exceptionnelles, Efforts supplémentaires, Retour à l'école... Dernières infos sur l'impact de la crise sanitaire du Covid-19 et actualités du (dé)confinement.

[Mise à jour vendredi 17 avril à 17h19] Les personnes en arrêt de travail pour garde d'enfants ou les personnes qui sont plus vulnérables que les autres au coronavirus (notamment une affection de longue durée) passeront d'un régime d'arrêt maladie à un régime de chômage partiel à compter du 1er mai, ont fait savoir conjointement les ministères du Travail et de la Santé.
Depuis le début du confinement, 2 millions de personnes qui ne peuvent pas télétravailler et doivent garder leurs enfants, pouvaient se mettre en arrêt maladie et touchaient des indemnités journalières à hauteur de 90% du salaire brut. Du 16 au 30 avril, ce seront toujours les indemnités journalières, puis à compter du 1er mai, les personnes concernées vont passer à un régime de chômage partiel qui permet au salarié d'être indemnisé à hauteur de 70% du salaire brut et 84% du salaire net (100% pour le Smic).
Ce changement de régime "ne concerne pas les travailleurs indépendants, les fonctionnaires et les agents contractuels de droit public en arrêt de travail".

9 millions de salariés au chômage partiel

Le chômage partiel concerne désormais 9 millions de salariés français, a annoncé mercredi la ministre du Travail Muriel Pénicaud sur LCI, "c'est-à-dire que leur salaire est payé par l'Etat". Selon elle, "on n'a jamais eu un dispositif aussi massif, protecteur, en France". "C'est pas loin d'un salarié sur deux et d'une entreprise sur deux".
Parmi les secteurs les plus touchés par ce chômage partiel, figurent le commerce, l'hébergement et la restauration, mais aussi la réparation automobile et la construction ainsi que des activités de services spécialisés, scientifiques et techniques.
Parallèlement, les demandes d'inscriptions à Pôle emploi se révèlent en forte hausse alors que les offres d'emplois en France ont fortement chuté en mars, de l'ordre de 70% sur un an.

"Le rôle de l'état qui est aussi de protéger en cas de crise est pleinement là", estime Muriel Pénicaud. Elle assure que le chômage partiel sauvera "des milliers d'emplois" et "permettra de repartir".
Son coût, partagé entre l'État et l'Unédic, l'organisme qui gère l'assurance chômage devrait coûter 24 milliards d'euros sur trois mois, a confirmé la ministre du Travail.
"C'est un investissement (...) oui cela va faire de la dette, oui ça va être difficile, mais c'est à ce prix-là qu'on va sauver les emplois et qu'on va permettre aussi à notre tissu de petites et moyennes entreprises de continuer à exister", a ajouté Muriel Pénicaud.

Des primes exceptionnelles pour les familles modestes, fonctionnaires et soignants

Le premier ministre Edouard Philippe a annoncé ce mercredi le versement d'une prime de 1500 euros pour tous les personnels des services de santé qui gèrent la crise du Covid-19 dans les départements les plus touchés et des services ayant accueilli des patients Covid-19 dans les départements les moins touchés.
Les autres personnels de santé recevront une prime de 500 euros, a ajouté le chef du gouvernement, à l'issue du Conseil des ministres, précisant que ces primes seront "nettes de tout", c'est-à-dire exemptes de charges et d'impôts.
Le gouvernement versera le 15 mai une "aide d'urgence" de 150 euros par famille bénéficiaire du RSA ou de l'Allocation de solidarité spécifique (ASS), à laquelle s'ajouteront 100 euros par enfant.
Les familles qui ne bénéficient ni du RSA ni de l'ASS, mais qui touchent des aides au logement, percevront de leur côté 100 euros par enfant, a indiqué le chef du gouvernement, précisant que ces aides d'urgence profiteront au total à "plus de quatre millions de foyers".
Les étudiants précaires en seront aussi bénéficiaires, avait déclaré Laurent Saint-Martin, député LREM du Val-de-Marne et rapporteur général du budget à l'Assemblée nationale, mercredi 15 avril sur France Info.. Le gouvernement qui va débloquer 1 milliard d'euros va présenter avec précision, le montant précis et les modalités d'obtention de cette prime qui sera versée directement, en une fois, comme une prestation sociale.

Les agents de la fonction publique pourront, comme certains salariés du privé qui continuent à travailler pour assurer la continuité des services essentiels pendant la crise sanitaire, bénéficier d'une prime défiscalisée et exemptée de cotisations sociales allant jusqu'à 1.000 euros, a annoncé mercredi Gérald Darmanin.

Selon l'entourage du ministre de l'Action et des Comptes publics, au moins 400.000 agents de la fonction publique seront concernés par cette prime qui sera versée à la fin de l'état d'urgence sanitaire, par exemple aux enseignants ayant gardé les enfants de soignants, aux surveillants pénitentiaires ou encore aux douaniers qui réalisent des contrôles.

Castaner précise le déconfinement

"Le déconfinement, le 11 mai, n'est pas une certitude mais un objectif", a précisé Christophe Castaner, ministre de l'Intérieur, mardi 14 avril sur France Inter. "Ce qu'a annoncé le président de la République hier, ce n'est pas le déconfinement le 11 mai, c'est le confinement jusqu'au 11 mai", a-t-il martelé.I
"Il y a des conditions pour que nous puissions déconfiner le 11 mai (...) C'est la discipline, la discipline de respect du confinement", 
a-t-il ajouté. La seconde, c'est le combat que nous devons mener ensemble pour ralentir la propagation du virus".  En date du 1' avril, "plus de 11,8 millions de contrôles" ont été effectués partout en France et "un peu plus de 704 000 infractions" ont été verbalisées.

Les grandes annonces de Macron

Emmanuel Macron a pris la parole, ce lundi de Pâques, 13 avril (jour anniversaire de Brigitte Macron qui a fêté ses 67 ans).
Le Président a prononcé un discours qu'il a "écrit lui-même jusqu'à la moindre virgule", nous apprend Le Parisien.
"Nous sommes en train de vivre des jours difficiles. Nous ressentons tous de la peur (...), de la lassitude et du deuil pour d'autres", a commencé le chef de l'Etat qui a évoqué les difficultés rencontrées dans les milieux modestes et par les personnes âgées.
Emmanuel Macron a ensuite salué longuement les soignants, mais aussi remercié les Français avant de faire amende honorable.
"L'espoir renaît. Nous avons fait face. Certes, nous avons pris des décisions à partir d'informations partielles voire changeantes. Le moment a révélé des failles, des insuffisances", souligne le chef de l'Etat évoquant le manque de masques, de gel hydroalcoolique.

"Les commandes sont désormais passées. D'ici 3 semaines, nous aurons multiplié par 5 le nombre de masques pour nos soignants", ajoute le chef de l'Etat.

"Voici ce qui nous attend pour les prochaines semaines. L'espoir renaît mais rien n'est acquis. L'épidémie n'est pas encore maitrisée. Nous devons continuer à appliquer les règles. C'est pour cela que le confinement doit se poursuivre jusqu'au lundi 11 mai". 

"Durant les 4 semaines à venir, les mesures doivent continuer à être respectées. Elles doivent être identiques partout mais il ne faut pas ajouter des interdits. Je souhaite que les hôpitaux et les maisons de retraite organisent des visites pour pouvoir dire adieu aux proches en fin de vie". 

"Les mesures de chômage partiel et d'aides aux entreprises doivent être maintenues. J'ai demandé au gouvernement d'accroitre ces aides et de les simplifier. Les assurances doivent être au rendez-vous de cette mobilisation économique".

Un plan spécifique sera mis en place pour les secteurs durablement affectés. Une aide aux familles modestes avec des enfants sera versée ainsi qu'aux étudiants

"Le 11 mai sera le début d'une nouvelle étape. Elle sera progressive et les règles pourront être adaptées. A partir du 11 mai, nous réouvrirons les crèches, les écoles, les lycées.

"Les lieux rassemblant du public: restaurants, cafés, hôtels, cinémas, théâtres, salles de spectacles et musées resteront en revanche fermés. Les grands festivals et événements avec public nombreux ne pourront se tenir au moins jusqu'à mi-juillet prochain. La situation sera collectivement évaluée chaque semaine pour adapter les choses et vous donner de la visibilité pour leur protection", a annoncé Emmanuel Macron lors de son allocution lundi soir sans donner plus de détails. 

"Jusqu'à nouvel ordre, nos frontières avec les pays non européens resteront fermées", a ajouté le chef de l'Etat.

L'état devra permettre à la population de se procurer un masque grand public. Dans les transports en commun son usage devrait pouvoir devenir systématique.

Le chef de l'Etat a donc envisagé une prolongation d'un mois du confinement
"Si on projette plus loin, ça peut aussi jouer sur le moral des gens, comme sur les indicateurs économiques, alors prudence", expliquait un conseiller de l'Élysée au Parisien.

Elément qui a favorisé le prolongement des mesures : les ponts de mai propices aux rassemblements. "Comment imaginer qu'on maintienne les manifestations du 1er-Mai ? Puis les cérémonies du 8-Mai, où les anciens se regroupent devant les monuments aux morts ? Et puis il y a l'Ascension, avec les RTT et les week-ends prolongés. Laisser faire cela serait irresponsable", aurait lancé le président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand lors d'une audioconférence avec Édouard Philippe selon Capital.

Lundi 11 mai 2020. Une date suffisamment lointaine pour qu'on comprenne qu'on pourra alors commencer un début de déconfinement partiel, mais extrêmement progressif. Le retour à la normale ne sera pas immédiat.

Confinement des personnes âgées jusqu'à fin 2020 ?

"Les personnes âgées ou malades devront rester confinées après le 11 mai pour les protéger", a déclaré le président Macron... Jusqu'à quand ? Les contacts des personnes âgées avec leur environnement en Europe vont devoir rester limités jusqu'à au moins la fin de l'année en raison de l'épidémie liée au coronavirus, a mis en garde la présidente de la Commission européenne.
"Sans vaccin il faut limiter autant que possible les contacts des seniors", notamment ceux qui vivent dans les maisons de retraite, a déclaré Ursula von der Leyen dans le quotidien allemand Bild paru ce dimanche 12 avril.
"Je sais que c'est difficile et que l'isolement pèse mais c'est une question de vie ou de mort, nous devons rester disciplinés et patients (...) Les enfants et les jeunes jouiront plus tôt de davantage de liberté de mouvement ", a ajouté la dirigeante allemande de l'exécutif européen.
Selon l'AFP, ce dimanche 12 avril, l'Europe comptait 75 000 morts dû à la pandémie de coronavirus.

IVG médicamenteuse à domicile prolongée en confinement

La Haute autorité de santé a donné son feu vert pour étendre à neuf semaines, contre sept actuellement, l'accès à l'interruption volontaire de grossesse médicamenteuse à domicile, pour assurer aux femmes une continuité de leur droit pendant l'épidémie de coronavirus.
Saisie en urgence la semaine passée par le ministre des Solidarités et de la Santé sur cet allongement, la HAS justifie sa décision par " la nécessité de garantir le droit des femmes à l'IVG durant la période d'épidémie de Covid-19 en évitant autant que faire se peut d'aller en établissement de santé ".

Pour étendre ce droit, la HAS définit un nouveau protocole médicamenteux associant la prise de deux molécules. Elle insiste en outre sur la nécessité de prévenir la douleur en prescrivant du paracétamol associé à l'opium ou à la codéine au lieu de l'ibuprofène, et d'éviter dans la mesure du possible que la femme ne soit seule chez elle lors de ce process.

LIRE AUSSI : Droit à l'IVG : bafoué aux US, élargi au Royaume-Uni en pleine crise du Covid-19

Chaque année, quelque 220.000 avortements ont lieu en France. Plusieurs associations s'étaient récemment inquiétées des difficultés d'accès à l'interruption volontaire de grossesse, alors que le système hospitalier est débordé par la crise du coronavirus, s'alarmant que des femmes dépassent le délai légal autorisé.
Depuis la semaine dernière, les IVG médicamenteuses peuvent en outre être prescrites et suivies entièrement par téléconsultation.

Une dérogation au confinement accordée pour l'adoption d'animaux

A partir de jeudi, "une tolérance sera accordée" dans les déplacements malgré le confinement pour les personnes souhaitant adopter un animal en refuge, comme l'avait demandé la SPA, a annoncé samedi le ministère de l'Intérieur.

Lundi, la Société Protectrice des Animaux, qui a fermé ses portes au public à cause de l'épidémie, avait réclamé au gouvernement une dérogation pour que les gens puissent venir adopter les pensionnaires de ses 62 refuges, bientôt saturés.

LIRE AUSSI : Brigitte Bardot, Liane Foly, Fauve Hautot... interpellent Macron sur l'adoption : "sauvons les animaux"

Des "règles strictes" devront toutefois être respectées, selon Beauvau : l'animal devra être choisi en amont, par exemple, un rendez-vous précis sera fixé et le refuge concerné émettra une attestation dématérialisée comportant l'horaire du rendez-vous.
En se rendant au rendez-vous, le candidat à l'adoption devra se déplacer seul et être muni, en plus de l'attestation délivrée par le refuge, d'une attestation de déplacement dérogatoire pour "motif familial impérieux".

Moins d'accidents de la route

Conséquence directe du confinement. Le nombre de morts sur les routes de France métropolitaine a plongé de 39,6 % en mars par rapport à l'année dernière. Le bilan est de 154 personnes décédées. Le nombre d'accidents corporels est également en nette baisse sur cette période (-43,2 %).
Ces chiffres bas profitent en particulier aux piétons et aux cyclistes, moins présents sur la voie publique, en revanche "le nombre de morts dans la catégorie des conducteurs professionnels de véhicules utilitaires ou poids lourd ne baisse pas". Autre phénomène lié au confinement​, les grands excès de vitesse (supérieurs à 50 km/h au dessus de la vitesse autorisée) sont en nette hausse (+12 %) sur les routes de France. 

Masque pour tous

Le gouvernement prendra la décision d'étendre le port du masque de protection à toute la population s'il y a "un consensus scientifique" sur l'intérêt de cette mesure face au coronavirus, a affirmé jeudi 9 avril sur France Info sa porte-parole, Sibeth Ndiaye, en soulignant que ce n'est pas le cas actuellement.

"La crise n'est pas derrière nous", "nous sommes encore au coeur de cette épidémie", a affirmé Sibeth Ndiaye, refusant d'anticiper sur les décisions que le président Macron pourrait annoncer lundi lors de son intervention télévisée.

La capacité de la France à pratiquer des tests de dépistage "a beaucoup augmenté", a-t-elle par ailleurs souligné. "Nous allons encore augmenter cette capacité pour arriver à 50.000 tests par jour", a-t-elle indiqué.

Interrogée sur une possible appli de traçage numérique des habitants pour limiter la propagation du virus et assurer un suivi épidémiologique, elle a souligné que le gouvernement était dans "une phase exploratoire" sur le sujet.

A la veille du week-end pascal, quelque, le ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, a estimé qu'il n'y avait eu que "très peu d'anomalies graves".
"Il n'empêche que l'exercice a pu amener à quelques erreurs d'interprétation, le fait de fouiller un sac de course par exemple ne correspond pas à la bonne application de la doctrine fixée."
"Nous avons aussi veillé à ce que les délais de recours contre les contraventions soient portés de 45 à 90 jours" a 
ajouté le Premier Flic de France qui a souhaité aujourd'hui que le Covid-19 soit reconnu comme "maladie professionnelle" pour les personnels du ministère.
S'exprimant devant la mission d'information de l'Assemblée nationale, Christophe Castaner a fait état de "1 400 fonctionnaires" touchés de façon "avérée" par ce virus, sur un total de "plus de 300 000 personnes" dépendant du ministère.

"Une vie est sauvée toutes les huit minutes en restant chez soi"

Ces mots prononcés par le directeur général de santé, Jérôme Salomon donnent une valeur chiffrée au confinement alors que  l'épidémie de coronavirus a fait 12.200 morts en France. "Nous ne sommes pas encore au pic [épidémique]. Nous ne sommes qu'à la phase ascendante. Aborder le déconfinement n'a aucun sens", a-t-il souligné lors du point presse quotidien sur la situation sanitaire en France. Vous savez ce qu'il vous reste à faire: Restez Chez Vous! 

Le point sur la pénurie alimentaire

Les rayons vides de vos commerces ne doivent pas vous inquiéter: "La chaîne alimentaire tient, il n'y aura pas de pénurie en France", a déclaré mercredi le ministre de l'Agriculture Didier Guillaume à l'issue du Conseil des Ministres.

"L'organisation de notre chaîne, de l'amont à l'aval, des producteurs en passant par les entreprises de transformation agro-alimentaire et les distributeurs qui sont principalement les GMS (grande et moyenne surface, NDLR) mais aussi les commerces de détail et les marchés de plein vent, cette chaîne continue de produire pour alimenter nos concitoyens", a ajouté Didier Guillaume.

Après avoir fait des stocks, les Français se tournent vers une alimentation plus diversifiée, que les récoltes françaises sont en mesure de fournir. Seule "la pêche française a perdu plus de 50% de son activité", reconnait le ministre qui souligne également que les 5000 exploitations sur lesquelles reposent l'approvisionnement sont désormais en mesure de produire normalement: "On ne manque pas de bras grâce à l'appel du gouvernement", s'est-il félicité.

Vous notez une augmentation du montant de votre ticket de caisse ? "

Les prix alimentaires sont stables, avec une hausse de 0,01 % des prix en mars hors produits frais traditionnels", a certifié le ministre de l'Économie et des Finances Bruno Le Maire qui a assuré que "tout le monde était mobilisé pour faire en sorte que chacun puisse trouver les produits dont il avait besoin".

La Poste

La Poste a annoncé qu'elle allait rouvrir davantage de bureaux pour le versement des minima sociaux et confirmé qu'elle augmenterait la fréquence de distribution de la presse, du courrier et des colis. "La Poste va poursuivre ses efforts afin que soient ouverts d'ici la fin du mois d'avril 5 000 bureaux de poste avec des organisations et des niveaux de service adaptés (courrier, colis, Banque Postale et téléphonie mobile)" comme annoncé jeudi après une réunion à Matignon, a confirmé le patron du groupe public Philippe Wahl dans un communiqué.

Sortir du confinement

Le médecin estime que le déconfinement doit se faire par vagues "peut-être en libérant d'abord les plus jeunes", explique-t-il au micro de la radio. Pour éviter une seconde vague, de contamination, il préconise de tester la population, "pour libérer d'abord ceux qui ont eu le virus et utiliser l'intelligence artificielle pour identifier les clusters qui pourraient émerger".

"Il faut prolonger le confinement et le coupler à la fois avec le port de masque et la capacité à tester", a affirmé dimanche 12 avril, sur France Info, Jérôme Marty, médecin généraliste et président du syndicat de l'Union française pour une médecine libre (UFML).
L'objectif selon lui, c'est de pouvoir "isoler les patients atteints et les groupes contacts", grâce à des tests sérologiques ou par écouvillonnages. Sans cela, "il faut maintenir le confinement".

Le Premier ministre a désigné Jean Castex, secrétaire général adjoint de l'Elysée, pour organiser ce déconfinement du mieux possible. La difficulté, lorsque nous sortirons de nos domiciles, sera de "vivre avec une maladie qui n'aura pas totalement disparu" en évitant "que nous soyons frappés par une deuxième vague qui nous obligerait à procéder à nouveau à des confinements". 

Faut-il porter un masque ?

"Nous prendrons une décision pour l'éventuelle extension du port du masque dans toute la population dès lors que nous pourrons la bâtir sur un consensus scientifique, un rationnel scientifique et sanitaire", a déclaré Sibeth Ndiaye sur France Info jeudi 9 avril.

"Il n'y a pas aujourd'hui de consensus scientifique en la matière", a-t-elle martelé, soulignant que l'Organisation mondiale de la santé (OMS) "ne recommande pas le port du masque dans la population de manière générale". "Alors que nous réfléchissons aux stratégies que nous mettrons en oeuvre lorsqu'il faudra lever le confinement, cela fait partie des options que nous examinons", a précisé la porte-parole du gouvernement.

L'Académie de Médecine souhaite le port du masque obligatoire pour tous, mais pour l'instant à l'échelle nationale, il est simplement conseillé. "S'il s'avère que le port d'un masque en population générale pouvait renforcer l'efficacité du dispositif, si les recommandations des scientifiques allaient dans ce sens, nous serions amenés à communiquer en ce sens", a expliqué le ministre de la Santé lors d'une séance de questions au gouvernement, le 8 avril, à l'Assemblée nationale.

Le 3 avril, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a exhorté les citoyens à sortir équipés d'un masque. "Nous encourageons effectivement le grand public, s'il le souhaite, à en porter, en particulier ces masques alternatifs qui sont en cours de production", a-t-il déclaré lors de l'une de ses interventions.

En raison des nombreuses sorties des Français le 5 avril, le maire de Sceaux Philippe Laurent a souhaité contraindre ses habitants, âgés de plus de 10 ans, à se déplacer avec un "dispositif de protection nasale et buccale" à partir du 8 avril. Un arrêté à donc été signé et précise : "A défaut d'un masque chirurgical ou FFP2, les usagers de l'espace public de plus de 10 ans peuvent porter une protection réalisée par d'autres procédés à la condition que ceux-ci couvrent totalement le nez et la bouche". En d'autres termes, une écharpe, si elle est correctement placée, peut suffire.

À Nice, où un manque de discipline a également été noté, le maire Christian Estrosi a annoncé, le 6 avril sur Franceinfo, non seulement un durcissement du couvre-feu, qui passe désormais à partir de 20h (au lieu de 22h auparavant) dans les quartiers où les verbalisations sont les plus fréquentes, mais aussi une obligation de sortir couvert. Le port du masque sera désormais indispensable lors des déplacements des Niçois. 

À Paris aussi, la possibilité du port du masque obligatoire est envisagée. "Il faut aller dans ce sens là. Il faut que chacun puisse avoir une protection, et n'importe quel type de foulard ou de masque est mieux que rien", a déclaré Anne Hidalgo au micro de France Info, le 7 avril. Et d'expliquer : "Deux millions de masques en tissu vont être distribués aux Parisiens. Un réseau d'une trentaine de petites entreprises de l'économie sociale et solidaire vont les fabrique dans les prochains jours". 

Mesures plus strictes : vers un durcissement du confinement

Alors que certains Français pensent déjà au déconfinement, Christophe Castaner a annoncé que les préfets avaient reçu l'autorisation de "durcir les mesures là où des signes de laisser-aller se feraient jour", d'après le ministère de l'Intérieur. Par exemple, une "limitation de la pratique sportive individuelle" pourrait être instaurée dans les endroits où la discipline se relâcherait, l'arrivée des beaux jours pouvant pousser les Français à sortir en masse, comme ce fut le cas le week-end des 5 et 6 avril.

Christophe Castaner : "On ne sort pas avec ses enfants"

"Il y a eu depuis le début des contrôles près de 480 000 contraventions dressées, sur 8,2 millions de contrôles. Ce que je sais, ce que je vois, c'est que les Français font partie, dans le monde entier d'ailleurs, de ceux qui respectent le mieux le confinement",  a déclaré le ministre de l'Intérieur, ce lundi 6 avril sur France Info, au sujet de la crainte de départs en vacances malgré le confinement.

"Bien sûr, il y a eu des infractions, il y a quelques comportements toujours imbéciles", a ajouté Christophe Castaner qui a alerté sur le risque "de relâchement" surtout en cette période de beau temps. "La meilleure protection c'est de respecter le confinement. On a le droit de sortir pour promener son chien ou faire ses courses", a-t-il rappelé. "Mais ce n'est pas en fonction de la météo."

Les parents font courir un "risque à leurs enfants" quand ils sortent avec eux. "Je sais que le confinement c'est difficile encore plus avec des enfants. C'est encore plus difficile en appartement, mais le confinement c'est un combat que nous menons contre le Covid et pour nos enfants", a insisté Christophe Castaner. "Je suis parent aussi, je suis papa, on ne sort pas avec ses enfants parce qu'on les expose. Mes filles (17 et 21 ans) ne sont pas sorties depuis trois semaines, mais elles ont la chance d'avoir un jardin."

L'attestation de sortie est dispo au format numérique

Les Français, bons ou mauvais élèves du confinement ?

Les chiffres montrent que les premières semaines, le confinement a été plutôt très bien respecté. En revanche depuis lundi dernier on voit un relâchement dans les zones touristiques, mais aussi des déplacements plus nombreux", a expliqué sur LCI, Antoine Couret, le président de la société Geo4cast, qui a développé l'appli Covimoov qui donne des informations sur l'évolution de l'épidémie autour de l'endroit où l'on se trouve.
Les chiffres de Covimoov ne concernent pas que les gens qui sortent pour faire une promenade, il y a aussi ceux qui travaillent. "Toutefois, si l'on prend l'ensemble des personnels hospitaliers, cela correspond à 8 à 10% des déplacements, or on est cette semaine à plus de 45%", précise le spécialiste de l'AI.

Au global, pourtant, la France fait figure de bonne élève dans le respect des règles de confinement. La fréquentation des lieux de loisirs et de consommation (commerces, restaurants, cinémas, etc.) – fermés depuis le 15 mars – a chuté de 88 %. De même, la fréquentation des lieux de transports publics (tramway, métro, gares…) a chuté de 87 % et de 82 % vers les parcs, indique un rapport sur la mobilité dans 131 pays publié vendredi par Google.

Un nouvel outil de géolocalisation

Vous craignez de vous éloigner ? Franchir et dépasser cette distance autorisée ? L'IGN (Institut Géographique National) a mis au point un nouveau système de géolocalisation permettant de calculer le périmètre autour duquel vous pouvez vous déplacer près de votre domicile. Pratique ! Rendez-vous sur ce site. Comment utiliser l'outil de géolocalisation ? Cliquez sur "calculer un isochrone", entrez votre adresse, sélectionnez la fonction "isodistance", entrez le chiffre "1" dans la catégorie "distance", puis... calculez !

Peut-on cocher plusieurs cases dans l'attestation de déplacement ?

On peut se demander s'il est autorisé de cocher plusieurs cases pour justifier son déplacement dans l'attestation dédiée. Le gouvernement répond, dans sa FAQ, qu'il est non seulement permis d'agir ainsi, mais cela est aussi conseillé. "Vous êtes incités à limiter vos sorties aux cas limitatifs énumérés, il est donc conseillé de grouper vos sorties et il est donc possible d'indiquer plusieurs motifs", lit-on. Par exemple, si vous devez vous rendre à une consultation médicale, il est conseillé de faire vos courses nécessaires dans la foulée.

Peut-on changer de lieu de confinement ?

Que faire si vous ne supportez plus le lieu où vous êtes confinés ou vos colocataires ? Si vous ressentez le besoin urgent de vous échapper de votre lieu de confinement, le ministère de l'Intérieur est formel: "Le lieu du confinement ne doit pas changer". Seules certaines raisons bien particulières sont valables pour que vous puissiez modifier votre endroit de confinement :
- La fin d'une location saisonnière
- Protéger/s'occuper des personnes vulnérables (des parents, des grands-parents)
- S'occuper d'animaux qu'on a laissé à un endroit
- Garder des enfants de parents qui sont malades ou dont la maman doit accoucher.

Une semaine de congés payés peut-elle être imposée pendant le confinement ?

Un employeur peut-il forcer son employé à prendre des jours de congés ?

Un employeur pourra imposer à son salarié de prendre une semaine de congés payés (soit six jours ouvrables) pendant le confinement, même si celui-ci n'avait pas prévu de poser de congés dans les mois à venir, à condition qu'un accord de branche ou d'entreprise le permette, conformément au texte de la loi d'urgence sanitaire, voté dans la nuit du 21 au 22 mars à l'Assemblée nationale.

Le délai d'un mois pour qu'un employé puisse modifier les congés de son salarié est-il toujours en vigueur ?

À l'origine, un employé pouvait déplacer les jours de congés de son employé, à condition qu'il le fasse au moins un mois avant la date prévue de départ en congés. La loi d'urgence sanitaire réduira ce délai. Le but ? "Permettre à tout employeur d'imposer ou de modifier unilatéralement les dates de prise d'une partie des congés payés, des jours de réduction du temps de travail et des jours de repos affectés sur le compte épargne temps du salarié en dérogeant aux délais de prévenance et modalités d'utilisation", d'après l'article 7 du projet de loi d'urgence.

Sur quelle période ces mesures sont-elles valables ?

D'après le ministère du Travail, seuls les congés compris sur la période 2019/2020 sont pris en compte, c'est-à-dire ceux qui doivent être posés avant le 31 mai.

Quid des RTT ?

Le nouveau texte de loi va "permettre à tout employeur d'imposer ou de modifier unilatéralement les dates des jours de réduction du temps de travail, des jours de repos prévus par les conventions de forfait et des jours de repos affectés sur le compte épargne-temps du salarié", sans qu'un accord de branche ou d'entreprise ne soit nécessaire.

Sortir : où, quand, comment ?

Quand a-t-on le droit de sortir ?

Il vous sera possible de sortir uniquement en cas de réel besoin, c'est-à-dire pour travailler lorsque le télétravail est impossible, se rendre à un rendez-vous médical, en cas de "motif familial impérieux ou pour l'assistance de personnes vulnérables pour venir en aide à un proche dépendant, ou pour des parents séparés pour aller chercher et déposer les enfants", pour aller faire des courses nécessaires ou encore prendre l'air, s'adonner à une activité physique individuelle, du moment que l'on reste proche de chez soi. La ville de Paris a d'ailleurs annoncé que les parcs et jardins étaient désormais fermés.

Jusqu'à quand ces restrictions seront-elles mises en place ?

Pour l'instant, le conseil scientifique suggère "au moins six semaines" de confinement, mais aucune déclaration officielle à ce sujet n'a encore été faite.

Y a-t-il une distance à ne pas franchir près de son domicile ?

Edouard Philippe a expliqué qu'il était permis de sortir dans un rayon d'un kilomètre autour de chez moi, pour faire du sport ou promener son animal de compagnie. Toutefois, il ne faut pas sortir plus longtemps qu'une heure, une fois par jour, et, bien sûr, rester seul(e).

Comment justifier son déplacement ?

Depuis le 17 mars, 100 000 policiers et gendarmes ont été déployés sur tout le territoire pour contrôler les personnes qui circulent et qui doivent être en mesure de justifier leur déplacement avec une attestation de déplacement dérogatoire imprimée ICI et remplie au stylo indélébile et non pas au crayon à papier ou d'une attestation sur l'honneur écrite à la main sur papier libre, datée et signée.
L'amende pour non-respect des règles du confinement est de 135 euros

Un couvre-feu sera-t-il mis en place ?

Une vingtaine de communes ont instauré un couvre-feu à partir de 20h. Toutefois, dans la plus grande partie du pays, pour l'instant, tant que votre déplacement est justifié et que vous avez bien rempli votre attestation, vous pouvez sortir tous les jours, 24h/24.

Puis-je faire de l'exercice en plein air ?

Il reste possible de faire de l'exercice en plein air, si l'on s'y rend seul, en restant près de son domicile et en respectant les mesures de distanciation sociale si l'on croise un badaud (ne pas l'approcher à moins d'un mètre).

A-t-on le droit de prendre sa voiture pour une balade en forêt ?

L'utilisation de votre véhicule doit être limitée aux déplacements indispensables. Une balade en forêt, sauf si celle-ci se trouve relativement proche de votre domicile, ne rentre pas dans la catégorie des déplacements nécessaires.

Peut-on se promener à plusieurs ?

Il est interdit de faire du sport à plusieurs, mais il est permis de se promener à plusieurs, si et seulement si, l'on se balade avec des personnes avec lesquelles nous sommes confinés.

Peut-on faire ses courses à plusieurs ?

Il n'est pas possible de faire ses courses à deux, mais le ministère de l'Intérieur émet tout de même une exception, auprès de Ouest France : "Évidemment, un parent qui n'aurait pas de solution de garde pour ses enfants peut aller avec eux faire ses courses, tout en gardant une vigilance particulière au respect des gestes barrière et des distances de sécurité".

Peut-on monter en voiture à plusieurs ?Il est possible de monter à plusieurs dans la même voiture "mais seulement si c'est strictement nécessaire et que chaque passager est muni d'une attestation justifiant le déplacement", précise le ministère de l'Intérieur à Ouest France.

Que risque-t-on si l'on se déplace sans attestation ?

L'amende en cas de déplacement non justifié est fixée à 135 euros. Pour faire respecter ces règles, plus de 100 000 policiers et gendarmes et les polices des municipalités ont été mobilisés et procéderont à divers contrôles.

Faut-il une nouvelle attestation pour chaque déplacement ?

Il faut effectivement remplir une attestation datée à chaque déplacement.

A-t-on besoin d'autres justificatifs en dehors de l'attestation ?

Si l'on se déplace pour se rendre sur son lieu de travail, en plus de l'attestation, il faut se munir d'une carte professionnelle (quand c'est possible) ou d'un justificatif de l'employeur précisant que le télétravail est impossible.

Doit-on déclarer son lieu de confinement ?

Pour l'heure, le gouvernement n'a pas demandé aux citoyens de déclarer les lieux dans lesquels ils sont confinés. A priori, on considère que chacun est à son domicile même s'il est possible de se confiner hors de sa résidence principale.

A-t-on besoin d'une attestation pour prendre l'air ou promener son chien ?

Même si vous souhaitez uniquement promener votre animal de compagnie ou prendre l'air (tout en restant près de votre domicile), vous devez remplir l'attestation dérogatoire de déplacement et cocher la case "déplacements brefs à proximité du domicile".

Quels services sont encore disponibles ?

Peut-on utiliser les transports en commun ?

Il est possible de prendre les transports en commun, qui continuent de fonctionner de manière réduite, uniquement pour les déplacements indispensables.

Peut-on faire le plein d'essence ?

Les stations-service ainsi que les garages et centres de réparation d'automobiles restent ouverts pour permettre à la population d'effectuer les déplacements indispensables en véhicule.

Peut-on recevoir un électricien, plombier, réparateur à son domicile ?

Si les mesures barrières sont respectées et que l'intervention nécessitée est urgente, un électricien ou un plombier pourra effectuer son travail au domicile d'une tierce personne.

Doit-on annuler la venue des aides à domicile ?

Une infirmière ou une aide à domicile peut tout à fait venir rendre service à une personne âgée lorsque c'est absolument nécessaire, tout en respectant scrupuleusement les mesures d'hygiène et les gestes barrières et, dans la mesure du possible, en portant un masque.

Peut-on se rendre chez son médecin ?

Bon nombre de cabinets médicaux restent ouverts. Dans certains cas, les visites à domicile ou les téléconsultations sont possibles.

Peut-on effectuer un déménagement ?

Les locataires qui prévoyaient de déménager ne pourront pas mener à bien leur projet pour l'heure, puisque ce déplacement est considéré comme non indispensable. Les locataires dont le préavis touche à sa fin devront régler le problème à l'amiable avec leur propriétaire.

Peut-on assister à un enterrement ?

Le Premier ministre l'a stipulé, avec affliction, en direct au JT de 20h de France 2 : si un proche décède, seule la famille nucléaire est autorisée à se rendre aux funérailles. Il n'y a plus de cérémonie, les funérariums sont fermés et l'on ne peut se déplacer pour les obsèques d'un ami.

Informations et documents utiles pendant le confinement

Famille et confinement

Comment s'occuper lors du confinement ?

Cuisiner

Prendre soin de soi et de sa maison

Vie personnelle et relations de couple à l'épreuve du confinement

L'impact du confinement sur la santé

Voir aussi nos dernières informations santé en direct concernant l'épidémie de Coronavirus en France

Et toutes les mesures importantes en lien avec le confinement annoncées durant ces derniers jours

Une "réflexion active" est en cours pour récompenser les salariés du public mobilisés contre le coronavirus. Cette gratification se ferait sur le même modèle mais sous d'autres formes que les salariés du privé, qui pourront bénéficier de primes défiscalisées, a indiqué la ministre du Travail.

Le ministère de la Santé a indiqué que les personnes qui n'ont pas accès aux technologies numériques pourraient se voir rembourser les consultations téléphoniques avec leur médecin qui seront prises en charge par la sécurité sociale. Ce remboursement concernera les personnes atteintes ou suspectées d'avoir contracté le coronavirus, ayant une affection de longue durée ou âgés de plus de 70 ans et autorisées"par exception" dans le seul cadre de la crise sanitaire.

Des chiffres et des mots

Le jogging interdit à Paris à certaines heures

Anne Hidalgo a déclaré que l'activité physique et sportive serait "concentrée" sur certains horaires, à Paris. Un arrêté conjoint de la préfecture de police et de la mairie de Paris indique désormais que le jogging sera interdit à Paris entre 10h et 19h à partir du 8 avril, selon LCI qui a relayé le communiqué officiel. Ils "restent donc autorisées de 19h à 10h, au moment où l'affluence dans les rues est la plus faible", lit-on.

Un observatoire de l'état d'urgence sanitaire a été mis en place par la Commission nationale consultative des droits de l'Homme (CNCDH), afin de "recenser les atteintes aux droits et libertés, s'assurer de leur effectivité sur le terrain, et produire des recommandations à destination des pouvoirs publics pour remédier aux problèmes et en tirer des enseignements pour le futur", lit-on.

Les préfectures de Gironde et des Pyrénées-Atlantiques ont interdit  aux hébergements de tourisme d'accueillir du public dans toutes les communes de la côte girondine, parmi elles Lacanau, Lège-Cap-Ferret et Arcachon,

Selon le ministère de la Cohésion des territoires, 172 000 personnes sont hébergées dans des structures d'hébergement d'urgence. 7800 places supplémentaires ont été mobilisées dans des hôtels pour héberger des SDF pendant l'épidémie de coronavirus, ainsi que 2800 places dans 73 sites de confinement pour les SDF malades.

Le député Matthieu Orphelin et une soixantaine d'autres parlementaires ont lancé une consultation pour préparer l'après, le déconfinement. Sur lejourdapres.parlement-ouvert.fr, les élus proposent d'imaginer "un grand plan de transformation de notre société" autour de la santé, du travail, de la démocratie, de l'Europe et des territoires, etc.. 40 mesures sont déjà soumises au vote comme une  "revalorisation salariale immédiate de 200 euros/mois pour les aides à domicile, aides-soignantes, infirmières et autres agents hospitaliers de catégories B et C", la création d'un "véritable revenu universel, dès l'âge de 18 ans" ou le "renforcement de l'impôt sur la fortune immobilière".
Les votants peuvent être des citoyens, des associations, des élus locaux ou des entreprises et sont invités à soumettre des avis ou des propositions. Une synthèse de la consultation sera rendue publique avant la mi-mai.

Les vacanciers inconscients à l'amende. Pour empêcher la rupture du confinement pendant les vacances de printemps, les contrôles routiers sont renforcés. Depuis vendredi, plus de 160.000 policiers et gendarmes sont mobilisés.
Sur France Info, Maddy Scheurer, porte-parole de la gendarmerie, a précisé : "ils seront systématiques aux barrières de péages et sur le réseau secondaire", effectués "par des postes fixes et des patrouilles" pour vérifier les raisons de chaque déplacement.
En voiture, conducteur comme passagers risquent une amende !
"Il peut y avoir autant de contraventions que de personnes dans la voiture", a alerté Maddy Scheurer. "On va vous inviter à retourner à votre domicile et vous risquez de tomber sur un contrôle sur le chemin du retour. Les personnes expliqueront leur cas, mais cela n'empêchera pas forcément l'amende majorée à 200 euros par personne".

Le nombre de détenus dans les prisons françaises a diminué a diminué de 6266 personnes, a indiqué ce vendredi le ministère de la Justice, qui a pris des mesures de libérations anticipées afin d'éviter une propagation du coronavirus. Au 1er avril, il y avait 66 309 détenus dans les 188 prisons françaises contre 72 575 le 16 mars, selon les chiffres de la Chancellerie. Cette baisse inédite est liée à la fois à une diminution de l'activité judiciaire, ce qui entraine une réduction du nombre de nouveaux détenus, et à des libérations anticipées.

Un entrepôt du marché de Rungis, dans le Val-de-Marne, a été transformé en morgue afin de "soulager les services funéraires régionaux", a annoncé Le Parisien.

Le professeur Fontanet, épidémiologiste à l'Institut Pasteur, a expliqué au micro d'Europe 1, que les personnes âgées, les plus à risque, seraient certainement les dernières à être déconfinées. "Le seuil peut-être placé à 65, 70 ans, qui déterminent les gens pour qui il faudra rester prudent car s'ils étaient à nouveau exposés au virus ils seraient plus à même de faire des formes graves", a-t-il expliqué.

Les salariés du public pourraient être récompensés pour leur mobilisation, a annoncé la ministre du Travail Muriel Pénicaud, sur France Info. Une "réflexion active" a été entamée afin de réfléchir à un éventuel système de primes pour ces travailleurs.

Le ministère du Travail va présenter des "guides de bonnes pratiques", métier par métier, afin de travailler en sécurité alors que le coronavirus fait rage. "On ne travaille pas de la même façon quand on est caissier ou chauffeur-livreur", a expliqué Muriel Pénicaud.

Alors que certains employés demandent à leurs salariés de signer une décharge pour les déresponsabiliser en cas de contamination, Muriel Pénicaud leur a coupé l'herbe sous le pied : "L'employeur est responsable s'il n'y a pas mis les moyens pour protéger ses employés du virus. Signer une décharge n'a aucune valeur juridique".

Etant donné que les accidents de la route ont diminué de 80% depuis le début du confinement par rapport à une année "normale", l'assureur Maif va rendre environ 100 millions d'euros à ses assurés "redistribués à 2,8 millions de sociétaires pour environ 3,6 millions de véhicule", a indiqué un porte-parole de l'entreprise. 

Un couvre-feu a été instauré en Guadeloupe et en Martinique. A l'exception des déplacements professionnels, aucune sortie ne peut être effectuée entre 20h et 5h du matin.

Emmanuel Macron a annoncé que le confinement serait relativement allégé pour les autistes, qui vont "pouvoir sortir un peu plus souvent" et "se rendre sur des lieux habituellement fréquentés, porteurs de repères rassurants avec leurs aidants". Le président de la République a rappelé le numéro d'Autisme Info Service (0 800 71 40 40)

Ils sont plus de 5000 vétérinaires portés volontaires à s'être inscrits dans la réserve sanitaire.

15 millions d'euros de chèques-services créés pour les SDF. Ce sont 60.000 personnes vont bénéficier de cette aide de sept euros par jour et par personne, a expliqué le ministre du logement Julien Denormandie dans Ouest France.

Réforme des APL reportée. La réforme des aides au logement devra attendre la fin de la crise sanitaire.

La déclaration de revenus se fera à partir du 20 avril, au lieu du 9 avril initialement. Le ministre de l'Action et des comptes publics a également annoncé que les déclarants papiers auraient un mois de plus pour faire leur déclaration, soit jusqu'au 12 juin. Les télédéclarants auront une quinzaine de jours en plus, entre le 4 et le 11 juin selon les zones. Les contrôles fiscaux seront suspendus, a ajouté Gérald Darmanin.

Les victimes de violences familiales peuvent donner l'alerte par SMS au 114 "afin que les forces de l'ordre interviennent", a indiqué Christophe Castaner.

Jean-Michel Blanquer a fait un triste constat sur Cnews : "On estime que c'est entre 5 et 8% des élèves, d'après nos premières évaluations, que nous avons en quelque sorte perdus depuis deux semaines". Le ministre de l'Education craint que le système actuel ne "creuse" davantage "les inégalités" entre les élèves.

Un accord a été passé avec La Poste qui "va permettre à chaque professeur d'envoyer à partir de son ordinateur un document imprimé à un élève qui n'a pas d'équipement numérique ou qu'il n'a pas réussi à joindre autrement".
Cet été, un système de "colonies de vacances éducatives" devrait être mis en place pour les élèves qui en ressentent le besoin, ainsi que des "modules de soutien scolaire gratuits, certainement au moins pour la dernière semaine d'août".

L'ordre des vétérinaires a rappelé aux propriétaires d'animaux qu'il ne fallait utiliser ni détergent ni gel hydro-alcoolique sur les chiens et les chats d'autant qu'il n'existe aucune preuve scientifique que ces animaux transmettent le coronavirus.

La  majorité des trains étant à l'arrêt, la SNCF a décidé de rendre le prélèvement des abonnés "Mon forfait annuel" TGV nul pour le mois d'avril. Ces derniers pourront donc disposer d'un mois gratuit tout comme les abonnés au forfait TGVMax.

Près d'un demi-million de téléconsultations ont été réalisées la semaine dernière ce qui représente plus de 11% de l'ensemble des consultations, contre moins de 1% avant la crise, selon l'Assurance maladie.

L'Etat va débloquer "10 millions d'euros supplémentaires " pour le financement des aides spécifiques d'urgence attribuées par les Centres régionaux des œuvres universitaires (Crous).

Le gouvernement a lancé une attestation de déplacement dérogatoire rédigée en français simplifié destinée aux personnes en situation de handicap ou ayant des difficultés avec la langue française.

Cédric O, le secrétaire d'Etat chargé du numérique, a annoncé le lancement de solidarite-numerique.fr, un site internet qui a pour vocation d'aider les personnes qui ont du mal à utiliser les outils numériques pour leurs démarches administratives en pleine période de confinement. Un numéro de téléphone associé, le 01 70 772 372, sera également joignable du lundi au vendredi, de 9h à 18h.

Le gouvernement a augmenté l'amende pour les contrevenants aux mesures de confinement, en cas de récidive uniquement. La sanction de base reste à 135 euros. L'amende pour non-respect des mesures passe à 200 € en cas de récidive dans les 15 jours et 450 euros pour l'amende majorée si elle n'est pas payée dans les délais.

Les règles pour la mise en bière d'un défunt ont évolué. Edouard Philippe a expliqué que les personnes assistant à l'enterrement pourraient désormais voir le visage du défunt s'ils le souhaitent. Malgré tout, l'exposition d'une partie de la dépouille peut présenter un risque de contamination supplémentaire.

L'arrêté relatif à la suspension temporaire de l'exploitation de l'aéroport d'Orly a été signé par le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Jean-Baptiste Djebbari. Les quatre compagnies qui continuent actuellement à assurer des vols depuis Orly transfèrent leurs activités sur Paris-Charles-de-Gaulle. Il reste encore 20 000 Français coincés à l'étranger et environ 110 000 ont été rapatriés.

Mise en place d'"un dispositif national grand public de soutien psychologique au bénéfice des personnes qui en auraient besoin". Il ne faut pas hésiter à contacter le numéro vert 0.800.130.000.

17% des Parisiens ont quitté la ville, selon Martin Hirsch, le directeur général de l'Assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP). Plus d'un million de Franciliens ont quitté la région entre le 13 et le 20 mars.

La Poste a rendu gratuit son service de visite aux personnes âgées. Lancée il y a 3 ans, l'offre "Veiller sur mes parents" propose une visite régulière aux personnes âgées par le facteur, qui fait un compte-rendu aux proches ayant souscrit l'abonnement qui coûte habituellement 19,90 euros. "Pendant tout le confinement, la visite hebdomadaire de lien social est offerte", précise La Poste.

Le chef de l'Etat a rappelé que les fêtes religieuses du mois d'avril ne devront donner lieu à aucun rassemblement. Ces annonces concernent les rassemblements chrétiens de la semaine sainte et du week-end de Pâques (6 au 12 avril), les fêtes juives de Pessah (9 au 16 avril) et le ramadan prévu autour du 24 avril.

Droits des chômeurs

"Nous avons également décidé la prolongation des droits pour les chômeurs qui arrivaient en fin de droits et le report de la fin de la trêve hivernale au 31 mai. Pour les toutes petites entreprises nous avons mis en place un fond de solidarité qui pourra être à la fin du mois de mars de 1.500 à 2.000 euros selon les cas et un dispositif qui sera reconduit en avril en raison de la prolongation du confinement", a conclu le chef du gouvernement.

Non-paiement des factures d'électricité et de gaz

Le ministre de la Santé a précisé au JDD que les fournisseurs d'électricité et de gaz ne pourraient pas résilier de contrats même pour le motif de non-paiement de factures