"J'ai trompé mon mari avec une femme : j'en rêvais mais j'ai détesté" (Isabelle, 36 ans)

Les préliminaires ne se sont pas passés comme elle l'imaginait. Isabelle nous raconte...

"J'ai trompé mon mari avec une femme : j'en rêvais mais j'ai détesté" (Isabelle, 36 ans)
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Je me souviens qu'adolescente, j'avais des "vues" sur certaines filles du lycée. Mais je ne pensais pas à "sortir" avec elles et me concentrais sur les garçons. Probablement pour être dans la norme, c'était plus simple. La seule expérience lesbienne que j'ai eu avant de rencontrer mon mari à 26 ans, c'était d'avoir embrassé une fille en boîte de nuit. Puis j'ai complètement refoulé cette attirance quand j'ai rencontré Nicolas. J'étais totalement folle de lui et il comblait tous mes désirs. 

Quand j'ai eu 31 ans, nous avons eu un enfant, et j'ai eu une longue période sans libido. Pendant plus d'un an, nous n'avons pas fait l'amour. J'avais alors très peur concernant l'avenir de notre couple, car je craignais vraiment qu'il me trompe. Je commençais d'ailleurs à être jalouse pour un rien… Mais j'avais beau fouiller dans ses textos, dans ses mails, je ne trouvais rien. Et puis, il y a eu cette soirée d'anniversaire. C'était ma meilleure amie qui fêtait ses 35 ans, on était une cinquantaine dans un grand château loué pour l'occasion. J'avais laissé ma fille à ma mère, j'avais vraiment besoin de décompresser un grand coup ! Ce que j'ai fait, car dès 21 heures, j'avais déjà un bon petit coup dans le nez… Le soir, dans le jardin, je dansais quand j'ai croisé le regard de cette femme, incroyablement belle. Elle ne m'a pas porté plus d'attention que ça au départ, mais moi, je la cherchais constamment du regard. J'avais très envie d'elle. 

"On s'est embrassé à pleine bouche"

J'ai donc dansé plus proche d'elle, et là, j'ai senti qu'il se passait quelque chose entre nous. On était attiré comme des aimants, on se frottait, on se souriait. Ça faisait tellement longtemps que je n'avais pas ressenti de désir que j'étais vraiment comme une morte de faim qui voit un bout de pain. Je ne cherchais pas du tout à cacher mon envie, et je crois que ça lui plaisait beaucoup. Elle m'a soudain glissé à l'oreille "Est ce que tu es lesbienne ?" et sans l'ombre d'une hésitation, j'ai répondu "oui !". Immédiatement après, je me suis tout de même sentie obligée de lui dire que mon mari n'était pas loin. Ca l'a fait rire. Et là, d'un seul coup, on s'est embrassé à pleine bouche. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, mais ce n'était pas un petit baiser. Il y avait la langue et tout ! Au bout de quelques minutes, j'ai senti une main me taper sur l'épaule. Et là, j'ai vu mon mari me fusiller du regard. Nous sommes rentrés à la maison. Il ne m'a pas décroché un mot.  

Quelques jours plus tard, j'ai appris par ma meilleure amie que cette femme était une collègue de son mari. Je lui ai avoué que je l'avais embrassé lors de sa soirée et que j'aimerai la revoir. Mon amie m'a donné son numéro de téléphone en me faisant promettre d'en parler à Nicolas. J'ai donc pris mon courage à deux mains, et je lui ai exposé, le soir-même, mon attirance sexuelle pour cette femme. Il l'a assez mal pris, d'autant que je ne couchais plus avec lui. Mais je lui ai dit que j'avais envie de coucher avec une femme depuis longtemps, et que ça n'avait rien à voir avec les sentiments très forts que j'éprouvais pour lui. Au bout de quelques jours, il m'a donné son accord pour que je la revois. Et on a donc pris un verre, avec Anaïs. C'était électrique, on savait toutes les deux pourquoi on était là. Et on a filé très vite à l'hôtel…

"Ça m'a vraiment dégouté. Le goût, la texture…"

Le début était parfait, j'ai vraiment aimé les préliminaires ! Mais la magie a cessé d'un seul coup, quand j'ai tenté mon premier cunnilingus. Ça m'a vraiment dégouté. Le goût, la texture… J'ai dû tenir quelques secondes avant de courir aux toilettes. Il fallait que je me brosse les dents en urgence. Evidemment, Anaïs était très mal à l'aise. On ne savait plus trop quoi se dire. Et on en est donc resté là. Je suis rentrée et je ne l'ai jamais rappelé.

Ma vie de couple a ensuite repris son cours normal. Sans que mon mari ne me demande quoi que ce soit, je crois qu'il a compris que ça ne m'avait pas convaincue. Je suis redevenue câline avec lui, je cherchais ses bras, son sexe, et ce souvenir s'est peu à peu évaporé. Je ne dis pas que je n'ai plus d'attirance pour les femmes aujourd'hui, mais réaliser ce fantasme m'a permis de me rendre compte que je préférais l'imaginer que de le vivre en vrai. Je crois que mon mari a vraiment bien fait de me laisser aller au bout de l'expérience.