Une tatoueuse en prison parce qu'elle exerçait dans le blanc des yeux

Une femme pratiquant des tatouages clandestins s'est vu condamnée à un an de prison avec sursis pour usage illégal de la médecine. Elle pratiquait le tatouage dans l'oeil, dangereux pour la santé et strictement interdit en France.

Une tatoueuse en prison parce qu'elle exerçait dans le blanc des yeux
©  slena

Une Sarthoise de 24 ans (au regard noir, tatouée sur le visage d'une paire de ciseaux rouges et du nombre 23), vient d'être condamnée à une peine d'un an de prison avec sursis pour exercice illégal de la médecine et interdiction de pratiquer piercings et tatouages durant cinq années.
Elle aurait tatoué trois clients dans les yeux, plus exactement dans le blanc de l’œil. Cette pratique s'appelle le "eye ball tatoo" et est interdite en France car considérée comme une "transformation corporelle", d'où une peine aussi lourde ordonnée par le Tribunal du Mans, lundi 2 septembre. 

Du travail dissimulé et des conditions insalubres 

Selon nos confrères du Maine Libre, la jeune femme exerçait illégalement de chez une voisine complice, lorsqu'elle ne se déplaçait pas directement chez le client. Arborant elle-même de l'encre de tatouage dans les yeux, la jeune tatoueuse a avoué que la salle à manger servait d'atelier pour s'adonner à cet "art" qu'elle partageait avec son compagnon aujourd'hui décédé.

Les faits qui sont reprochés au couple remontent à fin 2016. Et si la jeune femme a expliqué que c'est son compagnon qui pratiquait ses tatouages de manière clandestine et que seuls de "proches amis" du couple n'ont eu recours à cette injection d'encre dans les yeux, plusieurs victimes sont à déplorer. 

"Il n'ose plus sortir de chez lui"

Selon le président du tribunal, un jeune homme répondant au nom d'Alexis, "fasciné par le monde du tatouage" aurait fait les frais de tatouages et mutilations corporelles à sa demande, par le couple.

La prévenue aurait procédé à un "eye ball tatoo" tandis que son compagnon décédé lui aurait coupé l'oreille, ainsi qu'un "piercing sur le dessus de la main et une injection de couleur dans le cartilage", nous apprend le quotidien régional sarthois. Mais le résultat n'est pas au rendez-vous et le jeune homme n'ose plus sortir de chez lui.

Une autre victime et ancienne cliente du couple de tatoueurs clandestins se plaint de complications et oedèmes causés par son tatouage dans l'œil. Pour sa défense, la prévenue a rétorqué à la barre : "Madame D. connaissait les risques, mais elle estimait que ça valait le coup".  L'artiste extrême devra indemniser ses clients malheureux et souffrants.

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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