Le désert d'Atacama, un vrai jardin fleuri

Le désert d'Atacama au Chili est réputé pour être le plus aride au monde. Pourtant, cette année, chose exceptionnelle, il se pare de milliers de fleurs. Du coup, le spectacle est d'une beauté époustouflante.

Le désert d'Atacama, un vrai jardin fleuri
© AFP TV

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"CHILI : Atacama, le désert "en fleurs" comme jamais depuis 20 ans"

Au Chili, le désert d'Atacama est célèbre pour ses nombreux lacs de sel, formés il y a plusieurs millions d'années. En effet, ce désert qui s'étend sur 1 000 km jusqu'au Pérou et la Bolivie et culmine à près de 4 000 m de haut, est réputé pour être le plus aride au monde. Pourtant, il arrive qu'exceptionnellement, des pluies transforment toute la région en un véritable jardin fleuri. Cette année, le phénomène est d'une rare ampleur et s'explique notamment par des pluies abondantes dans la région. Comme l'a souligné à l'AFP, Carla Louit, directrice du parc Llanos de Challe, "C'est une année incroyable, il a plu plus de 50 millimètres." Du coup, il n'y a jamais eu autant de fleurs dans cette région depuis plus de 20 ans. Elles sont partout. Que ce soit dans le sable, sur les cactus ou encore sur les roches, elles sont des milliers à tapisser de leurs multiples couleurs ce lieu qui d'habitude a plus des allures lunaires. "Presque toutes les espèces qui sont présentes ici montrent des caractères d'endémisme, très spécifiques à la région. On peut notamment admirer la Griffe du Puma, une espèce aujourd'hui en danger d'extinction, comme toute la végétation du désert fleuri. Pour l'administration du parc, il est essentiel de sensibiliser le public, en particulier les jeunes, aux enjeux de conservation de la biodiversité locale. Les gardes reçoivent les écoliers de la région lors de visites éducatives et leur expliquent les dangers qui menacent la survie des plantes." Des conseils qui sont également valables pour les touristes, stupéfaits par la beauté du paysage qui s'offre à eux en cette saison. Ainsi, afin d'éviter que certaines espèces disparaissent définitivement, l'arrachage de ces plantes est interdit. Une tache ardue pour celles et ceux qui veillent à la sauvegarde du site et qui, malheureusement, manquent cruellement de moyens humains et financiers.

Pour en savoir plus :

 La Corporación Nacional Forestal (CONAF)