Valérie Pécresse, "déçue" par Gims : ce que Marlène Schiappa lui a demandé

Marlène Schiappa a demandé à Valérie Pécresse de réagir aux propos polémiques de Gims sur le Nouvel An. La candidate à l'élection présidentielle a rapidement répondu à ces sollicitations...

Valérie Pécresse, "déçue" par Gims : ce que Marlène Schiappa lui a demandé
©  CHRISTOPHE SAIDI/SIPA/Laurent Vu/SIPA

Les déclarations de Gims, qui a sommé ses abonnés Instagram de cesser de lui souhaiter une bonne année, provoquent un tollé, y compris auprès de la classe politique. "Les muslims, on a la même conviction, arrêtez avec cela (...) s'il vous plaît avec les 'bonne année', 'Nouvel An', laissez-moi, vous savez bien que je n'ai jamais répondu à ça (...) C'est pas méchant. Mais restons quand même forts sur nos valeurs", avait-il déclaré sur le réseau social. Des propos qui ont mis dans l'embarras la candidate à l'élection présidentielle Valérie Pécresse, dont Gims est un soutien public depuis 2019.

Marlène Schiappa demande à Pécresse de rendre des comptes

Marlène Schiappa, choquée par les déclarations du rappeur, a demandé à Valérie Pécresse de réagir, sur le plateau de RMC: "J'ai appris récemment dans une émission de télévision que Maitre Gims était financé par la région Île-de-France et qu'il avait apporté son soutien à Valérie Pécresse. Je demande aujourd'hui à Valérie Pécresse ce qu'elle pense de ces propos. Chacun sait ce que je pense de ce type de pratique. Je demande à Valérie Pécresse, qui est soutenue par Maitre Gims, de se prononcer".

Valérie Pécresse : ce qu'elle pense des propos de Gims

Dare-dare, la présidente du conseil régional d'Île-de-France a répondu aux sollicitations de la ministre déléguée à la Citoyenneté et a déclaré le 4 janvier, sur le plateau de C à Vous, qu'elle a été "déçue" par les propos de Gims. "Ces propos, c'est tout ce que je combats, c'est du communautarisme", a-t-elle admis face à Anne-Elisabeth Lemoine. 

Toutefois, Valérie Pécresse a assuré qu'elle avait récemment échangé avec le chanteur au téléphone. "Il m'a dit qu'il était désolé, qu'il ne voulait blesser personne et qu'il allait souhaiter bonne année à tout le monde. Je pense qu'il ne voulait pas blesser, mais pour moi, c'est un discours que l'on doit combattre, un discours séparatiste, et je ne peux pas faire autrement que de le condamner et de le lui dire en face", a-t-elle déclaré.