Darmanin rhabille la Police : Alerte Mode... et Indignation

Fashion police. Le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin a envoyé un courrier à 24 écoles de Mode et aux lycées professionnels dotés d'une filière Métiers de la Mode pour que leurs étudiants travaillent... à un nouvel uniforme des policiers. Ce souci d'un nouveau dressing au rabais et le relooking de pantalons en pleine pandémie fait polémique.

Darmanin rhabille la Police : Alerte Mode... et Indignation
© LEWIS JOLY/SIPA

Mais comment s'habille la Police ? Le Premier Flic de France a très à coeur... le style de ses agents.
Le 12 mars dernier, des écoles de mode ainsi que des lycées professionnels avec la filière Métiers de la mode recevaient un courrier étonnant de la part du ministère de l'intérieur. Signé de la main de Gérald Darmanin, la lettre demande aux étudiants de plancher sur l'évolution de la tenue des policiers

Des économies déplacées (et malvenues)

La dernière fois que la tenue des forces de l'ordre avait évolué, c'était en 2004 et design et coupe avaient été confié à Balenciaga... pour la bagatelle de 21 millions d'euros.

Une somme considérable que les Forces de l'Ordre aimeraient voir affecter à des moyens supplémentaires et de nouveaux effectifs.

Tendances et couleurs

Dix-sept ans après leur création, ces tenues hors-de-prix ne correspondraient plus aux attentes actuelles selon le ministre. 

Dans la lettre publiée par le média consacré à l'art Documentations, il est écrit que ces tenues doivent posséder "une apparence plus moderne, plus en phase avec les nécessités du terrain et les réalités de la société".

Si le polo reste satisfaisant, le bleu jugé trop clair devrait changer de ton. 

Les délais sont courts et l'exercice non rémunéré

Outre la modernisation des vêtements, c'est également au niveau du couvre-chef que sont attendues des évolutions

La traditionnelle coiffe de police devrait être remplacée par un bonnet de police que les insignes des agents orneront. 

"La nouvelle coiffe devra s'adapter à toutes les morphologies de têtes, de coiffures et chevelures pour les hommes ainsi que pour les femmes" précise Darmanin dans son courrier. 

Là où le bât blesse, c'est que l'exercice n'est pas rémunéré, en plus de devoir être accompli dans des délais courts. Ce qui exaspère les jeunes étudiants, qui ont l'impression que cette démarche participe de la précarisation de leur futur métier. 

Tout travail mérite salaire.