HORS NORMES est notre coup de cœur et voici les sorties ciné du 23 octobre

Découvrez un Vincent Cassel mémorable en responsable associatif. Accompagnez des enfants et un adorable yéti en direction de l'Everest. "Hors Normes" et "Abominable" sont nos deux conseils ciné de la semaine. Découvrez, aussi, le film qui nous a déçus...

HORS NORMES est notre coup de cœur et voici les sorties ciné du 23 octobre
©  Gaumont Distribution

Hors Normes d'Eric Toledano et Olivier Nakache

Et un succès de plus à l'horizon pour Eric Toledano et Olivier Nakache ? C'est très probable ! Après le phénomène Intouchables ou l'excellent Le Sens de la Fête, l'un des duos les plus inspirés du cinéma français nous revient dans une forme olympique avec Hors Normes, qui avait clôturé dans un concert d'applaudissements le dernier Festival de Cannes. Pendant deux ans, les deux comparses se sont immergés au cœur de deux associations venant en aide aux personnes atteintes d'autisme. La précision d'écriture de ce nouvel opus ne ment pas. Elle témoigne d'une maîtrise parfaite du sujet, de ses problématiques, et offre un naturel confondant à ses comédiens principaux, Vincent Cassel –dans l'un des meilleurs rôles de sa carrière– et Reda Kateb. Lesquels incarnent deux responsables associatifs qui s'occupent d'autistes dont personne ne veut ou dont aucune autre entité étatique ne sait véritablement gérer. En entrelaçant l'humour et l'émotion avec l'aplomb d'un tisserand de génie, la paire orchestre un merveilleux film sur la différence, sur l'entraide, sur une France plurielle, belle, celle de la fraternité, de la bienveillance. Toledano et Nakache mettent du cœur à l'ouvrage. Et la générosité qui se dégage de leur travail emporte tout sur son passage.     

Avec Vincent Cassel, Reda Kateb, Hélène Vincent (1h55)

Abominable de Jill Culton et Todd Wilderman

Disons-le d'entrée : Abominable est l'une des plus belles réussites du cinéma d'animation cette année, tant par sa magnifique direction artistique que par son scénario qui prône la cohésion et la ténacité. Tout débute à Shanghai à travers la course effrénée de Yi, une adolescente qui vit avec sa mère et sa grand-mère et qui n'arrive pas à se remettre du décès de son papa. Son rêve ? Voyager loin et aller là où le défunt aurait aimé qu'elle aille. Hasard de calendrier : elle trouve un matin un yéti sur le toit de son immeuble. Loin de ses parents, ce dernier espère lui aussi regagner ses terres natales, du côté de l'Everest. Pour Yi, ses deux amis et le yéti, dont le chant revêt un pouvoir magique, commence une incroyable odyssée. Premier film d'animation Dreamworks dont l'héroïne est une jeune fille, le formidable Abominable de Jill Culton et Todd Wilderman vous émerveillera par sa beauté visuelle et vous séduira grâce à ses personnages attachants. On y rit souvent et on y pleure aussi, surtout quand les notes de Fix You de Colplay résonnent à un moment-clé de l'intrigue (que l'on taira). En définitive : un enchantement de tous les instants à mettre sous les yeux des grands et petits enfants.    

Avec les voix de Chloe Bennet, Albert Tsai, Tenzing Norgay Trainor (1h37)

  • Coup de griffe

Terminator : Dark Fate de Tim Miller

Et de six ! L'une des plus célèbres franchises cinématographiques de ces dernières décennies revient à la conquête du grand écran. Pourtant, si on creuse un peu, la recette est invariablement la même. Nous sommes à Mexico. Danis Ramos, 21 ans, est une jeune femme qui bosse sur une chaîne de montage dans une usine automobile. Un jour, deux inconnus s'affrontent à son endroit : le premier, un redoutable et insubmersible Rev-9, veut la tuer ; la seconde, une super-soldate génétiquement augmentée, entend la défendre. Vous comprendrez que le sort de l'humanité en dépend. Et là, logée au milieu de ce combat, trône la mythique Sarah Connor (Linda Hamilton). Avec, bien sûr, pas très loin, notre Schwarzenegger international. En reprenant, à peu de choses près, la même trame narrative que Terminator 2, cet opus de Tim Miller, le réalisateur de Deadpool, remplit mécaniquement son cahier des charges, en entrelaçant des séquences d'action réussies et des dialogues purement cosmétiques. Ici, contrairement aux deux premiers opus –on oubliera les autres–, il n'existe aucune dimension psychologique, aucune profondeur des personnages. A force de miser sur l'efficacité du divertissement, l'âme des origines s'en est définitivement allée. Et c'est bien triste !

Avec Arnold Schwarzenegger, Linda Hamilton, Mackenzie Davis (2h09)