J'ai testé pour vous... une course en road car à Vincennes

Alors qu'approche le grand et mythique GRAND PRIX D'AMERIQUE (qui se déroulera dimanche 26 janvier), nous nous sommes glissés dans la combinaison d'un driver sur l'Hippodrome de Paris-Vincennes. L'occasion d'expérimenter des sensations uniques !

J'ai testé pour vous... une course en road car à Vincennes
© JLL LeTrot

En ce jour de décembre, Il fait froid mais le soleil brille quand nous pénétrons dans l'Hippodrome de Paris-Vincennes.
Nous sommes accueillis par son commentateur Laurent Bruneteau, qui nous rappelle à quel point le Grand Prix d'Amérique est une course mythique et nous explique les rouages de cette formidable mécanique qui sollicitera près de 2000 personnes le 26 janvier 2020.
Le commentateur rompu à l'exercice explique ensuite aux 4 hommes et 4 femmes que nous sommes (quasiment tous des novices) que nous allons bientôt prendre place sur un road car, un sulky à deux places. "Vous allez avoir l'impression de participer au prix d'Amérique", nous détaille Laurent Bruneteau avant de nous conseiller de fermer la bouche pour ne pas avaler de mâchefer, le revêtement de la piste, et de ne pas nous inquiéter outre mesure si nous sentons le souffle du cheval qui nous suit.
Le speaker professionnel nous apprend aussi que nous allons parcourir une distance de 1750 mètres à une moyenne inférieure de 10 km à celle des champions mais de 45 km/h tout de même !

La peur (et les papillons) au ventre
Un brin stressés, nous nous habillons ensuite d'une épaisse combinaison, d'un gilet de protection qui ressemble à un gilet pare balles, d'un casque et de lunettes. Assez peu seyante, cette tenue a le mérite d'être chaude ce qui est hautement appréciable en plein hiver ! Avant de rejoindre les écuries, Laurent Bruneteau nous donne le nom du cheval qui va nous tracter, le nom de notre driver du jour et notre numéro. Je suis pour ma part affublée du numéro 4, mon cheval porte le joli nom de Gold Eleven et le driver s'appelle Alexis Jannier.

C'est le moment tant attendu (et redouté) de rejoindre les écuries. Le silence règne parmi les cavaliers en herbe que nous sommes. Pourtant amatrice de sensations fortes, je ne suis moi non plus guère rassurée il faut bien le reconnaître !
Quand les chevaux arrivent, nous constatons qu'il n'ont rien à voir avec les chevaux placides des centres d'équitation. Nerveux, ils ne tiennent pas en place et je manque de tomber en grimpant dans le road car. Nous commençons par faire un tour de piste pendant lequel Alexis m'explique que notre cheval a 4 ans et qu'il a son petit caractère et qu'il n'est pas très docile. Me voilà encore moins rassurée ! Passionnée par les explications d'Alexis je ne me rends à peine compte que la course est lancée et je ne le réalise que quand mon driver lance "C'est parti !".

3 minutes d'émotions intenses
Nous nous élançons et prenons l'avant dernière place… Alexis m'avait prévenu : Gold Eleven n'est pas le plus rapide au départ. Le rythme s'accélère rapidement mais étrangement je n'ai plus du tout peur. Bien accrochée comme mes collègues à deux sangles, je peux ainsi profiter de l'Hippodrome de Paris-Vincennes qui n'appartient qu'à nous… Force est de reconnaître que cette place peu enviable nous permet de profiter du magnifique spectacle des cheveux qui tentent coûte que coûte de se dépasser.

Ce n'est pas le cas de Gold Eleven qui, comme me l'apprend Alexis, est "enfermé". Je le réalise quand notre poursuivant nous dépasse et que je sens le fameux souffle dont nous avait parlé Laurent Bruneteau qui commente la course comme si nous étions de véritables participants.

Dans l'impossibilité de doubler, nous terminons la course… bons derniers ! Je n'ai aucun regret pour autant car j'ai vécu en 3 minutes une montée d'adrénaline presque comparable à celle des grands champions !