Déconfinement : Festivals autorisés, Parcs d'attraction, Annonces d'Attal

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"Déconfinement : Festivals autorisés, Parcs d'attraction, Annonces d'Attal"

Les limites de déplacement ne sont plus en vigueur dès le 3 mai. Quid des festivals, parcs d'attractions, discothèques ? Le président de la République a expliqué la fin confinement en 4 étapes du 3 mai au 30 juin. Nouvelle Attestation, Levée des restrictions sanitaires, Couvre-feu à 19h, 21h puis 23h, Ecole, Télétravail, Discothèques, Magasins, Terrasses, Cinémas, Musées...: Calendrier.

[Mis à jour jeudi 6 mai à 12h37] Préparez-vous! Les festivals en plein air peuvent reprendre dès le 1er juillet, a annoncé Roselyne Bachelot. La ministre de la Culture a précisé que les festivaliers seraient debout et devraient respecter une jauge de 4m² par personne. Les festivals se dérouleront "dans une limite qui sera définie par le préfet en fonction des circonstances locales", a précisé Roselyne Bachelot auditionnée par la Commission des Affaires culturelles à l'Assemblée générale. 
"Si on parle d'un terrain de 4.000 m2 pour 1.000 personnes, ça peut s'envisager, il y a des espaces suffisamment vastes pour ne pas se coller les uns aux autres. Mais si on parle d'un carré de 4m2 par personne, c'est ingérable. Personne n'a envie de vivre une expérience pareille", a répondu Aurélie Hannedouche, responsable du Syndicat des musiques actuelles, à l'AFP.
Les spectacles et concerts pourront également reprendre "selon un protocole adapté et un plafond de jauge fixé par le préfet au regard des circonstances locales", a ajouté la ministre de la Culture.

Parcs d'attraction, pas totalement ouverts le 19 mai

"Les parcs à thème pourront rouvrir le 19 mai mais les attractions resteront fermées dans un premier temps", a déclaré le secrétaire d'Etat au Tourisme, Jean-Baptiste Lemoyne, au micro de RMC.

"Le 19 mai, ce sera les activités de plein-air, les zoos avec quelques espaces comme les aquariums, mais les attractions en elles-mêmes, au sens juridique du terme, ce sera le 9 juin", a-t-il précisé.

Quant aux fêtes foraines, elles pourront reprendre le 9 juin, en même temps que la réouverture des attractions.

Dernières annonces d'Attal

"Les indicateurs laissent apparaître une amélioration nette de la situation sanitaire", s'est réjoui Gabriel Attal en sortie du conseil des ministres, le 5 mai.

"Si nous maintenons nos efforts, le 19 mai sera bien le jour de réouverture des terrasses et des commerces", a ajouté le porte-parole du gouvernement. Il a expliqué que le taux d'incidence diminuait à 224. Une baisse de 20 % en une semaine.
La baisse des contaminations est plus rapide dans certaines régions, comme l'île de France et Provence-Alpes-Côte d'Azur. L'épidémie recule également plus rapidement dans l'Ouest du pays.

"Ne nous méprenons pas sur ces chiffres, ils montrent une tendance favorable, mais surtout qu'il faut continuer à faire attention au risque de gâcher ces efforts", a toutefois souligné le porte-parole du gouvernement.

Dans quelques jours, le Premier ministre indiquera de "nouveaux éléments" sur le calendrier de déconfinement.

Gabriel Attal a précisé que la liste des pays sous surveillance serait élargie, sans pour autant donner de précisions pour l'instant.

Discothèques : le bout du tunnel ?

Les discothèques sont les grandes oubliées de ce déconfinement. Sur BFMTV, Alain Griset, ministre des PME, a expliqué: "Les discothèques sont des lieux fermés qui ont des spécificités puisque quand on danse, on est en grande proximité. On continue à se concerter avec les professionnels et on a mis en place depuis juillet un accompagnement spécifique pour ces établissements".

Et d'ajouter: "Dans les prochains jours, nous allons observer, avec eux, l'évolution des taux. J'espère pouvoir leur donner une perspective de réouverture dans les semaines à venir. Il n'est pas envisageable de ne pas leur donner d'espoir".

Le déconfinement en France, moqué à l'étranger

Alors que le déconfinement a débuté le 3 mai, des voix s'élèvent à l'étranger pour dénoncer une levée des mesures restrictives prématurée. Sur Twitter, Eric Feigl Ding, un ancien chercheur à la prestigieuse université Harvard, a lâché: "Le déconfinement français n'est pas une bonne idée". 

"La France veut faire comme le Royaume-Uni pour la réouverture… Mais la France oublie qu'elle a la moitié moins de premières doses injectées que l'Angleterre", a-t-il expliqué.

"Pardon, mais qu'est-ce que je viens de lire? La France va sortir du confinement avec des cafés, des restaurants et des cinémas qui rouvriront par étapes le mois prochain. Avec des chiffres comme ceux-là?", a également déclaré un internaute australien, sur le réseau social.

Mariages : ce qui change le 19 mai

Dès le 19 mai, vous pouvez à nouveau vous marier (presque) en grande pompe!

Le 3 mai, les professionnels du secteur ont annoncé que les lieux de réceptions des mariages, fermés depuis le début du deuxième confinement, pourraient rouvrir dès la deuxième étape du calendrier de déconfinement.

Dès le 19 mai, il vous est donc possible de dire "oui" à l'élu de votre cœur sans vous soumettre à la règle des six invités. 

Entre le 19 mai et le 9 juin, le nombre d'invités pourra aller jusqu'à 35% de la capacité de la salle, en intérieur et en extérieur.

Fini la règle des 10 km

Le 3 mai, jour tant attendu, est enfin arrivé. Désormais, nous pouvons nous déplacer en journée sans limite de déplacement et sans devoir se munir d'une attestation de déplacement dérogatoire. C'est aussi le jour où une partie des collégiens et lycéens font leur rentrée à l'école en présentiel.

Au micro de RTL, Bruno Le Maire a défendu un "choix responsable" d'Emmanuel Macron d'amorcer le déconfinement.
"Nous avons fait le choix de la visibilité pour les Français, un choix responsable mais il ne faut pas abandonner les gestes barrières, ni ralentir la vaccination, au contraire il faut l'accélérer", a-t-il ajouté.

Une nouvelle attestation disponible

Le 2 mai, le site du ministère de l'Intérieur a mis en ligne une nouvelle attestation de déplacement dérogatoire en couvre-feu. Dans cette nouvelle version, les motifs de déplacements ne changent pas, mais plus besoin d'attestation en journée.

Emmanuel Macron explique les :"freins d'urgence sanitaire"

"Dès le 19 mai, il nous faut retrouver notre art de vivre à la française, en restant prudents et responsables: notre convivialité, notre culture, le sport... J'ai bon espoir que la France entière pourra passer à l'étape du 19 mai", a déclaré Emmanuel Macron dans une interview dévoilée par Le Progrès.

Le président de la République, qui a dessiné les contours du calendrier de déconfinement en quatre étapes, a toutefois assuré que des outils de freinage pourraient être mis en place de manière territoriale, en cas de besoin: "Les mesures seront nationales, mais nous pourrons actionner des 'freins d'urgence' sanitaires dans les territoires où le virus circulerait trop".

Quant à sa décision, jugée tardive par beaucoup, de reconfiner le pays, le chef de l'Etat a affirmé n'avoir "jamais fait de pari sur la santé et la sécurité de nos concitoyens". 

Et d'ajouter: "J'assume d'avoir fait des choix, mais ce ne sont pas des paris. Cela sous-entendrait que ce serait aventureux. Non. Nous avons été éclairés par la science et nous avons fait le choix de mettre l'humain avant tout. Dans l'humain, il n'y a pas que la gestion sanitaire, mais aussi tout ce qui fait la vie des femmes et des hommes. La vie de la Nation ne se réduit pas à l'évolution des courbes".

Le pass sanitaire, "discriminant" ?

Le pass sanitaire doit également être introduit dans la vie française, notamment pour assister aux grands évènements, comme les foires ou les salons.

Toutefois, Emmanuel Macron a tenu à rassurer les citoyens qui s'inquiéteraient d'une mesure "discriminante": "Le pass sanitaire ne sera jamais un droit d'accès qui différencie les Français. Il ne saurait être obligatoire pour accéder aux lieux de la vie de tous les jours comme les restaurants, théâtres et cinémas, ou pour aller chez des amis. Par contre, dans des lieux où se brassent les foules, comme les stades, festivals, foires ou expositions, il serait absurde de ne pas l'utiliser".

Il garantit que le pass sanitaire "ne fracturera pas le pays".

La fin de la crise sanitaire en 2021 ?

La lutte contre le coronavirus est-elle réellement en train de toucher à sa fin? "C'est mon souhait le plus fort. Mais est-ce que je peux vous dire, les yeux dans les yeux, qu'on ne sera plus jamais débordé par ce virus ? C'est impossible", a-t-il prudemment déclaré.

Selon lui, toutefois, si de nouveaux variants difficiles à contrôler n'entrent pas en jeu, il est possible que la crise sanitaire touche à sa fin en 2021. 

Mais le président de la République insiste: "Peut-être aurons-nous à vivre avec le virus pendant des années et à nous refaire vacciner chaque année".

Le calendrier du déconfinement sera-t-il respecté ? Gabriel Attal répond

Gabriel Attal s'est montré optimiste, sur BFMTV, le 30 avril: "Aujourd'hui, tout indique que les départements seront repassés sous les 400 (taux d'incidence, ndlr) d'ici à la mi-mai et qu'on pourra rouvrir". 

Le porte-parole du gouvernement a toutefois alerté: "On sait bien (...) que si on voit que dans un département qu'il y a un foyer de contamination important qui fait que l'épidémie repart très fort, qu'il y a une menace sur l'hôpital, il faut pouvoir freiner un peu les choses, prendre un peu de temps avant de passer une étape".

Le festival d'Avignon aura bien lieu

Bonne nouvelle: le directeur du festival d'Avignon, Olivier Py, a annoncé sur FranceInfo que l'évènement devrait bien se dérouler, du du 5 au 25 juillet 2021.

"Ces annonces sont favorables à la possibilité d'un festival, je dirais même un festival normal", a-t-il assuré, précisant toutefois la nécessité d'attester d'un pass sanitaire pour s'y rendre. 

Le plan de déconfinement en quatre étapes

Emmanuel Macron a détaillé les contours du plan de déconfinement et d'allègement des restrictions par le biais d'une interview à l'écrit publiée dans la presse quotidienne régionale.

Le Parisien a dévoilé en exclusivité les détails de cet entretien.

Première étape le 3 mai

Le 3 mai, comme prévu, les limitations de déplacement sont levées en journée. Le couvre-feu est maintenu à 19h, les commerces non-essentiels restent fermés, mais l'attestation de déplacement n'est plus nécessaire en journée et les lycées rouvrent en demi-jauge.

Deuxième étape le 19 mai

- Le couvre-feu est repoussé à 21h.

- Les terrasses des restaurants et cafés rouvrent.

- Les commerces et les espaces culturels (musées, cinémas, théâtres et salles avec public assis) rouvrent avec les jauges.

- Les activités sportives reprennent en extérieur et dans les lieux couverts

- Les établissements sportifs de plein air et couverts accueillent du public, avec une limite de 800 spectateurs en intérieur, et 1000 en extérieur. 

- Les rassemblements de plus de 10 personnes sont interdits.

Troisième étape le 9 juin

- Le couvre-feu est repoussé à 23h.

- Les restaurants et cafés rouvrent en intérieur, dans le respect des jauges et du protocole sanitaire.

- Dans les lieux culturels et les établissements sportifs, 5000 personnes peuvent être accueillies, à condition d'attester d'un pass sanitaire.

- Le télétravail peut être assoupli.

- Les salles de sport rouvrent.

- Les salons et foires rouvrent, avec 5000 personnes au maximum.

- Les voyageurs de l'étranger peuvent se rendre en France, à condition de disposer du pass sanitaire.

Quatrième étape le 30 juin

- Le couvre-feu est totalement levé. 

- Il est possible de participer aux évènements de plus de 1000 personnes en intérieur et en extérieur, tels que les festivals, à condition de disposer du pass sanitaire.

- Les jauges peuvent être levées, en fonction de la situation sanitaire locale.

Annonces de Castex : fin de l'état d'urgence sanitaire et "régime transitoire"

Un "retour à une vie plus normale" est imminent, a assuré Jean Castex en conférence de presse, après le Conseil des Ministres, le 28 avril. "Il s'agit maintenant de nous projeter sur les modalités d'une sortie de crise", a-t-il ajouté. 

Un projet de loi sur cette sortie de crise doit être soumis au parlement le 29 avril. L'état d'urgence sanitaire devrait prendre fin à compter de juin prochain, mais la France devrait rester dans un "état de vigilance sanitaire" donnant à l'exécutif une marge de manœuvre pour agir en fonction de l'évolution de la crise.

Ce projet de loi permettra, en dehors de l'état d'urgence sanitaire, de décider de "mesures ciblées", des "conditions d'ouverture" de lieux publics, ainsi que "d'éventuelles limites de déplacement ou de rassemblements sur la voie publique". 

Un "régime transitoire de sortie de crise", approuvé par le conseil scientifique, et qui devrait s'étendre du 2 juin au 31 octobre.

"Notre intention, avec la mise en place de ce régime transitoire, est de nous permettre d'accompagner le processus de réouverture par des mesures adaptées à la situation", a ajouté le Premier ministre. 

Jean Castex a également évoqué un "renforcement des contrôles aux frontières" avec "possibilité d'exiger une preuve de vaccination", sauf en cas de test PCR négatif.

Il s'agit également de "renforcer les moyens qui permettent de s'assurer du sérieux des conditions d'isolement" des voyageurs mis en quarantaine.

Universités, à 100  % en présentiel ?

Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a déclaré sur France Inter qu'elle souhaitait une rentrée à 100 % en présentiel en université. Pour les "semaines qui viennent", les cours devraient se dérouler en présentiel avec une jauge de 50 %.

Le couvre-feu à 19h, bientôt assoupli

Le couvre-feu de 19h... c'est presque fini. C'est ce qu'a sous-entendu Emmanuel Macron, en visite dans une école de Melun, en Seine-et-Marne, le 26 avril.

Alors qu'une élève lui a fait savoir que le couvre-feu était "un peu énervant", le président de la République a répondu: "On va essayer de le décaler un peu car 19 heures c'est tôt".

"Je souhaite que l'on puisse tenir au niveau national l'objectif de la mi-mai pour la réouvertures des terrasses", a-t-il également déclaré, avant de tempérer: "Je pense qu'on ne peut pas rouvrir les restaurants, disons fin-mai ou en juin, dans des départements où ça circule encore beaucoup".

Le chef de l'Etat a évoqué un plan de quatre "étapes d'ouverture": "Il y a l'étape du 3 mai, il y aura mi mai, il y aura une étape – je pense - autour de début juin, et puis une autre mi-, fin juin".

Un déconfinement "très progressif"

Pas si vite! Les Français ne retrouveront pas totalement leur liberté à la mi-mai. Le déconfinement se fera "très progressivement d'ici à l'été", a assuré Gabriel Attal à LCI, le 26 avril.

"On ne va pas tout rouvrir d'un coup, ça ne serait pas responsable", a expliqué le porte-parole du gouvernement. 

Il a également donné l'exemple, entre autres, de notre voisin d'Outre-Rhin pour illustrer son propos: "On a vu certains pays autour de nous, comme l'Allemagne, l'Italie, qui ont ouvert beaucoup de lieux d'un coup et ont dû malheureusement les refermer quelques jours ou quelques semaines plus tard".

Quant à l'option d'une territorialisation de ce déconfinement, elle reste pertinente, mais pas encore confirmée: "La territorialisation est une option sur la table, une possibilité, il n'y a pas de décision prise ni d'annonce à ce sujet".

"Je ne vais pas vous mentir, il n'y aura pas de grand soir des réouvertures", avait-il d'ailleurs déclaré le 25 avril, au micro de France Inter et France Info.

Et de prévenir: "Ce qu'a dit le président de la République c'est que nous allions progressivement alléger les restrictions qui pèsent aujourd'hui sur les Français (...) A la mi-mai, on pourra commencer à ouvrir un certain nombre de lieux. Le président de la République a dit notamment certaines terrasses et certains lieux de culture. Le président de la République a été clair là-dessus".

"Discothèque à ciel ouvert" à Paris et fête clandestine à Rouen

A Paris, dans le parc des Buttes-Chaumont, des centaines de personnes se sont rassemblées pour une fête sauvage, le 25 avril. Le journaliste Clément Lanot a décrit sur Twitter une véritable "discothèque à ciel ouvert". La grande majorité des fêtards ne portaient pas de masque

D'après BFMTV, au départ, plusieurs jeunes s'étaient réunis dans le parc pour fêter un anniversaire. Lorsqu'ils ont mis de la musique dans leur enceinte, d'autres promeneurs les ont rejoint pour danser… et le rassemblement a dérapé en fête improvisée

Aux environs de 19h, les policiers et gardiens du parc ont interrompu la fête sauvage.

A Rouen également, les forces de l'ordre ont coupé court à une fête clandestine qui s'est déroulée dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 avril. Les fêtards étaient environ une centaine, réunis dans un hangar désaffecté sur les quais. Une soixantaine d'entre eux ont été verbalisés.

Faux rendez-vous, camion de nettoyage : excuses en bêton pour braver le confinement

Depuis le premier confinement, les Français en mal de vie sociale ont redoublé d'inventivité pour braver le couvre-feu ou les limitations de déplacement en journée.

Le Huff Post raconte qu'une jeune femme âgée de 33 ans, surnommée Aurélie, a tout prévu pour pouvoir partir en week-end avec son conjoint plus loin qu'à 10km de distance. Elle a d'abord "prétexté un faux rendez-vous dans un lieu d'exposition à Clermont-Ferrand", lit-on.

Pour ne pas éveiller les soupçons, elle a fait envoyer un faux mail par l'une de ses amies, indiquant qu'elle avait bien rendez-vous. "On a aussi inventé un faux trajet Blablacar avec mon conjoint", a-t-elle ajouté.

Quant à François, 59 ans, il a fait appel à l'un de ses amis qui travaille dans une société de nettoyage de la ville pour sortir en douce regarder un match de foot avec ses proches, en plein couvre-feu. "Il vient me chercher avec une camionnette avec le logo de l'entreprise, me donne une veste de la société, et on va chez un copain pas loin", a-t-il expliqué. Un stratagème qu'il a utilisé… trois fois!

Les Pyrénées-Atlantiques, un territoire d'expérimentation ?

Constatant que le nombre de contaminations baisse considérablement dans leur département, les élus des Pyrénées-Atlantiques demandent à Emmanuel Macron de déconfiner leur territoire avant les autres. Derrière cette idée se cache l'envie de faire du département un "territoire d'expérimentation" pour la levée progressive des restrictions. 

Ils écrivent : "Il nous semble que le pays aurait tout à gagner à mesurer les atouts et les faiblesses des protocoles sanitaires susceptibles d'être retenus en matière d'ouverture des commerces, des lieux de restauration, des sites culturels, sportifs et touristiques."

Lors de sa conférence de presse jeudi 22 avril, Jean Castex a effectivement annoncé que le déconfinement pourrait se faire de manière "territorialisé"

Voici venu le temps...de retourner en concert ?

Roselyne Bachelot a annoncé le 23 avril sur BFMTV qu'un concert test se tiendrait à l'Accor Hotel Arena "dans les quinze jours", afin de déterminer de manière plus précise dans quelle mesure l'on risque de se faire contaminer à un spectacle. Et Indochine sera à l'affiche! Un évènement organisé par le ministère de la Santé, dont le coût s'élève à 900 000 euros.
Quant à la réouverture prochaine des espaces culturels, la ministre de la Culture a déclaré: "La réouverture se fera de manière progressive avec un respect strict des mesures de protection".
Sur la question d'une prochaine mise en place éventuelle du pass sanitaire, elle a donné son opinion: "Si c'est la condition pour rouvrir les lieux de culture, je crois que je transigerai mes principes. Mais conditionner l'entrée dans un lieu de culture à un passeport sanitaire, je vous avoue que j'ai beaucoup de mal".

Oui au déconfinement, non au gouvernement

Pas moins de 72 % des Français souhaitent que le déconfinement commence le 3 mai et que les restrictions de déplacement prennent fin ce jour-là, selon un sondage Odoxa-Backbone Consulting pour Le Figaro et France info.

A titre de comparaison, juste avant le premier déconfinement, ils étaient 65 % de citoyens à souhaiter la fin du confinement le 11 mai 2020.

Quant à l'approche territorialisée du déconfinement, 77 % des Français y sont favorables.

Mais pas moins de 60 % des citoyens ne font pas confiance au gouvernement pour déconfiner efficacement et prudemment.

Annonces de Castex : déconfinement imminent

"La situation sanitaire s'améliore", a annoncé Jean Castex, lors de sa conférence de presse du 22 avril. Une décrue qui concerne près de 80 % du territoire, dont l'Île-de-France et les Hauts-de-France. "Le pic de la troisième vague semble derrière nous", a-t-il même laché avant de préciser que "nous devons rester très vigilants, (...) lucides sur la situation et pleinement mobilisés".

En ce qui concerne les frontières, un système de contrôle renforcé est mis en place à partir de samedi pour les voyageurs en provenance des pays à risque, le Brésil, l'Argentine, le Chili, l'Afrique du Sud et l'Inde. Une liste qui pourra évoluer si nécessaire. Gerald Darmanin a annoncé la mise en place d'un "sas sanitaire" pour les voyageurs des pays à risque.

Dans le détail, la réalisation d'un test est systématisée au départ et à l'arrivée, dès le 24 avril, et une quarantaine stricte assortie de contrôle par les forces de l'ordre doit être mise en place pour les passagers.

En outre, Jean Castex a précisé que "les mesures de protection des territoires d'Outre-mer", notamment en Guyane, Martinique, et en Guadeloupe, étaient "accentuées".

Calendrier des réouvertures

Le calendrier de levée des mesures restrictives débute bien le 3 mai, a confirmé Jean Castex, malgré un "contexte sanitaire encore fragile", mais se fera "par étapes de manière prudente et progressive", avec des "conditions strictes qui s'assoupliront d'ici le début de l'été", et "le cas échéant sur une base territorialisée".

La fin des limites de déplacement le 3 mai

Le 3 mai, les contraintes de déplacement en journée seront levées. 

La réouverture de commerces, espaces culturels, terrasses

Dès la mi-mai, les commerces, terrasses des restaurants et cafés et certains lieux culturels doivent pouvoir rouvrir. Mais "cette liste" de réouvertures n'est "pas définitivement fixée" et doit être "assortie de conditions particulières".

Un "travail de concertation va se poursuivre dans les prochaines semaines" pour déterminer les contours de ces réouvertures.

En ce qui concerne les cinémas et théâtres, "des discussions approfondies" doivent avoir lieu pour une possible réouverture à la mi-mai. "Les protocoles sanitaires sont quasiment finalisés et j'espère que nous serons bientôt en mesure de faire des annonces précises", a ajouté Jean Castex.

Retour à l'école

Ecoles maternelles et primaires

Quant à la reprise des enseignements scolaires, elle a bien lieu lundi 26 avril, pour les élèves des écoles maternelles et primaires, comme l'avait assuré Emmanuel Macron dans son allocution du 31 mars.

Une rentrée en présentiel qui a lieu en dépit des arguments de nombreux médecins et scientifiques qui jugent cette réouverture trop prématurée. Le Premier ministre, conscient de ces oppositions, a assuré que les "dégâts causés par la fermeture des écoles" étaient "catastrophiques" et pouvaient "entraîner des dommages psychologiques".

Collèges et lycées

Les collèges et lycées rouvrent également dès le 3 mai, comme prévu. "L'enseignement sera hybride en lycée" avec un "enseignement en demi-jauge", a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Les collégiens, eux, reprennent les cours en présentiel, mais "les élèves de 4e et de 3e des 15 départements les plus touchés par l'épidémie seront en demi-jauge", a ajouté le ministre de l'Education.

Les classes ferment désormais dès un cas de contamination au coronavirus.

"Nous assumons ce choix, qui sera accompagné de conditions strictes et d'un cadre sanitaire le plus protecteur possible", a assuré le Premier ministre, qui a notamment cité le "déploiement des autotests" pour les lycéens, et une augmentation des tests salivaires.

Touche pas à mon couvre-feu

"Le couvre-feu est maintenu en mai jusqu'à nouvel ordre", a assuré Jean Castex, lors de sa conférence de presse. "Nous verrons à la mi-mai où en est la situation épidémique", a-til ajouté.

"On ne touchera pas au couvre-feu", avait précisé une source proche de l'exécutif selon BFMTV. Il s'agit de l'un des leviers les plus efficaces dont dispose l'exécutif pour faire baisser la courbe des contaminations.

Dans les prochaines semaines, et en même temps que la réouverture des terrasses, le couvre-feu pourrait être assoupli au fur et à mesure, en étant repoussé progressivement à 20h, puis 21h par exemple, selon BFMTV.

"Les plus prudents au gouvernement voudraient le retarder à 20h (...) tandis que les partisans de la réouverture plaident pour 23h", explique-t-on à l'AFP.

Une tolérance pour le week-end du 24 avril ?

Le week-end de la fin des vacances scolaires approche. D'aucuns affirment que les déplacements sont tolérés les 24 et 25 avril, à l'instar du week-end de Pâques durant lequel l'exécutif s'était montré plus souple.

Mais attention, aucune tolérance n'est appliquée durant ce week-end.

Certes, les déplacements de motif familial impérieux seront certainement plus nombreux, notamment pour les parents qui doivent récupérer leurs enfants placés en vacances chez un tiers ou ceux qui se partagent la garde de leurs enfants.

Mais les cas de déplacements susmentionnés sont déjà permis, à condition de remplir l'attestation de déplacement dérogatoire. Ce week-end donc, les mesures restrictives de circulation restent inchangées.

Calendrier du déconfinement 

"Les premiers effets des restrictions sont perceptibles", a confirmé Gabriel Attal en sortie du conseil de défense sanitaire, lors d'une conférence de presse.

Le porte-parole du gouvernement a noté "des résultats encourageants, mais insuffisants" précisant que l'épidémie reculait "deux fois moins qu'en novembre" et que "la pression hospitalière restait extrêmement forte".

Un déconfinement le 2 mai territorialisé très probable

Gabriel Attal a confirmé lors de sa conférence de presse, le 21 avril : "la territorialisation du déconfinement est une option qui est sur la table".

Selon cette hypothèse, les dates de réouvertures seraient identiques pour toute la France, mais les jauges varieraient en fonction des territoires "avec un seuil plancher à 35%, qui varierait en fonction du niveau de circulation du virus", explique-t-on à l'AFP.

En outre, l'option du déconfinement territorialisé semble de plus en plus probable, depuis qu'Olivier Véran a affirmé qu'il y était favorable. Selon cette hypothèse, le calendrier des réouvertures susmentionné serait identique pour toute la France, mais les jauges varieraient en fonction des territoires.

Le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie, juge également cette approche pertinente. "On voit bien que sur nos territoires, l'épidémie n'a pas la même vitesse, n'a pas la même dynamique. Ces approches pragmatiques, qu'on essaye d'avoir depuis le début de la gestion de crise me paraissent être de bon sens", a-t-il déclaré au Télégramme.

"Aucune décision n'est prise. Tout est sur la table. La territorialisation est réelle depuis le début de l'année", a précisé l'Elysée à La Dépêche.

Trop tôt pour le déconfinement ?

Mais pour beaucoup de médecins et scientifiques, le temps n'est pas au déconfinement.

"J'ai l'impression que le gouvernement a radicalement modifié sa doctrine. Il ne prend plus le temps d'atteindre un faible niveau de contamination. C'est très dangereux. En relâchant les mesures trop tôt, le risque c'est que la descente ralentisse ou même s'interrompe et que tous ces efforts aient été faits inutilement", a déploré dans Libération l'épidémiologiste Renaud Piarroux, qui ajoute qu'il est très peu probable que l'on atteigne "mi-mai les 10 000 cas par jour, comme c'était à la sortie de la seconde vague".

Retour à l'école : ce que les parents souhaitent

Les parents et les élèves se préparent à la rentrée à l'école le 26 avril. Selon un sondage OpinionWay pour le syndicat SNES-FSU. 83% des personnes interrogées souhaitent "un protocole strict pour la définition des cas contact" ainsi que la fermeture d'une classe dès la première contamination au coronavirus.

Marine Le Pen : ce qu'elle demande

Marine Le Pen avertit. "Il ne faut pas rouvrir les écoles lundi", a tranché la présidente du Rassemblement National, le 20 avril sur RTL.

Pour la candidate à l'élection présidentielle, les contaminations sont encore sur "un plateau très haut".

Et de déplorer: "Toutes les mesures qui ont été prises dans les dernières semaines, semble-t-il, n'arrivent pas à faire baisser ce plateau".

Déconfinement territorialisé : quels départements seraient les derniers à ouvrir ?

Un déconfinement territorialisé serait l'une des options sur la table de l'exécutif. Olivier Véran a en tout cas déclaré auprès de Télégramme qu'il était "ouvert à l'idée d'une approche territoire par territoire dans la levée des mesures de freinage".
"Lorsqu'on envisage de lever un certain nombre de contraintes, il faut regarder la situation épidémique dans chaque territoire, la situation hospitalière et, de façon générale, le niveau de saturation des hôpitaux en France", a précisé le ministre de la Santé.

Les Français sont-ils disciplinés ?

En ce qui concerne le respect des règles de confinement, Gérald Darmanin se félicite de ne pas constater de "relâchement" chez les Français.

Le ministre de l'Intérieur a expliqué au micro de RTL, le 20 avril, qu'environ 16.000 verbalisations avaient été réalisées le week-end dernier pour non respect du confinement, sur un total de 100.000 contrôles. "Nous sommes dans la moyenne", s'est-il réjoui.

Marlène Schiappa donne "rendez-vous à la mi-mai"

Marlène Schiappa espère que le déconfinement pourra s'enclencher début mai, comme l'avait prévu Emmanuel Macron. Mais aucune garantie pour l'instant. "C'est mon vœu le plus cher, (...) si les mesures le permettent (...) Il faut encore que nous consolidions un certain nombre de retours", a déclaré la ministre déléguée à la Citoyenneté sur BFM TV, le 20 avril.

"Vous savez que la situation sanitaire évolue parfois vivement d'une semaine sur l'autre (...) et donc le Premier ministre a donné un rendez-vous à la mi-mai, j'espère que ce rendez-vous sera tenu", a-t-elle expliqué.

Confinement prolongé ?

Un déconfinement le 3 mai, est-ce vraiment possible? Rien n'est moins sûr. La situation sanitaire actuelle ne "permet pas d'espérer une embellie proche" a déploré l'épidémiologiste Dominique Costagliola au micro de France Inter, le 19 avril. 

"Que ce soit à l'hôpital, en réanimation ou pour les nouveaux cas, il semble qu'on soit sur un plateau haut", a-t-elle expliqué.

Et de regretter: "Les écoles primaires vont recommencer à partir du 26 avril et les collèges et lycées la semaine suivante (...) Donc je ne vois pas comment on peut espérer une baisse massive d'ici fin mai compte tenu de ce qu'on a vu jusque-là de l'effet des mesures".

Comme la professeure, de nombreux médecins et scientifiques craignent un déconfinement trop rapide et souhaitent que le confinement soit rallongé.

Un constat inquiétant, alors que des sources proches de l'exécutif affirment auprès de plusieurs médias, dont l'AFP, que dès le 2 mai, le couvre-feu serait allégé et les limitations de déplacement seraient levées.

Même son de cloche pour le Pr Philippe Amouyel, professeur de Santé publique à l'université de Lille.

"Il risque d'y avoir une prolongation aux quatre semaines imposées par le Président", a-t-il constaté auprès de La Voix du Nord.

"L'impact des mesures prises risque d'être long. Nous sommes encore sur un plateau de contamination qui reste très élevé (de l'ordre de 40000 par jour). Dans le Nord, nous sommes plus haut que lors de la première vague et nous tenons grâce aux déprogrammations. Le niveau de contamination reste trop élevé et si on libère trop vite, l'épidémie va reprendre rapidement", a-t-il ajouté.

Un troisième confinement... moins efficace que les précédents

Et pour cause, les effets du troisième confinement, s'ils sont bien réels, semblent moins importants que ceux des deux précédents confinements. 

Pascal Crepey, épidémiologiste et biostatisticien à l'École des hautes études de santé publique a expliqué sur BFM TV: "L'ensemble des indicateurs, y compris les indicateurs hospitaliers, ont légèrement infléchi leurs courbes. (...) Tout ça montre que ces mesures de confinement ont un impact. Néanmoins, (...) on s'oriente vers un plateau ou une décrue très douce".

Voyage, voyage... pour bientôt ?

Pourrons-nous bientôt voyager librement à l'étranger et les touristes pourront-ils de nouveau visiter notre pays? C'est ce qu'a sous-entendu Emmanuel Macron, lors d'une interview pour la chaîne américaine CBS, le 18 avril. 

"Nous lèverons progressivement les restrictions début mai, ce qui signifie que nous nous organiserons pour la période estivale avec les professionnels pour accueillir les citoyens Français, Européens, mais aussi les Américains", a-t-il déclaré, évoquant la mise en place d'un certificat sanitaire "pour faciliter les voyages".

Réouverture des écoles : des dates "gravées dans le marbre"

Quant aux dates de réouverture des écoles, elles ne semblent pas changées pour l'instant. Selon les informations d'une source proche du gouvernement à La Dépêche, ces dates sont "gravées dans le marbre" pour Emmanuel Macron.

Comme prévu, les écoles devraient donc rouvrir lundi 26 avril et les collèges et lycées, lundi 3 mai.

Le pass sanitaire, une solution en France ?

L'exécutif mettra-t-il en place un système de pass sanitaire? Cela "reste une option sur la table, par exemple pour attester d'une vaccination ou d'un test négatif récent, mais l'essentiel est d'avoir un cadre protecteur et simple d'utilisation". a assuré le porte-parole du gouvernement aux Echos.

Vacances d'été : où les Français réservent-ils ?

Les vacances d'été débutent dans quelques mois! Mais difficile de se projeter en ce contexte de crise sanitaire... "Je ne sais pas vous dire à partir de quand on pourra reprendre les voyages en Europe. J'espère qu'on pourra le faire cet été" a précisé le secrétaire d'État aux Affaires européennes, Clément Beaune, le 11 avril sur LCI

Pourtant, une partie des Français en manque de farniente et de sable chaud ont déjà commencé à planifier leurs vacances. Selon Lidl Voyages, la France constitue 52% des destinations choisies pour l'instant, jusqu'à la fin du mois d'août. 

Plus précisément, la Vendée, la Bretagne et la Normandie sont particulièrement prisées. Contrairement aux autres années, moins de Français organisent leur voyage dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Sur cette partie du territoire, la situation sanitaire étant critique, les vacanciers inquiets n'y ont pas réservé en masse pour l'instant. Chez TUI France, la Corse est, comme toujours, une destination très prisée des Français.

Vacances de Pâques : quels déplacements sont autorisés avec mon enfant ?

Les vacances de Pâques sont arrivées et le confinement est toujours d'actualité. Quels déplacements sont-ils autorisés avec vos enfants, en ce contexte particulier?

Puis-je me déplacer dans un contexte de garde d'enfants ?

Si vous devez vous déplacer pour la garde d'enfants, il vous est tout à fait autorisé de dépasser les 10km de distance dans un rayon autour de votre domicile. Toutefois, faites attention, l'attestation de déplacement reste obligatoire si vous devez dépasser cette limite de distance. 

Puis-je déposer mon enfant chez un proche pour les vacances ?

En ce qui concerne les déplacements pour accompagner ses enfants en vacances chez un tiers, il vous est évidemment possible de dépasser la limite de distance. Comme dans le cas susmentionné, vous n'aurez qu'à cocher la troisième case de l'attestation de déplacement dérogatoire, si vous devez vous déplacer dans un rayon supérieur à 10 km autour de votre domicile.

Puis-je visiter des proches avec mon enfant ?

Pour autant, il vous est interdit de vous déplacer avec votre ou vos enfant(s) chez des proches pour une simple visite. Si vous le pouvez, il vous est possible d'organiser cette rencontre avec vos proches en extérieur, dans un rayon de 10km autour de votre domicile. N'oubliez pas que vous ne pouvez pas vous réunir à plus de six personnes en extérieur. 

Puis-je déposer mon enfant en centre aéré ?

Les centres aérés n'accueillent pas d'enfants pendant ce troisième confinement, sauf ceux en situation de handicap et ceux dont les parents exercent une "profession prioritaire".

Voyages à l'étranger : contrôles renforcés

Le premier week-end des vacances de Pâques, les contrôles ont été renforcés pour s'assurer que les Français ne franchiraient pas les frontières de pays limitrophes, tels que le Luxembourg, où les terrasses sont réouvertes. 

Bien que théoriquement, il soit toujours possible de réserver un billet d'avion pour se rendre à l'étranger, notamment dans les pays européens, le confinement interdit bel et bien de tels déplacements, sauf motif impérieux

"C'est une possibilité théorique. On peut effectivement le faire notamment avec un test PCR négatif. Mais de plus en plus de pays appliquent des restrictions, notamment des quarantaines à l'arrivée. C'est très dissuasif", a assuré le ministre en charge des Transports, Jean-Baptiste Djebbari, au micro d'Europe 1.

Rappelons que les déplacements interrégionaux ne sont autorisés qu'en cas de motif impérieux, et si vous résidez aux frontières d'un département (dans ce cas, une distance de 30km en dehors de votre département est tolérée).

En Angleterre, la liberté (presque) retrouvée

Au Royaume-Uni, le pays revit doucement après avoir été confiné depuis janvier. Alors que la moyenne de contaminations a été baissée à 3000 par jour en Angleterre, les terrasses, les commerces non essentiels, mais aussi les salles de sport, et les bibliothèques rouvrent leurs portes.

Le 17 mai, les Anglais pourront également se restaurer en intérieur, mais également assister à des spectacles ou se rendre dans des hôtels.

New York : la Grosse Pomme se relève de la crise sanitaire

A New York, la vie reprend également son cours, notamment depuis début avril. Les matchs de base-ball ont rouvert au public, à condition de respecter une jauge et les bars, restaurants et cinémas accueillent du public avec une jauge à 50%.

Même à Broadway, une première pièce a été jouée le 3 avril au Saint James Theater, devant 150 spectateurs testés et masqués. 

Confinement, fermeture des écoles : qu'en pensent les Français ?

Environ sept Français sur dix approuvent les nouvelle mesures restrictives, selon un sondage effectué par Odoxa pour Le Figaro et FranceInfo. Mais d'après ce même sondage, 46% des citoyens pensent déjà qu'ils ne respecteront pas le confinement. 

Dans le détail, environ 63% des 18-24 ans et des 25-34 ans savent qu'ils braveront les mesures restrictives, contre 26% des 65 ans et plus.

Quant à la fermeture des écoles, ils sont près de 72% de sondés à approuver cette mesure.

Scandale à la messe

Durant ce week-end de Pâques pas comme les autres, une messe s'est tenue le 4 avril en l'église Saint-Eugène-Sainte-Cécile à Paris, dans le IXe arrondissement... mais sans aucun respect des règles sanitaires, comme le montre une vidéo postée sur YouTube. 

De nombreux fidèles étaient rassemblés, parfois sans masque, et proches les uns des autres. Certains prêtres étaient également sans masque et mettaient même l'hostie dans la bouche de fidèles.

"Nous avons été stupéfaits. Depuis de nombreux mois, l'archevêque de Paris et tous ceux qui l'entourent, demandent aux paroisses et aux prêtres d'être irréprochables", a précisé Karine Dalle, directrice communication du diocèse de Paris, à FranceInfo.

"L'immense majorité des paroisses, heureusement, respectent les mesures barrières qui sont essentielles", a-t-elle ajouté.

Réouverture des restaurants dès la mi-mai ?

Plus de 5 mois après la fermeture des bars et des restaurants, les Français aperçoivent enfin une lueur d'espoir. "Nous autoriserons sous conditions la réouverture des terrasses et nous allons bâtir entre la mi-mai et le début de l'été un calendrier de réouverture précis pour la culture, le sport, nos cafés et restaurants", avait déclaré Emmanuel Macron, lors de son allocution du 31 mars.

Selon Le Point, des dates précises sont déjà envisagées. D'après le journal qui a été en contact avec plusieurs sources de l'Elysée, Bercy et Matignon, la réouverture des terrasses serait prévue pour le 17 mai.

Ensuite, suivront les réouvertures complètes de cafés, restaurants et bars avec la possibilité de s'installer à l'intérieur. Cette deuxième échéance serait prévue entre le 1er et le 15 juin.

10km, 30 km... Comment s'y retrouver ?

Désormais, toute la France est confinée. Mais alors, comment s'y retrouver entre les différentes limitations de distance, entre départements, régions, de 10 km ou 30 km?

La limite des 10km 

Tout d'abord, vous devez savoir que lorsque vous sortez pour prendre l'air ou faire de l'exercice, vous n'avez pas le droit de dépasser les 10 km. Vous n'avez pas besoin d'attestation de déplacement dérogatoire, mais il faut être muni d'un justificatif de domicile. 

Pour les déplacements de plus de 10km, vous aurez besoin de votre attestation. 

Dans quel cas puis-je me déplacer à 30km en dehors de mon département ?

Pour les déplacements suivants, vous ne devez pas dépasser les frontières de votre département ou la distance de 30km autour de votre domicile, en fonction de votre lieu de résidence : 

- Achats de première nécessité ou retraits de commande

- Accompagnement des enfants à l'école et pour les activités périscolaires

- Établissement culturel (bibliothèques, médiathèques...) ou un lieu de culte

- Démarches administratives ou juridiques

Une distinction est toutefois importante. Sur le papier, en dessous de la section "Déplacements au sein du département de résidence", l'on peut lire "Note : Pour les personnes résidant aux frontières d'un département, une tolérance de 30 km au-delà du département est acceptée".

Concrètement, chaque habitant d'un département doit rester dans son département pour effectuer les déplacements susmentionnés. 

Mais si vous résidez aux frontières d'un département, vous n'êtes pas tenu de rester dans votre département de résidence et vous pouvez alors vous déplacer hors de votre département, dans un rayon de 30km.

Les déplacements sans limite de distance

Enfin, en ce qui concerne les déplacements pour d'autres motifs, tels que les déplacements professionnels, aucune limite de distance n'est énoncée, du moment que vous pouvez justifier votre sortie.

Contrôles, alcool : Castex prévient

"Ces mesures nouvelles sont nécessaires pour protéger la vie et la santé de beaucoup de nos concitoyens, pour franchir un cap, espérons-le, un dernier cap", a asséné Jean Castex.

Au lendemain des dernières annonces d'Emmanuel Macron, le chef du gouvernement a pris la parole à l'Assemblée nationale, le 1er avril, afin d'apporter quelques précisions.

Le Premier ministre l'a annoncé sans détour: les contrôles sont désormais renforcés.  "Si l'immense majorité respecte les règles, une minorité s'y refuse, je veux condamner sans réserve l'irresponsabilité dont font montre certains se croyant sans doute invincibles aux ravages de la maladie", a-t-il déclaré.

Et de préciser: "Ces comportements, qu'il s'agisse de rassemblement festif ou de refus de port de masque, nous devons les prévenir et les sanctionner. J'ai demandé au ministre de l'intérieur d'accroître le nombre de policiers et gendarmes déployés sur cette tâche".

Le Premier ministre a fait d'autres annonces dans l'Hémicycle:

La consommation d'alcool dans l'espace public est interdite. "L'accès à certains sites propices à des rassemblements extérieurs, comme les quais, berges pourra être interdit en fonction des circonstances locales", a-t-il ajouté.

Les déplacements interrégionaux sont "restreints à quelques motifs impérieux", a précisé le Premier ministre.

Le motif familial "comme par exemple accompagner ou aller chercher un enfant chez un parent, un grand-parent ou un proche" est valable.

Les examens qui ne peuvent se tenir à distance sont reportés en mai.

Les concours de l'Education nationale qui sont prévus dans les quatre prochaines semaines sont maintenus.

Les élections régionales et départementales devraient être maintenues en juin: "Ces élections ont déjà été reportées pour cause de Covid-19 (...) Seules des raisons sanitaires impérieuses de nature à compromettre la nature de la campagne ou du scrutin pourraient entraîner un nouveau report".

Annonces de Macron

Le président de la République s'est adressé à la Nation ce mercredi 31 mars à 20h. Voici ce qu'il faut retenir. 

Le nombre de lits en réanimation va passer d'une capacité de 7000 lits à un peu plus de 10000 lits les prochains jours. Le seuil des patients en soins critiques a dépassé ces derniers jours le nombre symbolique de 5000 cas. 10000 lits devraient être opérationnels les prochains jours.

Restrictions étendues

Dès samedi soir, les mesures de confinement prises dans les 19 départements seront appliquées à tout le territoire, jusqu'au 2 mai.

Le télétravail est amené à être à nouveau la norme sur tout le territoire. 

Les commerces jugés non-essentiels seront fermés au moins jusqu'au 2 mai également.

Il sera impossible de se déplacer à plus de 10km de son domicile sauf motif impérieux

Les déplacements inter-régions seront eux-aussi soumis aux seuls motifs impérieux. Les contrôles seront renforcés sur tout le territoire pour faire respecter ces nouvelles mesures. 

Tolérance pour les déplacements du 2 au 5 avril

Les crèches, les écoles, les collèges et les lycées seront fermés pendant trois semaines

La semaine du 5 avril, les cours se feront à la maison. Les deux semaines suivantes, la France entière sera placée en vacances de printemps, de manière unifiée. Les parents d'élèves qui ne pourront pas travailler lors de cette période auront droit au chômage partiel. 

Le 26 avril, les maternelles et primaires pourront retourner en classe tandis que les collèges et lycées devront attendre une semaine supplémentaire avant de retourner en classe. Semaine durant laquelle ils assisteront aux cours depuis leur domicile jusqu'à la rentrée fixée le 3 mai.

Vaccination étendue et accélérée

Concernant la vaccination, priorité est toujours donnée aux personnes les plus fragiles. Macron espère que l'Europe sera dans les prochaines semaines le premier continent en terme de production de vaccin. Le 16 avril, les plus de 60 ans auront accès à la vaccination. Ce sera le 15 mai pour les plus de 50 ans. À partir de mi-juin, les moins de 50 ans pourront être vaccinés. Tout ça pour arriver à l'objectif d'avoir à la fin de l'été toute la population de moins de 18 ans qui le souhaite vaccinée.

Reprise des activités de loisirs et réouverture des lieux de Culture

À la mi-mai, les lieux de culture pourraient commencer à réouvrir. Et jusqu'à la mi-juin, l'exécutif travaillera sur un calendrier de reprise des activités culturelles, sportives et de loisir comme les cafés, les bars et les restaurants. 

Espérance de vie en forte baisse

La Covid-19 aura décidément sérieusement impacté nos vies. Selon l'Insee, en 2020, l'espérance de vie des femmes à la naissance a reculé de 0,5% et de 0,6% pour les hommes. En France, elle est désormais de 85,1 ans pour les femmes et de 79,1 ans pour les hommes. Des chiffres qui s'expliquent notamment par le nombre de décès des personnes âgées dus au coronavirus.

C'est la première fois en cinq ans que l'espérance de vie recule. Cette baise est d'ailleurs "plus marquée qu'en 2015, lorsque l'épidémie de grippe hivernale avait été très meurtrière", lit-on dans l'étude.

Macron se justifie

Ce dimanche 28 mars, le chef de l'État a accordé une interview au Journal du Dimanche. Il y justifie son choix de ne pas avoir reconfiné en février, annonce vouloir pousser sur la vaccination des plus de 75 ans.

Poussé par une part de plus en plus importante de scientifiques à adopter les mesures nécessaires afin de tenter d'endiguer une troisième vague qui se rapproche dangereusement des standards de la deuxième,

Emmanuel Macron s'est défendu ce 28 mars dans le JDD. "L'unanimité scientifique n'a jamais été au rendez-vous. Et parfois, les faits du lendemain viennent contrecarrer les certitudes de la veille. Ailleurs, les confinements durs, depuis décembre, n'ont pas empêché une reprise de l'épidémie qui nécessite de réinstaurer ou de prolonger le confinement." se justifie le président. 


Les plus de 75 ans toujours pas assez vaccinés

Emmanuel Macron a aussi insisté sur sa stratégie vaccinale qu'il juge bonne. Il souhaite la renforcer chez les plus de 75 ans, dont la moitié des 7 millions en France n'ont pas encore été vaccinées. Il mise pour cela sur le lancement d'un numéro unique, "qui fonctionnera comme un coupe-file et qui permettra à toute personne de plus de 75 ans d'obtenir un rendez-vous dans les prochaines semaines."

Les prochains jours, comme bien souvent ces derniers temps, seront déterminants pour notre avenir proche. 

Contrôles renforcés

Les contrôles sont renforcés dans les gares, les aéroports et les péages a prévenu Matignon le 26 mars. Une manière d'éviter les déplacements injustifiés, sur ces territoires. "Une course contre la montre est engagée", lit-on dans un communiqué de Matignon.
"Je peux vous affirmer que je n'ai aucun mea culpa à faire, aucun remords, aucun constat d'échec", a, quant à lui, assuré Emmanuel Macron, lors d'une conférence de presse surprise à l'Elysée, le 25 mars.

Alors que six Français sur dix jugent que le chef de l'Etat a eu tort de ne pas reconfiner fin janvier, selon un sondage Elabe pour BFM TV, le président de la République a tenu à réaffirmer sa position: "Nous avons eu raison de ne pas reconfiner la France à la fin du mois de janvier parce qu'il n'y a pas eu l'explosion qui était prévue par tous les modèles".

Et d'ajouter: "Nous considérions qu'avec les mesures de couvre-feu prises, les mesures de freinage, nous pouvions faire face sans qu'il y ait de flambée et c'est ce qu'il s'est passé".

Télétravail : "contrôles et sanctions"

Gabriel Attal a insisté, le 24 mars, sur la nécessité de mettre en place le télétravail au maximum pour les entreprises qui le peuvent: "Un grand nombre de contaminations ont lieu sur le lieu de travail. Près de la moitié d'entre elles sont liées à des personnes qui sont allées travailler en étant symptomatiques".

Il a précisé que les "contrôles" et les "sanctions" seraient "augmentés" dans les entreprises et qu'une "exigence particulière" serait appliquée "pour les administrations". Le porte-parole du gouvernement a également évoqué le "nouveau protocole en entreprise pour limiter les risques de contamination, notamment au moment du repas".

En extérieur, les rassemblements peuvent être verbalisés

Les rassemblements de plus de six personnes en extérieur sont interdits.

Selon RTL, Gérald Darmanin a adressé un télégramme aux préfets de région, le 23 mars, afin de leur rappeler la nécessité de faire appliquer cette restriction et de multiplier les contrôles. 

"Les rassemblements sur la voie publique (…) ne doivent pas dépasser six personnes tout en respectant les gestes barrières. Les rassemblements de plus de six personnes doivent être verbalisés", a écrit le ministre de l'Intérieur.

Les Français, pas convaincus par les mesures de confinement

Pour environ six Français sur dix, Emmanuel Macron et Jean Castex ont eu tort de ne pas reconfiner dès la fin janvier, selon un sondage Elabe pour BFM TV.

Quant aux récentes mesures de reconfinement prises dans 16 départements, pas moins de 74% des personnes sondées estiment qu'elles ne sont "pas cohérentes", 73% pensent qu'elles ne sont "pas efficaces", 65% qu'elles ne sont pas justes et pour 65%, ces mesures ne sont "pas simples à comprendre". 

Près de 58% des sondés pensent que le gouvernement devrait laisser ouvertes les écoles maternelles, et 54% de Français considèrent que les écoles primaires doivent rester ouvertes. Les avis sont donc plutôt partagés...

Pause de cinq jours en Allemagne ? Angela Merkel s'excuse

En Allemagne, Angela Merkel rétropédale. Alors que la chancelière allemande avait annoncé des mesures restrictives supplémentaires pour le week-end de Pâques, elle a finalement changé d'avis le 24 mars.

Le pays, qui doit déjà faire face à une fermeture des lieux culturels, des commerces non-essentiels et des restaurants, aurait dû subir une "pause" de cinq jours, le week-end de Pâques, assortie notamment de l'interdiction d'effectuer des locations de vacances.

Angela Merkel avait demandé aux citoyens de "rester chez eux", jusqu'au lundi 5 avril, avec interdiction de se rassembler à plus de cinq personnes de deux foyers différents. Tous les commerces, même ceux considérés comme essentiels, devaient fermer et les églises devaient organiser des messes virtuelles.

Après avoir pris ces décisions finalement avortées, Angela Merkel a finalement présenté ses excuses au peuple allemand pour avoir tenté de durcir les mesures durant 5 jours.

Quand puis-je présenter ma carte d'identité à la place de l'attestation de déplacement ?

L'attestation de déplacement dérogatoire n'est pas obligatoire lorsque l'on sort prendre l'air ou faire de l'exercice.

Mais en cas de contrôle, il faut tout de même présenter un justificatif de domicile. Si votre adresse figure sur votre pièce d'identité, vous pouvez l'utiliser en tant que justificatif. Sinon, une facture devrait suffire. 

Recevoir des proches chez soi

Gabriel Attal a prié les Français de ne pas recevoir d'invités chez eux. "Aujourd'hui la logique c'est chacun chez soi ou alors dehors", a déclaré le porte-parole du gouvernement au micro de France Inter.

"La logique aujourd'hui c'est de dire de ne pas recevoir chez vous des personnes qui ne sont pas de votre domicile. Si vous devez voir des amis, si vous avez envie de les croiser (…) voyez-les dehors si c'est possible", a-t-il précisé.

Et de constater: "Il y a aujourd'hui des brèches dans lesquelles le virus s'engouffre : les rassemblements privés en intérieur et le travail. C'est pour ça qu'on prend ces règles, en disant aux gens 'Si vous voulez vous réunir, voir des gens faites-le à l'extérieur'."

Pour autant, il ne peut s'agir que d'une recommandation. Légalement, il n'est pas possible de verbaliser les Français qui invitent des proches à leur domicile. 

"Il n'y a 'pas de base légale pour verbaliser chez les gens' sauf pour tapage nocturne ou fête clandestine", a précisé le ministère de l'Intérieur à LCI


Marseille : 6500 fêtards au carnaval

Scandale sanitaire. A Marseille, les habitants ont pris (un peu trop) au pied de la lettre la recommandation de Gabriel Attal de tout "faire à l'extérieur". le 21 mars, environ 6500 personnes ont célébré le carnaval dans les rues bondées de la cité phocéenne. 

Des quidams défilaient déguisés et sans masque près de La Canebière.

Le rassemblement était évidemment non autorisé et les gestes barrières n'ont pas été respectés, a regretté la préfecture de police. 

Le ministère de l'Intérieur a déclaré que neuf interpellations avaient été réalisées, ainsi que plusieurs dizaines de verbalisations.


Les coiffeurs sont ouverts 

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement a annoncé vendredi 19 mars au matin sur RTL une "dérogation pour les coiffeurs" qui pourront rester ouverts.

Les restrictions de vente s'appliquent aux mêmes produits, qu'ils soient vendus dans les grandes surfaces ou ailleurs.

Peut-on se déplacer à l'extérieur ?

Les déplacements à l'extérieur pour prendre l'air et "s'aérer", sont possibles en journée, sans limitation de durée, mais avec une attestation et dans un rayon de 10 kilomètres de chez soi. 

Les déplacements inter-régionaux sont interdits, sauf motif impérieux.

Couvre-feu : ce qui change

Le couvre-feu commence désormais à 19h, en France.

Télétravail renforcé

Toutes les entreprises qui le peuvent doivent "pousser au maximum le télétravail", tout en maintenant une journée par semaine sur place pour les salariés qui en ont besoin. Au moins 4 jours de télétravail par semaine doivent être mis en place dans les entreprises qui le peuvent.

Couvre-feu : un nouveau motif de sortie

Depuis le 15 mars, un nouveau motif de sortie pendant le couvre-feu est disponible sur l'attestation. Désormais, même après 19h, vous pouvez vous rendre chez votre avocat ou chez le notaire.

Il vous suffit de cocher la case "convocation judiciaire ou administrative".

L'Italie reconfine

Un an après le début de la pandémie, l'Italie a annoncé un nouveau confinement sur une majeure partie de son territoire, alors que les chiffres sont préoccupants dans le pays.

Les régions passées en zone rouge, telles que la Lombardie, doivent fermer dès le 15 mars, les écoles, espaces culturels, restaurants et cafés. Un reconfinement relativement court, jusqu'au 6 avril, mais qui comprend le week-end de Pâques.


Les Français, face au syndrome dépressif à cause du confinement

Après le premier confinement, un Français sur sept présentait un syndrome dépressif, d'après une étude publiée le 12 mars par la direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques (Drees).

C'est d'ailleurs le cas pour plus d'une personne sur cinq qui habite dans un logement sans balcon.

Les femmes (15,8 % en 2020, contre 12,5 % l'année précédente) et les jeunes (22 % en 2020, contre 11% en 2019) ont été particulièrement concernés par ce syndrome dépressif.

Les parents célibataires étaient également durement touchés. "Les parents seuls avec leur(s) enfant(s) étaient 14 % à présenter un syndrome dépressif en 2019, contre 21 % en 2020", lit-on.

Pour autant, une légère baisse est à noter: pendant le confinement, les pensées de mort concernaient 3,8 % des personnes de 15 ans ou plus, contre 5 % en 2019.

Réouverture des musées 

"Les musées seront parmi les premiers lieux à rouvrir", a assuré Gabriel Attal au Parisien, le 7 mars. Le porte-parole du gouvernement admet avoir "du mal à expliquer qu'on puisse aller dans un Sephora, mais pas dans un musée".

Pour autant, il a asséné: "Il y a nécessairement, dans la gestion d'une telle épidémie, une part d'incohérence quand il faut limiter les interactions et les flux de personnes".

La ministre de la Culture Roselyne Bachelot œuvre toutefois à une réouverture prochaine des musées, dans des conditions sanitaires aussi irréprochables que possible.

"Des jauges réduites sont envisagées, probablement des prises de rendez-vous, un référent Covid dans chaque musée pour garantir le respect des gestes barrière", a-t-il assuré. 

La consommation d'alcool interdite dans les rues de Paris

Pour lutter contre la propagation du coronavirus dans les départements sous surveillance renforcée, de nouvelles mesures doivent être mises en place. 

A Paris, la consommation d'alcool est interdite à partir de vendredi 5 mars sur les quais de Seine et les rives du Canal Saint-Martin, ainsi que l'Esplanade des Invalides et la rue des Martyrs

Le week-end précédent, de nombreuses personnes s'étaient rassemblées à ces endroits et se trouvaient proches les uns des autres, alors que l'épidémie continue de faire rage dans le pays, et notamment en Ile-de-France

L'interdiction de la consommation d'alcool entre 11h00 et 18h00 est  donc étendue jusqu'au 21 mars "aux lieux dans lesquels des regroupements de personnes ne respectant pas les gestes barrière ont pu être observés", a expliqué la préfecture de Paris, dans un communiqué.

Un pass sanitaire, la réponse efficace à la pandémie ?

Pour sortir de la crise, l'exécutif pourrait mettre au point un pass sanitaire, différent du pass vaccinal, puisqu'il n'exclue pas les personnes qui ne souhaitent pas se faire vacciner. 

Il s'agit d'un outil qui permet d'identifier les individus récemment testés négatifs ou vaccinés, via l'application TousAntiCovid. L'accès aux bars, restaurants, salles de sport, et espaces culturels devrait être conditionné à ce pass sanitaire.

Réouverture des restaurants 

A quand la réouverture des restaurants? Cette éventualité n'est "pas adaptée au moment où on reconfine des départements les week-ends", a assuré le ministre de la Santé sur BFM TV le 5 mars. "Nous réouvrirons les restaurants et terrasses dès que nous le pourrons, mais aujourd'hui ce n'est pas situation", a annoncé Olivier Véran. 

La santé mentale des Français, inquiétante

Des chiffres alarmants. La part de personnes se sentant en état dépressif ou d'anxiété est passée de 29 à 34 % en un mois, d'après les nouveaux résultats de l'enquête CoviPrev. Une étude menée auprès d'un échantillon représentatif de 2000 personnes. 

Santé publique France explique que les plus touchés par cette baisse significative de moral sont les étudiants, les personnes sans emploi ou celles en situation de précarité.

En outre, le moral des ménages a drastiquement baissé en février, selon le bilan mensuel de l'Insee. Par rapport au chiffre de référence de longue période, qui s'élève à 100, le moral des ménages est désormais à 91, soit un point de moins qu'en janvier et 5 points de moins qu'en décembre.

Jean Castex : annonces du 25 février

"Le devoir de vérité m'oblige à vous dire que la situation sanitaire s'est dégradée ces derniers jours", a déclaré Jean Castex, lors de sa conférence de presse du 25 février. 
"Un confinement peut être nécessaire, mais il n'est jamais anodin", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre a rappelé que fin janvier, alors que le pays devait être mis sous cloche, l'exécutif a tout fait pour empêcher un reconfinement. Pour l'instant, cet objectif ne change pas. 

Bientôt un reconfinement national ?

"J'entends certains appeler à un confinement dur et immédiat pendant quatre semaines pour être débarrassés du virus", a reconnu le Premier ministre, avant d'ajouter que ce scénario n'était pas envisageable, puisque les variants gagnent du terrain chaque jour. 

Le confinement est "un levier" de dernier recours, a-t-il assuré. "Il faut le faire à bon escient, au bon moment, et dans la bonne mesure (…) il faut tout faire pour le retarder", a-t-il précisé.

Jean Castex a rappelé que des "actions ciblées" avaient été mises en place "sur certains territoires marqués par l'augmentation forte des cas" de Covid-19 comme à Dunkerque, à Nice ou à Mayotte. 

Le confinement le week-end, mis en place à Dunkerque et à Nice, "est une mesure lourde, intermédiaire, dont nous espérons qu'elle infléchira la tendance observée". 

Vingt départements sous "surveillance renforcée"

Le Premier ministre a mis en exergue vingt départements où la situation reste préoccupante. "Ils concernent toute l'Île-de-France, une grande partie des Hauts-de- France et de Provence Alpes-Côte-d'Azur, mais aussi les départements du Rhône et de la Drôme, de la Moselle et de la Meurthe-et-Moselle, et enfin l'Eure-et-Loire", a-t-il détaillé.

Ces départements sont en "surveillance renforcée". Dans les prochains jours, les préfets doivent engager "des concertations avec les élus" et envisager des "mesures de freinage proches de celles mises en place" à Nice et à Dunkerque.

Si la situation se dégrade, des "mesures renforcées" doivent être mises en œuvre dès le 6 mars. 

"Nous ferons un point la semaine prochaine", a-t-il conclu.


Confinement partiel, vraiment efficace ?

Faut-il confiner l'Ile-de-France immédiatement ? C'est ce que demande le médecin urgentiste de l'AP-HP, Rafik Masmoudi. "Il faut fermer l'Ile-de-France tout de suite, il ne faut pas attendre une semaine ou deux. On est dans une situation très tendue tous les jours", a-t-il déclaré sur BFM TV.

Quant au confinement partiel décrété à Dunkerque et à Nice, certains doutent déjà de son efficacité.

Pour le professeur Rémi Salomon, président de la Commission médicale d'établissement de l'AP-HP, ces mesures ne seront sûrement pas "suffisantes" dans la mesure où "le virus se propage aussi dans la semaine".

Et d'expliquer : "Je pense qu'il faut vraiment diminuer les interactions sept jours sur sept, et qu'il faut donc éviter que les gens se rencontrent en dehors du cercle familial, le plus possible".

La pression augmente alors que plus de 30 000 contaminations au coronavirus ont été recensées mercredi 24 février. Un niveau qui n'avait pas été atteint depuis novembre, alors que la France était en plein confinement.

Confinement le week-end à Dunkerque

Olivier Véran a demandé au préfet qu'il instaure un confinement le week-end à Dunkerque, ainsi que dans les communes des Hauts de Flandre, pour les deux prochaines semaines, au moins. Une assignation à domicile du vendredi soir au lundi matin, a précisé le ministre de la Santé lors de son déplacement dans la ville des Hauts-de-France, le 24 février. 
Il a également demandé à ce qu'une jauge de 15m2 par client soit instaurée dans les commerces.
La vente et consommation d'alcool doit être interdite en centre-ville, et le port du masque, élargi.
Les centres commerciaux d'une surface de plus de 5000m2 doivent fermer, sauf pour le click and collect. 

Quelques heures plus tôt, le maire Patrice Vergriete avait pourtant énoncé une stratégie en plusieurs points pour tenter d'empêcher la mise sous cloche de Dunkerque.

L'édile avait demandé à ce que la campagne de dépistage soit poursuivie, mais il souhaitait aussi que les vaccinations soient plus rapides et plus nombreuses, rendre le masque obligatoire partout en extérieur et inciter au "zéro rassemblement, zéro regroupement" y compris avec les amis et les membres de la famille.

A Dunkerque, le taux d'incidence a atteint 901 cas pour 100.000 habitants, soit davantage que dans la région de Nice.


Sortie de crise dans les autres pays ?

Un badge vaccinal en Israël

En Israël, un retour à la vie normale s'amorce peu à peu et un calendrier de sortie progressive du troisième confinement est établi. Dans le pays, où près de la moitié de la population a été vaccinée et où un tiers des habitants ont reçu la seconde dose, une initiative de badge vaccinal est lancée.

Les Israéliens qui sont vaccinés pourront bientôt se rendre dans les salles de sports, cinémas et restaurants, à condition de pouvoir prouver, grâce à un badge vert, qu'ils ont reçu leur seconde dose ou qu'ils sont guéris du coronavirus

Réouverture des cinémas à New York

A New York, l'espoir renaît également. Après près d'un an de fermeture, les cinémas de la Grande Pomme sont autorisés à rouvrir le 5 mars, à condition de respecter une jauge de 50 spectateurs maximum dans les salles.

Les établissements doivent respecter une capacité d'accueil de 25 %. Mais certains ont d'ores et déjà décidé de ne pas rouvrir, considérant qu'il était désavantageux de relancer leur activité dans ces conditions. 

L'Allemagne et l'Angleterre déconfinent

En Allemagne, le déconfinement peut (doucement) commencer. La plupart des mesures restrictives restent en vigueur jusqu'au 7 mars, mais certaines écoles primaires ont pu rouvrir au niveau local.

En Angleterre, les établissements scolaires peuvent rouvrir le 8 mars, mais les magasins non-essentiels doivent patienter jusqu'au 12 avril. Quant aux cinémas et restaurants, ils peuvent espérer une réouverture le 17 mai.


Confinement partiel dans les Alpes-Maritimes

Le préfet des Alpes-Maritimes a annoncé un confinement partiel du littoral, le week-end, le 22 février. Une mesure mise en place au moins pour les deux prochains week-ends, de Menton à Théoule sur Mer, à partir de vendredi soir à 18 heures, jusqu'au lundi matin à 6h.

Olivier Guérin, médecin du CHU de Nice et membre du conseil scientifique, s'est félicité de cette décision "territorialisée" qui ne concerne pas, pour l'instant, le reste de la France.

En période de vacances scolaires, un régime spécial d'autorisation doit être instauré pour ceux qui souhaitent rejoindre leur domicile les jours de confinement.

En outre, il a été décidé que la jauge d'accueil serait portée de 10 à 15 mètres carrés par visiteur dans les commerces de plus de 400 mètres carrés.

Quant aux commerces et galeries marchandes de plus de 5000 mètres carrés, ils doivent être fermés, sauf pour ceux qui concernent des produits liés à la santé. Ils peuvent toutefois continuer leur activité de click and collect et de livraison à domicile. 

Le port du masque est également obligatoire dans les zones très fréquentées et les contrôles aux frontières doivent être renforcés.

Lassitude, sérénité... Que ressentent les Français ?

Les Français sont-ils à bout ? Selon un sondage du Centre d'Etude de la Vie Politique (Cevipof) de Sciences-Po, 41 % des citoyens ressentent une "lassitude" face à la situation actuelle et à la vie politique. A titre de comparaison, seulement 10 % des Français disaient ressentir de la lassitude en février 2020, et 28 % en avril 2020, au beau milieu du premier confinement.

De surcroît, 34 % des sondés disent éprouver une sensation de "morosité", contre 22 % en février 2020.

Toutefois, il semblerait que la "méfiance" des Français ait légèrement baissé par rapport à la période qui a précédé la crise sanitaire, puisque 28 % des répondants ont utilisé ce qualificatif pour exprimer leur état d'esprit, contre 30 % en février 2020.
Seulement 11 % des Français disent ressentir du "bien-être", soit une baisse de 9 % par rapport à février 2020.

Quant aux autres pays européens, certains semblent plus optimistes tels que le Royaume-Uni et l'Allemagne, puisque les habitants sont respectivement 42 % et 40 % à ressentir de la "sérénité"... contre seulement 15 % pour les Français!

L'humour face au virus

Combattre en ligne. Pour sensibiliser encore les Français aux gestes barrières, le Président a par ailleurs lancé un défi à deux Youtubers parmi les plus populaires, Mcfly et Carlito: faire une vidéo sur leur chaîne les incitant à les respecter. Si elle atteint les 10 millions de vues, ils pourront tourner une de leurs vidéos à l'Elysée. Défi accepté.

Vers un auto-confinement des plus vulnérables ?

Le confinement des personnes âgées et fragiles est une option qui a toujours été écartée par l'exécutif jusqu'à présent... Mais sera-t-elle finalement envisagée ? Le conseil scientifique a publié un point de vue dans la revue médicale The Lancet Public Health, dans laquelle ses membres proposent un auto-isolement des personnes âgées, au nom d'un "contrat social". 
Les signataires proposent le scénario suivant: "Les plus jeunes générations accepteraient la contrainte de mesures de prévention (comme les masques, la distance physique), à la condition que les groupes les plus âgés et les plus vulnérables adoptent non seulement ces mesures-là mais aussi d'autres, plus spécifiques (comme l'auto-isolement selon un critère de fragilité), afin de réduire leur risque d'infection".
Et d'ajouter: "Il n'est plus possible d'utiliser une succession de confinements généralisés comme réponse principale à la pandémie de Covid-19".

Mais le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal, comme Olivier Véran, a rejeté cette idée. 

"Ce sont les personnes qui sont déjà les plus confinées. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'on ne peut plus sortir faire les courses? Recevoir une aide à domicile? Ça semble très compliqué", a commenté Gabriel Attal. 

Festivals cet été : ce qui sera autorisé

Roselyne Bachelot a annoncé que les festivals pourraient avoir lieu cet été avec une jauge de 5000 personnes, dans le respect des distanciations sociales.

Les participants devront rester assis et les stands de restauration et les bars ne seront pas autorisés.

Ce qui nous manque le plus...

Qu'est-ce qui vous manque le plus depuis le début de la crise sanitaire ? Selon une étude HomeExchange et YouGov, les Français se languissent plus que tout des moments de convivialité passés en toute liberté! Le plus difficile est donc de ne pas pouvoir voir ses proches (53 %), suivi de l'impossibilité de se rendre dans les restaurants (41  %), de se déplacer librement (36 %) et de partir en vacances (37 %). 

Pour autant, malgré la situation incertaine, ils sont pas moins de 36 % à envisager de partir en vacances au printemps.... Comme en 2019, selon Statista! Une grande partie des Français ne se laissent donc pas abattre par de quelconques projections pessimistes.

Une situation "fragile"

La situation sanitaire est "si fragile qu'un rien peut la faire basculer", a expliqué Gabriel Attal. Le porte-parole du gouvernement a expliqué, en sortie du conseil des ministres, que les Français pourraient "payer très cher toute forme de relâchement".

Pour autant, le confinement n'est toujours pas à l'ordre du jour. Du moins, pas avant le mois de mars. De nouvelles restrictions sanitaires n'ont pas été annoncées et Gabriel Attal a félicité "la très grande responsabilité des Français", qui "ont su déjouer les pronostics".

"J'espère que 2021 ne sera pas l'année des variants mais de la victoire contre la pandémie", a déclaré le ministre de la Santé, Olivier Véran, le 16 février, lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale.

Un vétérinaire au Conseil de Défense

Le Conseil de Défense, qui se réunit le 17 février, bénéficie désormais de la présence de quatre nouveaux membres : Catherine Chirouze, infectiologue, Angele Consoli, pédopsychiatre, le gériatre Olivier Guérin, et Thierry Lefrançois, vétérinaire.

Mais pourquoi donc un vétérinaire parmi les autres médecins et scientifiques ? "Le Covid-19 est une maladie qui provient de l'animal, les vétérinaires ont découvert les coronavirus bien avant que le Covid-19 n'arrive", a expliqué le député LREM Loïc Dombreval à France Info.

Pari réussi pour Macron ?

Ne pas reconfiner... Un pari réussi du Président de la République ? Emmanuel Macron avait surpris ses ministres, les scientifiques et une bonne partie des Français, en choisissant de ne pas mettre le pays sous cloche, contrairement à beaucoup de voisins européens.

Plus de deux semaines plus tard, l'épidémie recule (un peu) et même si les variants progressent, les chiffres sont loin d'être catastrophiques. "Emmanuel Macron considère qu'il a déjà remporté une première victoire", explique Le Figaro.

Roland Lescure, président LREM de la commission des affaires économiques de l'Assemblée, s'est réjoui de la situation dans le quotidien: "Chaque journée sans confinement est un gain sur le plan de l'éducation, de l'économie, du social, de la confiance collective, du leadership politique. Autour de moi, notamment au niveau international, les gens disent chapeau. Les Français en sont fiers."

Emmanuel Macron, agacé par les prévisions pessimistes des scientifiques, a donc remporté le match (pour l'instant). "Autour de lui, rares sont ceux qui, désormais, continuent de jouer les Cassandre", lit-on dans Le Figaro.

En outre, le chef de l'Etat tient à poursuivre son combat pour le maintien de l'ouverture des écoles, l'exception française. La question d'un prolongement des vacances scolaires de février était pourtant dans tous les esprits, fin janvier.

 "Les batailles les plus homériques sur l'ouverture des écoles ne datent pas de ces dernières semaines. Dès le 11 mai dernier, nous avons acté ce principe. Il y a ensuite eu des discussions en septembre, pis en novembre", a expliqué un participant du Conseil de défense, au Figaro.

Des concerts-tests pour retrouver les spectacles 

Pourrons-nous bientôt retrouver le chemin des concerts et autres spectacles ? Des 'expérimentations", menées avec l'Inserm, devraient avoir lieu en mars et avril, à Marseille et Paris, pour des concerts-test "debout", avec possibilité de s'asseoir, a annoncé Roselyne Bachelot sur LCI, le 15 février. 

Mi-mars, un millier de personnes devraient donc se réunir, sauf si les chiffres se dégradent considérablement, dans la salle de spectacle du Dôme à Marseille.

Tous les spectateurs seront testés avant le concert, et les cas positifs "ne seront pas filtrés parce qu'il faut se mettre en situation où il y aura un brassage". Masques et gel hydroalcoolique seront distribués.

Des tests seront également réalisés après l'événement.

A Paris, 5 000 personnes participeront à des concerts-tests à l'AccorHotels Arena avec l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), "un concert en jauge debout", a expliqué la ministre de la Culture. 

Olivier Véran : tout pour "éviter un confinement"

"En tenant ensemble comme nous le faisons, nous espérons gagner assez de temps pour éviter un confinement", a déclaré Olivier Véran lors de sa conférence de presse du 11 février.

Le ministre de la Santé n'a toutefois pas écarté la possibilité d'une assignation à résidence : "Les prochaines semaines nous diront si les mesures suffisent ou si nous devons nous résigner à un confinement".
Il a ajouté que la situation sanitaire était pour l'instant stable, mais demeurait inquiétante. Le 11 février, plus de 21 000 nouveaux cas de contaminations ont été enregistrés.

"Un chemin pour éviter le reconfinement"

"Il existe bien un chemin pour éviter le reconfinement. Il n'est pas large, mais il existe, et nous aurions tort de ne pas tout mettre en œuvre pour y parvenir", a annoncé Gabriel Attal après le Conseil des ministres.

Et le porte-parole du gouvernement d'ajouter: "Une cinquantaine de départements connaissent une baisse importante du taux d'incidence".

Confinement VS couvre-feu : qu'est-ce qui est préférable ?

Confinement ou couvre-feu: quel est le moindre mal  ? La "grande différence" du couvre-feu par rapport à l'assignation à domicile "tient au fait de pouvoir changer de contexte, la possibilité de rencontrer des gens", indique au Point Anne Sénéquier, Co-directrice observatoire de la santé a l'IRIS.

"Il y a un effet pervers au couvre-feu qui nous donne l'illusion de la normalité, mais exclut la sociabilité", a toutefois nuancé Jean Pralong, professeur de gestion des ressources humaines à l'École de management de Normandie.

Et de préciser : "Le couvre-feu pousse à s'organiser autour de cet horaire butoir de 18 heures avec tout ce que ça comporte de problèmes logistiques et de stress engendré".

"Confinons vite et fort"

"Confinons vite, fort, mais le moins de temps possible", a déclaré Bruno Riou, directeur médical de crise de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP), dans une tribune publiée dans Le Monde.
En attendant qu'une majorité de la population soit vaccinée, dans quelques mois selon les scénarios optimistes, le professeur de médecine exhorte : "Il ne faut plus avoir peur d'un confinement total, à condition qu'il soit de courte durée : c'est la seule stratégie qui a démontré son efficacité dans de nombreux pays, y compris le nôtre". Et d'ajouter : "Encore faut-il que le déconfinement soit associé à un renforcement de toutes les mesures visant à diminuer le risque de contamination et à un tester/tracer/isoler efficace".
Bruno Riou cite d'ailleurs l'exemple de l'Italie, qui a appliqué cette stratégie et qui a pu "retrouver le chemin des restaurants cette semaine".
Et de conclure : "Donnons-nous les moyens de nous retrouver ensemble sur les terrasses au printemps".

Macron, agacé par les scientifiques ?

Emmanuel Macron en aurait "marre" des scientifiques qui appellent au reconfinement. C'est en tout cas ce qu'a avancé Le Canard Enchaîné

En réponse à ce ras-le-bol, Gilles Pialoux, chef des maladies infectieuses à l'hôpital Tenon à Paris, a déclaré sur RMC/BFM TV : "Il paraît qu'on agace mais ce n'est pas le but. On agace car on fait remonter des réalités et qu'on voit à long-terme".

"Sur le strict point de vue sanitaire, on ne voit pas comment on peut échapper à un confinement", a-t-il ajouté.

"Jamais reconfinés" ?

 "Il est évidemment possible qu'on ne soit jamais reconfinés", a lâché Olivier Véran le 9 février, au micro de France Info. "Le confinement n'est pas un choix de facilité, de sécurité. Le confinement est un choix de nécessité quand la situation épidémique nous échappe. Aujourd'hui, ce n'est pas le cas", a assuré le ministre de la Santé, qui précise que la "situation sanitaire est la même qu'il y a deux semaines".

Et le neurologue (sexy et musclé) fraîchement vacciné de souhaiter"que l'on puisse rendre le plus rapidement des libertés aux Français".

Point de baisse de l'épidémie, donc, mais une certaine stabilité qui permet (pour l'instant) de ne pas franchir à nouveau le pas de l'assignation à domicile. "Les variants augmentent d'environ 50% par semaine, c'est-à-dire qu'ils augmentent vite mais moins vite que dans les pays qui n'étaient pas sous couvre-feu", a-t-il toutefois temporisé.

Quant aux réouvertures des espaces culturels, le ministre de la Santé, qui s'est récemment fait vacciner contre la Covid-19, a laissé entrevoir une petite lueur d'espoir: "Nous le ferons dès que nous le pourrons".

Le professeur David Khayat, ex-chef du service cancérologie de la Pitié-Salpêtrière, s'est également voulu rassurant, sur LCI: "Nous avons donc des indicateurs qui nous permettent d'avoir un peu d'optimisme et de penser que nous pourrons peut-être retarder ou éviter ce troisième confinement".

Les prochains mois, "difficiles" ?

La décision de ne pas reconfiner était-elle sanitairement raisonnable ? "On est au bord du précipice, est-ce qu'on tombe dans le précipice ou est-ce qu'on reste en équilibre sur la crête?", s'est interrogée Karine Lacombe, infectiologue, au micro de France Inter.

Pour la scientifique, il aurait été pertinent de profiter des vacances de février pour instaurer un confinement strict sur le modèle de celui du printemps, ce qui aurait pu "couper définitivement la dynamique de l'épidémie, on retombe à un stade très bas de contamination, plus de saturation du système hospitalier".

Quant à l'épidémiologiste Arnaud Fontanet, il a alerté au micro de BFM TV : "Mars et avril seront sous tension". Pour le professeur, les mois à venir seront "difficiles à vivre". Et de préciser: "Celui qui va dicter la marche à suivre, c'est le variant anglais".

Télétravail : contrôles renforcés

Le télétravail devra être davantage appliqué afin d'éviter un reconfinement. C'est en tout cas l'une des missions principales de l'exécutif, pour l'instant. Pour faire respecter davantage le télétravail, les inspecteurs du travail doivent contacter toutes les entreprises françaises de plus de 1.000 salariés, mais également les plus petites structures.

"Actuellement, nous avons environ 60% des entreprises qui respectent le télétravail. Mais malgré les rappels, c'est vrai que certaines tâches qui pourraient être réalisées à distance ne le sont pas toujours", a expliqué à Europe 1 Cherif Belbacha, inspecteur du travail en Moselle.

"Le choix de ne pas réinstaurer un confinement général impose (…), lorsque la situation le requiert, une grande fermeté dans l'application des règles de télétravail", a expliqué le directeur général du travail, Pierre Ramain, aux inspecteurs, selon le Figaro.

Le télétravail, une nécessité

Le Premier ministre avait d'ailleurs insisté, lors de sa conférence de presse du 4 février, sur la nécessité de faire appliquer le télétravail de manière plus sérieuse, "partout où c'est possible". 

Quant à Elisabeth Borne, elle a rappelé que le télétravail était la règle "5 jours sur 5", si possible. Depuis fin novembre, le recours au télétravail "s'érode", puisque seulement 30% des actifs qui peuvent télétravailler totalement l'ont fait, la semaine dernière, selon les derniers chiffres du ministère.

Elle a souligné que les risques de contamination diminuaient de 20 % pour les salariés en télétravail partiel et de 30 % pour ceux en télétravail à temps complet, selon une récente étude de l'épidémiologiste Arnaud Fontanet. 

La ministre du Travail a donc demandé aux entreprises de "réduire la part des salariés qui ne télétravaillent pas du tout". Quant aux "salariés qui télétravaillent un, deux ou trois jours par semaine", ils "doivent le faire au moins un jour de plus".

Elisabeth Borne a rappelé que l'exécutif avait autorisé aux salariés de travailler en présentiel un jour par semaine s'ils en ressentent le besoin. Toutefois, cette possibilité ne doit rester qu'une "soupape en cas de nécessité", et non pas une généralité.

Réouverture des musées : pour quand ?

Les musées pourraient-ils bientôt rouvrir leurs portes ? "J'ai toujours dit que dans ce calendrier, musées et monuments seraient les premiers convoqués à la réouverture (...) quand nous aurons une décrue", a assuré la ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, sur BFM TV .

Et de tempérer : "Je comprends les gens qui me demandent des dates. Dès qu'il y a une possibilité, nous le faisons".

Dernières annonces de Jean Castex 

"L'heure n'est pas au relâchement de nos efforts", a martelé Jean Castex lors de sa conférence de presse du 4 février.
Le Premier ministre a insisté sur le fait que la situation sanitaire restait "fragile", puisque la moyenne s'élève à 20 000 cas de contaminations au coronavirus par jour.

"Même si nous nous habituons à ces chiffres, sachez qu'ils restent élevés", a-t-il commenté. "Nous n'avons pas connu de vague épidémique d'ampleur" ces dernières semaines grâce à la "stratégie" employée par l'exécutif depuis le mois d'octobre, a-t-il rappelé.

Le chef du gouvernement s'est félicité de ne pas avoir attendu pour prendre des mesures strictes, qui n'ont pas été totalement levées après le confinement. 

Le Premier ministre a ajouté que la France connaissait un "ralentissement économique moins marqué" que nos voisins européens.

Il a également félicité les Français sur leur prudence durant les fêtes de fin d'année et a assuré que les Français respectaient, pour la plus grande partie, les mesures sanitaires. "Il suffit qu'un faible nombre s'en affranchissent pour que le virus prospère", a-t-il nuancé.

Mesures maintenues

Les mesures restrictives déjà en place sont pour l'instant maintenues. "Le moment n'est pas venu de les alléger" même si elles sont "difficiles à vivre". 

"Nous devons tenir et agir ensemble, plus que jamais. Chaque jour compte", a déclaré le Premier ministre.

Bientôt un nouveau confinement ?

Quant à la possibilité d'un nouveau confinement, il "ne peut s'envisager qu'en tout dernier recours" mais n'est pas à l'ordre du jour.

"Nous connaissons l'efficacité du confinement sur le plan sanitaire, mais nous en connaissons aussi le coût économique, social, sanitaire (...) Elle nécessite la fermeture de beaucoup de commerces, mais aussi des établissements d'enseignementPlus le temps passe, plus l'impact des mesures sont difficiles à supporter", a constaté le Premier ministre, ajoutant que les "risques psychosociaux" de l'assignation à domicile étaient bien réels.

Et de préciser : "Si nous y sommes contraints en cas de dégradation, nous n'hésiterons pas à prendre" la décision d'un reconfinement.

En outre, il a donné l'exemple de Mayotte, où une mesure de confinement généralisé a été décidée le 4 février. 


Quid des déplacements entre les régions ?

La limitation des déplacements entre les régions n'est pas non plus pertinente à l'heure actuelle. "Nous avons choisi de ne pas limiter les déplacements pour les vacances", a expliqué Jean Castex.

Quant aux déplacements entre la métropole et les territoires d'outre-mer, ils ne sont désormais possible qu'en cas de "motifs impérieux".

La majorité des Français, pour un confinement dur

La population s'est-elle résignée à un troisième confinement ? Selon un sondage Elabe pour BFM TV, 83 % des Français sont convaincus qu'un troisième confinement aura lieu d'ici peu. 55% des Français souhaitent un confinement "dur", à l'image de celui du printemps, soit une augmentation de 7 points en une semaine.

Etonnamment, ils sont moins désormais nombreux à désirer un confinement souple (50 %). 

Les Français peuvent-ils partir en vacances ?

De nouvelles mesures restrictives pourraient être décidées dans un futur proche... mais les Français peuvent partir en vacances "pour l'instant", a déclaré Jean-Baptiste Lemoyne, secrétaire d'Etat au Tourisme, sur BFM TV.

Quant à Emmanuelle Wargon, ministre du Logement, elle a déclaré sur BFM TV/RMC : "Pour l'instant, il n'y a pas de restrictions de circulation. (…) Les vacances peuvent avoir lieu. Après bien sûr, comme vous le savez, nos décisions évoluent tous les jours, tous les quelques jours au fur et à mesure de l'évolution du virus. (...) Les choses peuvent toujours évoluer".

Vacances de février : la dégringolade

Une étude de PAP Vacances dévoilée par Franceinfo montre que les réservations pour les vacances de février ont baissé de 58,4% par rapport à 2020. Une véritable dégringolade qui pourrait s'expliquer notamment par la fermeture des remontées mécaniques et des restaurants, mais aussi par la crainte d'un reconfinement qui pourrait être instauré à tout moment.

Le secteur de la montagne est le plus concerné par cette baisse avec 66.9% de réservations en moins. Quant aux destinations littorales, elles ont vu leurs réservations baisser de 26%. Seule l'Outre-mer note une augmentation des réservations (plus de  108,4%).

Une limitation des déplacements ?

Pas de reconfinement pour l'instant... Mais une limitation des déplacements ? En période de vacances scolaires, le Conseil Scientifique préconise, à défaut de reconfiner, d'instaurer une limitation des déplacements entre les régions, comme ce fut le cas en décembre. 

Souvenez-vous, durant les semaines qui avaient suivi le premier confinement, il était interdit de se déplacer à plus de 100 kilomètres de son domicile (sauf en cas de motif impérieux).

"Quel que soit le scénario retenu par les autorités sanitaires, le Conseil scientifique conseille la mise en place d'une limitation des déplacements interrégionaux", lit-on dans le dernier avis du Conseil Scientifique. 

"Restreindre les déplacements permet de limiter la propagation du virus dans des régions encore épargnées et ainsi de leur permettre d'accueillir les patients des zones en tension pour soulager les hôpitaux", a expliqué au Parisien Pierre Tattevin, président de la Société de pathologie infectieuse de langue française.

Mais si vous vous inquiétiez de ne pas pouvoir circuler librement en période de vacances scolaires, Emmanuelle Wargon, ministre déléguée auprès de la ministre de la Transition écologique, chargée du Logement, a tranché : il n'y aura pas de restrictions de déplacements en février.

"Après, comme vous le savez, nos décisions évoluent tous les jours", a-t-elle toutefois nuancé, sur BFMTV-RMC.


Renforcement des contrôles

Pour éviter à tout prix un reconfinement, l'exécutif souhaite d'abord s'assurer que le couvre-feu est respecté à la lettre.

Le soir du dimanche 31 janvier 62.198 contrôles de personnes ont été réalisés après le couvre-feu, selon les chiffres du ministère de l'Intérieur à BFMTV.

Les autorités ont également procédé à des contrôles dans les établissements recevant du public ainsi qu'aux frontières. Au total, dans cette journée, 11.955 verbalisations ont été dressées.

Pourquoi n'a-t-on pas reconfiné ?

Certains avaient déjà commencé les provisions de papier-toilette... et pourtant, Jean Castex n'a pas annoncé de reconfinement lors de sa prise de parole surprise, le soir du 29 janvier. Mais pourquoi l'exécutif n'a-t-il pas décidé de (re)mettre le pays sous cloche ? Alors que 19.235 nouvelles contaminations ont été recensées le 31 janvier, les chiffres des cas de coronavirus, s'ils restent inquiétants, sont moins catastrophiques que prévu.

"Le Président avait bien décortiqué le dossier : si le variant flambe au Royaume-Uni, c'est que le pays n'avait pas adopté les mêmes restrictions que nous cet automne", a assuré un proche du chef du gouvernement au Figaro.
Selon le journal, lors du Conseil de Défense, le ministre de la Santé Olivier Véran et le directeur général de la Santé Jérôme Salomon étaient tous deux extrêmement favorables à un reconfinement.

Mais Emmanuel Macron a tenu bon.
Les conséquences économiques d'un reconfinement sont telles que l'exécutif souhaite se donner toutes les chances d'éviter une nouvelle assignation à domicile. Selon les services du ministère de l'Economie, la facture d'un mois et demi de reconfinement s'élève à 25 milliards d'euros.

"Un petit geste de plus, un petit masque de plus, un peu plus d'aération, ça peut éviter le confinement", a déclaré l'entourage d'Emmanuel Macron au JDD.

"L'idée, c'est de gagner du temps, de limiter la casse", a précisé Olivier Véran au JDD.

Les Français veulent un reconfinement, mais....

Contre toute attente, 70 % des Français demandent un reconfinement au plus vite, selon le sondage Odoxa-Backbone Consulting. Mais, comble du paradoxe, les citoyens ne souhaitent pas la mise en place des mesures restrictives qui l'accompagnent.

Seule l'interdiction de se déplacer entre les régions est relativement acceptée par la population (64 %). Pas moins de 64 % sont opposés à la fermeture des commerces non-essentiels, 57% sont contre l'interdiction de recevoir des amis chez soi, 60% ne souhaitent pas la fermeture des établissements scolaires et 54% sont opposés à la prolongation de la fermeture des bars et restaurants.

Déjà 42% des Français pensent transgresser le nouveau confinement, s'il était annoncé.

La santé mentale des jeunes, en danger

Il faut dire que depuis près d'un an, la santé mentale de la population, et des jeunes en particulier, s'est fortement dégradée. Selon une enquête Ipsos pour la Fondation FondaMental, pas moins de 40% des adultes de moins de 25 ans estiment souffrir d'un trouble anxieux généralisé (soit 9 points de plus que l'ensemble de la population). 

En outre, 61% des jeunes sont persuadés que la crise sanitaire aura des conséquences négatives sur leur santé mentale (contre 50 % pour l'ensemble des Français). Trois jeunes sur 10 ont déjà pensé à se suicider ou à se mutiler. Des chiffres affolants.

Restaurants clandestins : rappel à l'ordre

Si certains restaurateurs ont d'ores et déjà appelé à rouvrir leurs restaurants malgré l'interdiction en vigueur, Bruno Le Maire a resserré la vis. Les restaurateurs qui ouvrent leurs établissements "seront suspendus pendant un mois de l'accès au fonds de solidarité", a déclaré le ministre de l'Economie, le 1er février, sur RTL.

Ski : les remontées mécaniques restent fermées

Les remontées mécaniques restent fermées pour l'instant. Aucune date de réouverture n'a été évoquée. "L'évolution de la situation sanitaire ne nous permet pas, à ce stade, de rouvrir les remontées mécaniques", a déclaré Matignon le 1er février.

Jean-Baptiste Lemoyne, Sécrétaire d'État chargé du Tourisme, avait précisé quelques semaines plus tôt que les remontées mécaniques resteraient vraisemblablement hors-service tout l'hiver.

Nouvelles mesures

Le Premier ministre Jean Castex a annoncé vendredi 29 janvier au soir un couvre-feu renforcé et de nouvelles mesures pour contrer la 3e vague de coronavirus à l'issue d'un Conseil de défense sanitaire. Rien sur l'école et les vacances d'hiver.

Cette prise de parole du chef du gouvernement depuis l'Elysée intervient alors que l'exécutif étudie de nouvelles restrictions contre l'épidémie, avec un possible reconfinement à la clé. "Si la situation sanitaire reste mieux maîtrisée en France que chez nos voisins, elle est préoccupante", a déclaré Castex à 20h40 avant de saluer l'engagement des soignants.

"Nous pouvons encore nous donner une chance d'éviter un confinement", a-t-il prévenu avant d'annoncer: "En complément des mesures de couvre-feu, nous avons décidé de prendre sans délai les mesures suivantes":

Fermeture des frontières

- Toute entrée ou sortie du territoire en provenance ou à destination de pays extérieur à l'Union européenne sera interdite, sauf motif impérieux, à partir de dimanche 0h00.

- Toute entrée en France à partir d'un pays de l'UE sera conditionnée à la présentation d'un test PCR, à l'exception des travailleurs transfrontaliers.

- Tous les voyages vers les territoires ultramarins seront soumis à un motif impérieux.

"Les prochains jours seront déterminants pour éviter un nouveau confinement(...) La question d'un confinement se pose légitimement mais nous en connaissons l'impact très lourd pour les Français sur tous les plans. Ce soir, nous considérons au regard des chiffres des derniers jours que nous pouvons encore nous donner une chance de l'éviter"​, a expliqué le Premier ministre.

Magasins ouverts sauf...

Pas de baisse de rideau générale, les petits commerces sont pour le moment épargnés mais les centres commerciaux non-alimentaires de plus de 20.000 m2 "qui favorisent le plus de brassage" seront fermés dès dimanche.

Jean Castex a déclaré un "renforcement des jauges" dans les magasins qui restent ouverts. "Sur les 835 centres commerciaux que compte la France, la moitié ont une surface supérieure à 20.000 m². Aucun n'a été reconnu comme ayant constitué un cluster depuis le début de la crise sanitaire", a réagi sur RTL le Conseil national des centres commerciaux (CNCC). "Ce qui avait été envisagé" lors des discussions avec le gouvernement, "c'était de passer d'un client pour 8 m2 à un client pour 10 m2", a précisé le président de la FCD.

Concrètement, depuis le 31 janvier, dans les grands centres commerciaux, seuls les supermarchés, hypermarchés et magasins alimentaires présents dans la galerie peuvent rester ouverts.

Télétravail privilégié

Le ''quoi qu'il en coûte'', prêts garantis par l'Etat, fonds de solidarité, chômage partiel, s'appliquera bien sûr pour tous les salariés et les entreprises concernés.

"Dans toutes les entreprises où cela est possible, le recours effectif au télétravail devra être renforcé", a indiqué le Premier ministre. Une mesure qui s'applique aussi aux administrations publiques.

Contrôles renforcés

"Les dérives de quelques-uns ne sauraient ruiner les efforts de tous". Une "consigne de particulière fermeté sera appliquée pour ceux qui fraudent les règles en vigueur", a souligné Jean Castex.
"Les policiers et les gendarmes seront mobilisés pour contrôler le non-respect du couvre-feu, l'organisation de fêtes clandestines et l'ouverture illégale de restaurants dans des proportions renforcées", a-t-il affirmé.

Qu'est-ce qu'un confinement hybride ?

Après l'hypothèse d'un confinement "très serré", c'est celle d'un confinement "hybride" qui est mise sur la table. "Les enseignements des deux premiers confinements ont été tirés. Il faut aller vers une formule hybride, sans changer notre doctrine", a déclaré un proche de l'Elysée à BFM TV.

Mais concrètement, qu'est-ce que cela signifie-t-il ? 

La question qui inquiète particulièrement les parents d'élèves et est sur toutes les bouches : la fermeture (ou non) des écoles. Comme évoquée plusieurs fois depuis ces dernières semaines, un allongement des vacances scolaires de février pourrait être mis en place, afin de ne pas se résoudre à une fermeture pure et simple des établissements.

Quant aux étudiants, ils pourraient être relativement épargnés. Fin janvier, Emmanuel Macron leur avait promis qu'ils pourraient dès le 1er février, au même titre que les salariés, assister aux cours en présentiel une fois par semaine. "Rééquilibrer en faveur des jeunes, c'est bien l'idée", a expliqué un proche du chef de l'Etat à RTL.

Quid des commerces non-essentiels ? Ceux-ci ne fermeraient pas totalement, en cas de confinement hybride, mais des créneaux d'ouverture ou des prises de rendez-vous pour les clients pourraient être mis en place.

Toutefois, le bien-fondé d'un tel système pourrait être remis en question. "Comment expliquer aux parents que leurs enfants doivent rester à la maison mais qu'on peut toujours se rendre chez le coiffeur ?", s'est interrogé un conseiller selon BFM TV.

Malgré tout, il s'agit pour le chef de l'Etat de tenter de combiner mesures fortes et protection (tant que faire se peut) de la santé mentale des Français, qui sont de plus en plus nombreux à appeler à la désobéissance civile. 

"Emmanuel Macron est plus inquiet que jamais des impacts psychologiques d'un troisième confinement", a expliqué un proche du président de la République, selon BFM TV.

Quoiqu'il en soit, la plupart des scientifiques appellent à prendre des mesures restrictives fortes et surtout, rapidement. Le président de la Ligue nationale contre le cancer Axel Kahn a déclaré sur BFM TV et RMC : "Plus on prend des décisions tardivement, plus ce sera long", a-t-il déclaré.

Et d'alerter : "Il y a urgence, nous sommes encore dans le 2e pic épidémique qui n'a jamais baissé".


Confinement "très serré" ?

La France sera-t-elle sous cloche une troisième fois ? 
"C'est un tsunami qui arrive", a déclaré un proche du chef de l'Etat selon Europe 1. Plusieurs scénarios sont à l'étude, dont l'un est particulièrement dur...
Le terme a été lâché par Gabriel Attal le 27 janvier, après le Conseil des ministres : un "confinement très serré" pourrait finalement être envisagé. Mais que veut donc dire le porte-parole du gouvernement ? "Cela veut dire un confinement qui a des effets rapides et efficaces pour freiner la circulation du virus. On tire des enseignements. C'est pas des décisions qui se prennent au pifomètre. Notre objectif, c'est l'équilibre le plus juste entre la limitation du virus et la vie des Français. J'entends parfaitement que c'est anxiogène, et que les Français ont envie de savoir", a-t-il précisé au micro de France Inter, le 28 janvier.
Tout porte à croire donc, qu'en cas de "confinement très serré", les écoles et commerces non-essentiels seraient fermés à l'instar du confinement de printemps.

Un "entre-deux" ou des mesures fortes ? 

Pour le député LR Eric Ciotti, la situation de "l'entre-deux" n'est plus tenable en France dans ce contexte sanitaire, alors que de plus en plus de contaminations au variant britannique sont recensées.

Sur CNews, il a fustigé "les atermoiements" du président de la République, estimant que celui-ci n'osait pas prendre de mesures restrictives assez fortes pour empêcher la propagation du Covid-19.

Eric Ciotti a donc appelé à "marquer un coup très fort" et a déclaré : "On est dans le en même temps sanitaire, ces atermoiements déstabilisent aujourd'hui beaucoup notre pays, les Français n'y comprennent plus rien (...) s'il faut prendre des mesures pour protéger les Français, il faut le faire".

Le conseiller départemental des Alpes-Maritimes a demandé de la "clarté" et des décisions, "même si c'est extrêmement douloureux. Élargir la plage des vacances de février est sans doute une solution".


Un confinement le week-end ?

Une autre piste mise sur la table serait un confinement le week-end. Une telle mesure permettrait de préserver au maximum l'économie et ainsi éviter les déplacements "loisirs", les contacts entre amis, parfois sans masque et sans respect des distanciations, et qui sont logiquement plus nombreux le week-end, selon Le Parisien.

Des exceptions pour les étudiants ?

Le 16 janvier, Jean Castex a contacté Gaspard, un étudiant qui avait diffusé sur les réseaux sociaux une vidéo sur la détresse qu'il ressentait face aux mesures restrictives, et qui a fait le buzz. Sur Instagram, il a publié une partie de son échange téléphonique avec le Premier ministre.

"J'ai regardé ta vidéo et je voulais te dire qu'elle m'a beaucoup ému", a d'abord déclaré Jean Castex.

Le Premier ministre a laissé entendre que, même en cas de reconfinement, les étudiants pourraient faire l'objet d'exceptions. "Même quand on est confiné, on a pu parfois, prévoir un certain nombre d'exceptions. Là aussi, est-ce que compte tenu de la réalité des étudiants, on les fait entrer dans les exceptions? à quel moment? Ces questions restent ouvertes", a-t-il déclaré. 


Confinement... et fermeture des commerces ?

Si un nouveau confinement était mis en place, quelle forme prendrait-il ? La question de l'ouverture ou non des commerces en cas d'assignation à domicile reste primordiale.

"On veut éviter à tout prix les contraintes qui pèsent économiquement", a déclaré un proche du président de la République selon BFM TV. D'autant que les soldes n'ont débuté que le 20 janvier. 

Quant à Bruno Le Maire, le ministre de l'Economie, il a déclaré sur Bloomberg TV que si un troisième confinement était annoncé, il serait très difficile pour la France d'atteindre l'objectif de 6% de croissance en 2021. "Le virus ne se diffuse pas dans les commerces, donc il n'y a pas besoin de les fermer", a rassuré un conseiller ministériel, selon BFM TV.

Un confinement des personnes fragiles ?

Le président du conseil scientifique Jean-François Delfraissy a estimé sur BFM TV qu'il était nécessaire pour les personnes à risque "d'aller vers une forme d'auto-isolement volontaire, pour se protéger en attendant qu'elles soient vaccinées", pendant les deux prochains mois.

L'infectiologue et membre du comité vaccin Covid-19 Odile Launay avait également recommandé cette solution le 21 janvier. Une proposition que la ministre a balayée d'un revers de main. "Les personnes qui se sentent vulnérables s'auto-confinent", a-t-elle expliqué.

Le confinement ciblé des personnes "fragiles n'a jamais été envisagé", avait expliqué la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal, sur le plateau de BFM TV, le 22 janvier.


Les restaurants, ouverts... en avril ?

Quant aux restaurants, ils ne devraient pas rouvrir avant... Pâques. Selon Le Point et des sources de l'Élysée, Matignon et Bercy, les établissements de restauration devraient rouvrir leurs portes au plus tôt le 6 avril.
En ce qui concerne les bars et cafés, certains parlent même d'une réouverture en juin! Siroter un verre en terrasse et partager un repas gastronomique entre amis, ce n'est pas pour demain...


Couvre-feu à 18h pour tous

Le couvre-feu à 18h pour toute la France a été mis en application samedi 16 janvier et devrait permettre de réduire la propagation du virus tout en maintenant une vie économique.

Tous les commerces sont fermés à 18h et les dérogations sont "les mêmes que celles applicables pour le couvre-feu à 20h", a précisé le Premier ministre.

Des dérogations sont également possibles pour les travailleurs qui rentrent à leur domicile ainsi que les parents allant chercher leurs enfants à l'école.


Universités : la nouveauté 

En ce qui concerne les universités, les travaux dirigés en première année peuvent reprendre par demi-groupe dès le 25 janvier, à précisé Frédérique Vidal, ministre de l'Enseignement supérieur. Une mesure qui pourra être étendue aux élèves des niveaux supérieurs si la situation sanitaire s'améliore.

Emmanuel Macron a également précisé aux étudiants, le 21 janvier, qu'ils pourraient revenir à l'université un jour par semaine s'ils en ressentent le besoin, au même titre que les salariés.

Aides aux entreprises et impôts

Quant aux entreprises, il sera possible à celles qui le souhaitent  de différer "d'une année supplémentaire le remboursement de leur prêt garanti par l'Etat". Bruno Le Maire a précisé que les coûts fixes des entreprises fermées restaient pris en charge à 70 %. Enfin, le ministre de l'Economie a promis que les impôts des Français n'augmenteraient pas.

Quid des lieux culturels ?

Les lieux culturels restent fermés pour l'instant, a fait savoir la ministre de la Culture le 14 janvier, ajoutant que la plupart des pays voisins avaient eux aussi fermé leurs cinémas et autres salles de spectacle. Roselyne Bachelot a précisé que les dispositifs spécifiques mis en place pour le secteur culturel seraient maintenus. Elle a rappelé que les tournages, captations sans public et répétitions étaient toujours possibles.

Couvre-feu ou reconfinement ? Ce que les Français préfèrent

Les Français, eux, semblent être convaincus de l'éventualité d'un prochain reconfinement. D'après un sondage Elabe, ils sont 83% à penser qu'un troisième confinement aura lieu "dans les prochaines semaines".

Parmi les options les plus supportables, c'est le reconfinement qui est privilégié par les Français avec 52 % d'opinions favorables devant le couvre-feu national à 18 h (47% d'opinions favorables). Quant à la combinaison du couvre-feu à 18 h et du confinement le week-end, elle est la moins favorisée par les français (44 %).

Fermeture des lieux culturels : l'expérience qui change tout ?

Une expérience espagnole a remis en cause la nécessité de fermer les salles de spectacle, cinémas, et autres musées. La Fondation de lutte contre le sida et les maladies infectieuses et l'hôpital universitaire allemand Trias i Pujol de Barcelone ont réuni 463 personnes, âgées de 18 à 59 ans. Celles-ci ont assisté à un concert qui s'est déroulé le 12 décembre dans une grande salle de Barcelone.

Toutes étaient masquées et respectaient, dans la mesure du possible les règles de distanciation sociale. Un espace pour fumeurs avait également été mis en place, mais le nombre de personnes pouvant s'y rendre était limité. Le système de ventilation était adapté à la situation et "des mesures ont été mises en place pour éviter les files d'attente dans les toilettes et à l'entrée et à la sortie du concert", lit-on dans l'étude.

Résultat ? Aucune de ces personnes n'a été testée positive au coronavirus après le concert. 

Qu'en pense donc notre ministre de la Culture ? "Je regarde cette expérimentation avec beaucoup de soin", a déclaré Roselyne Bachelot, au micro de France Info. Et d'ajouter : "On va en parler avec les professionnels".

Un arrêt de travail immédiat en cas de contamination

Dès le 10 janvier, un travailleur qui constate des symptômes ou qui a été en contact avec un ou plusieurs contaminés au coronavirus, pourra s'inscrire sur le site de l'Assurance maladie pour obtenir un arrêt de travail "immédiat" indemnisé sans jour de carence, a annoncé le Premier ministre.

Dès le 20 janvier, chaque personne déclarée positive pourra bénéficier d'une visite à domicile par un infirmier.

Et d'ajouter : "L'Assurance maladie procèdera à un suivi systématique avec deux à trois appels téléphoniques sur 7 jours".

L'état d'urgence sanitaire prolongé ?

Le gouvernement devrait proposer en Conseil des ministres du 13 janvier un texte de loi qui prolongerait l'état d'urgence sanitaire au 1er juin 2021 (au lieu du 16 février initialement voté) . Le régime transitoire devrait, lui, être fixé jusqu'au au 31 décembre 2021, contre la date du 1er avril initialement proposée.

Télétravail : nouveau protocole sanitaire

La nouvelle version du protocole sanitaire en entreprise, dévoilée le 6 janvier, permet aux salariés volontaires, dont les tâches peuvent être télétravaillées, de retourner au bureau une fois par semaine. "Pour les salariés en télétravail à 100%, un retour en présentiel est possible un jour par semaine au maximum lorsqu'ils en expriment le besoin, avec l'accord de leur employeur", lit-on dans cette nouvelle version du protocole sanitaire. Une mesure prise pour soulager les salariés dont la santé mentale est en jeu. 

"Le télétravail pour ceux qui le peuvent reste la règle. Mais j'entends les salariés qui sont en télétravail 5j/5 depuis 2 mois et qui souffrent d'isolement", a expliqué la ministre du Travail Elisabeth Borne, sur Twitter. 

Fêtes clandestines au Nouvel An

Pour le Nouvel An, plusieurs fêtes clandestines ont rassemblé des milliers de personnes en France. Une rave-party en Ille-et-Vilaine, en Bretagne, a même réuni 2500 fêtards pendant 36h, dans des hangars désaffectés. Le 6 janvier, quatre personnes ont été interpellées et placées en garde à vue. Elles sont soupçonnées d'avoir participé à l'organisation de la fête.

Gérald Darmanin avait annoncé que 6.650 personnes avaient été verbalisées au total, pour non respect du couvre-feu le soir du 31 décembre. 662 personnes ont été interpellées et 407 ont été placées en garde à vue. Au total, les forces de l'ordre ont procédé à plus de 45.000 contrôles le soir du réveillon. 

Question du jour : Que risque-t-on s'il on est bloqué dans les embouteillages en plein couvre-feu ?

À 18h, sauf motif impérieux, vous devez être arrivé chez vous. Mais suis-je en tort si je suis encore bloqué dans les embouteillages alors que le couvre-feu a déjà commencé ?  Selon La Voix du Nord, qui a interrogé la préfecture du Nord et du Pas-de-Calais, "chacun est invité à prendre ses précautions pour pouvoir arriver à l'heure chez soi ", mais en cas de réels embouteillages "les forces de l'ordre pourront faire preuve de discernement et étudier chaque situation au cas par cas". 

Pour les travailleurs qui n'auraient pas réussi à rentrer chez eux dans les temps, "il conviendra de présenter le justificatif de déplacement professionnel, complété par l'employeur", lit-on.

L'économie, moins touchée par le confinement de novembre

L'activité a beaucoup mieux résisté au confinement de novembre qu'à celui du printemps, selon une étude de la Dares publiée le 23 décembre. Pour le reconfinement, moins de salariés étaient en chômage partiel.

En novembre, 39% des entreprises étaient en perte d'activité (contre 80 % en avril) et 4% étaient en arrêt (contre 12% d'arrêt au premier confinement), selon des statistiques du ministère du Travail. 

Les secteurs les plus touchés par le confinement de novembre sont restés l'hébergement-restauration ainsi que les "autres activités de service", notamment le secteur des arts.

En outre, 2,9 millions de salariés étaient en activité partielle, contre 8,4 millions en avril.

Depuis le 15 décembre, nous pouvons de nouveau nous déplacer dans les rues sans attestation, mais il faut continuer à respecter certaines mesures restrictives, comme l'a annoncé le Premier ministre le 10 décembre.

Qu'avons-nous le droit de faire ou pas depuis le 15 décembre ?

Ce qui est autorisé depuis le 15 décembre :

Se déplacer sans attestation en journée

Il vous est désormais permis de vous déplacer sans attestation, sauf entre 18h et 6 du matin où le couvre-feu sera en vigueur. Il vous faudra alors une attestation de déplacement dérogatoire si vous devez vous déplacer en cas de motifs impérieux. 

Rendre visite à des amis ou voisins

Vous pouvez rendre visite à des amis ou voisins jusqu'à 18h. 

Se déplacer entre les régions

Vous pouvez désormais vous déplacer entre les régions sans limite de distance.

Se rendre sur les territoires d'Outre-Mer

Il vous est possible de vous rendre sur les territoires d'Outre-Mer, mais "le contrôle sanitaire fait l'objet de mesures différenciées selon les départements", lit-on sur le site de la préfecture de la Réunion. Un test PCR négatif est obligatoire pour se rendre en Guyane, à la Réunion, ou en Martinique, par exemple. 

Voyager à l'étranger

Il vous est possible de voyager à l'étranger, en théorie. Toutefois, le quai d'Orsay précise : "Compte tenu de l'évolution rapide de la pandémie dans le monde, il sera indispensable de se tenir informé avant d'envisager tout déplacement, en consultant les conseils aux voyageurs du ministère des Affaires étrangères". Certains pays n'autorisent pas, pour l'instant, l'accès aux voyageurs étrangers ou leur imposent une quatorzaine.

Se rendre dans un lieu de culte

Vous pouvez vous rendre dans les lieux de culte, mais mais deux sièges doivent rester libres entre chaque personne ou entité familiale etseule une rangée sur deux doit être occupée.

Les règles des lieux de culte ne seront pas revues à la hausse pour l'instant, afin de réduire les brassages et concentrations de public. 

Ce qui est ou reste interdit  

Se déplacer entre 18h et 6h du matin, sauf...

Il ne vous est pas permis de vous déplacer pendant les heures du couvre-feu, sauf motif impérieux, à savoir les motifs professionnels, motifs familiaux, raisons médicales, pour réaliser des missions d'intérêt général, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnants, et pour promener son animal domestique.

Faire son jogging le soir

La pratique sportive ne représente pas un motif dérogatoire au couvre-feu, puisqu'elle est possible en journée.

Se rendre dans un cinéma, salle de spectacle, casino...

Les cinémas, théâtres, salles de spectacle, musées, ne rouvriront pas leurs portes pour l'instant. L'accueil du public dans les cirques, salles de jeu, casinos, et autres rencontres sportives est également interdit. 

Se rendre au restaurant ou dans un bar

Jean Castex a affirmé que la situation des restaurants et bars demeurait inchangée pour l'instant. 

Se rendre dans une salle de sport

Les salles de sport restent fermées pour l'instant.

Attestation de déplacement pendant le couvre-feu

L'attestation de déplacement dérogatoire n'est plus en vigueur, sauf entre 20h (ou 18h pour les départements susmentionés) et 6h du matin. 

Les dérogations au couvre-feu seront possibles en cas de motifs professionnels, motifs familiaux, raisons médicales, pour réaliser des missions d'intérêt général, pour les personnes en situation de handicap et leur accompagnants, et pour promener son animal domestique.

En cas de voyage, notamment pour les départs en vacances, vous pourrez présenter votre billet de train ou d'avion, par exemple, afin de pouvoir vous déplacer ou vous rendre jusqu'à votre destination après 20h. Le titre de transport fait foi en cas de contrôle de Police.

Vos questions 


Vacances d'hiver : exit le ski, place à la mer et à la campagne !

Le coronavirus a totalement perturbé nos vacances d'hiver... En novembre, les Français ont découvert que les remontées mécaniques des stations de ski ne rouvriraient pas pour les fêtes de fin d'année... et ont donc totalement modifié leurs projets de vacances

Abritel, expert de la location de vacances pour les familles, a remarqué que les destinations les plus recherchées sur leur plateforme étaient, dans l'ordre, le Morbihan, les Bouches-du-Rhône, les Pyrénées-Atlantiques, le Vaucluse ou encore le Finistère. Conclusion ? Les destinations montagnardes restent demandées, mais contrairement aux vacances de fin d'année habituelles, l'intérêt pour les destinations réputées estivales est presque aussi fort.

Timothée de Roux, directeur général d'Abritel, a toutefois remarqué : "Parmi les massifs français, les Vosges semblent mieux résister que les Alpes car les pratiques sportives locales sont moins dépendantes des remontées mécaniques et des infrastructures qui pourraient rester fermées pendant les vacances de Noël".


Un confinement moins difficile grâce à nos boules de poils ?

Selon le chercheur en neuroscience, Christophe Rodo, vous pouvez passer un confinement plus agréable grâce à... votre animal de compagnie !

C'est la conclusion d'une étude de plusieurs chercheurs anglais, qui ont comparé les effets du confinement sur la santé mentale, en fonction de plusieurs paramètres. 

Il en ressort qu'avoir à ses côtés un matou, un toutou ou un gentil perroquet aurait des effets bénéfiques sur le moral et permettrait donc de vivre le confinement de manière moins difficile, a expliqué le scientifique dans le podcast de Ouest-France, La Tête Dans Le Cerveau.

Insolite du jour : Joseph, 92 ans, ermite et aficionado de pizza

Joseph, 92 ans, habite Sucé-sur-Erdre, près de Nantes, et passe son confinement... à savourer des pizzas ! Avant l'assignation à domicile, il cassait la croûte dans le restaurant favori de sa ville. Mais depuis le confinement, il ne met plus le nez dehors, a découvert la livraison à domicile et commande donc tous les jours une pizza, son unique repas de la journée (assortie de canettes de Coca-Cola).

Le menu du restaurant ? Il ne le consulte même pas ! "Ce qu'il y a dedans ne m'intéresse pas", a-t-il confié à Ouest-France.

Il s'agit désormais de son 34e jour de pizza. "C'est une expérience qui me convient. Je peux manger la même chose toute ma vie et ne pas sortir. J'ai été marin. J'aurais fait un très bon prisonnier de guerre", a expliqué celui qui n'a jamais rempli d'attestation de déplacement... 

Pour ce fervent croyant qui vit reclus, la réouverture des lieux de culte n'est pas une nécessité : "La messe n'a jamais été vraiment indispensable aux chrétiens. La plupart des saints ont vécu comme des ermites et ils avaient la nature pour église".

(Encore) Une fête qui dégénère

Une quarantaine de personnes ont célébré un anniversaire au Pellerin sur une parcelle proche de la Loire, dans la nuit du 28 au 29 novembre, selon Ouest-France.

La fête s'était tenue sur un terrain, en extérieur, et les participants étaient âgés de 20 à 25 ans, en moyenne. Les gendarmes sont intervenus dans la matinée, et ont dressé 31 verbalisations, dont une qui incluait la détention de stupéfiants et conduite sous stupéfiants.

Quant à l'organisateur de la soirée, il va faire l'objet d'une procédure judiciaire pour  mise en danger de la vie d'autrui.

Jean Castex a annoncé la mise en place de contrôles aléatoires aux frontières. Les personnes se faisant contrôler devraient être testées, et dans le cas où elles seraient positives au coronavirus, seraient immédiatement placées en quarantaine pendant sept jours. "L'idée, c'est d'empêcher les Français d'aller se contaminer dans les stations" de Suisse ou d'Espagne, qui, elles, ne sont pas fermées, a expliqué le Premier ministre sur RMC et BFM, face à Jean-Jacques Bourdin. Il a toutefois précisé que les tentatives d'harmonisation des mesures européennes étaient toujours en cours.

Une rave-party en plein confinement

Encore une fête en plein confinement... Le confinement n'a pas empêché 200 personnes de se réunir pour une rave-party, à Saint-Marcellin, en Isère, dans la nuit du 28 au 29 novembre. Ils s'étaient rassemblés dans un bâtiment désaffecté du centre-ville. Ils auraient même procédé par deux fois à des tirs de feux d'artifice.

Ce sont les voisins qui, perturbés par les nuisances sonores, ont prévenu les gendarmes. Ceux-ci se sont rapidement rendus sur place. Ils ont d'abord surveillé le déroulement de la soirée, et ont attendu avant d'agir, afin de pouvoir "évacuer dans de bonnes conditions de sécurité", selon France 3.

Puis, ils ont verbalisé les fêtards invétérés pour non-respect du confinement, dans la matinée du 29 novembre. Certains étaient également coupables de conduite sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. Le propriétaire des lieux, qui n'était pas au courant de cette fête clandestine, a porté plainte

Les Français ont-ils quitté leur résidence principale ?

Pour ce deuxième confinement, 10 % de Français ont quitté leur résidence principale, selon un sondage Odoxa-CGI pour Franceinfo et France Bleu. Concrètement, cela représente cinq millions de Français, soit un million de plus que lors du premier confinement. Parmi eux, 14 % viennent d'île-de-France, 13 %, des Hauts-de-France, et 11 %, d'Occitanie.  

Bien que ce confinement ait été moins strict que le précédent, la santé mentale des Français est plus inquiétante qu'au printemps. Selon le même sondage, 62 % des des habitants de l'Hexagone gardent le moral... ce qui représente 13 points de moins que lors du premier confinement.

Librairies : un bilan (relativement) positif

Les librairies ont enfin pu rouvrir le 28 novembre. Désormais, l'heure est au rattrapage du chiffre d'affaires perdu pendant ce mois de confinement. Toutefois, grâce au système du "Click & Collect" et à la livraison à domicile, beaucoup d'entre eux ont pu poursuivre les ventes.

Résultat ? En moyenne, les librairies ont réalisé 40 % de leur chiffre d'affaires habituel, selon le syndicat de la librairie française. Un chiffre qui n'est pas si catastrophique, notamment comparé au confinement de novembre. 

Il semble que les Français aient été portés par un élan de solidarité qui les a poussés à soutenir les livres et les libraires !


L'empreinte carbone en baisse, mais pas la consommation

L'empreinte carbone des Français a chuté d'environ 36 % durant les deux premières semaines d'assignation à domicile, par rapport à la moyenne hors-confinement, selon une étude Greenly. Il s'agit tout de même une baisse moins importante que durant les deux premières semaines du confinement de printemps, où l'empreinte carbone des Français avait diminué de 65 %.

Dans le détail, l'empreinte carbone des transports a baissé de 67 % pour cette deuxième vague, par rapport à une période hors-confinement. 

Quant à la consommation des Français, elle reste stable, selon l'étude, sauf en ce qui concerne l'habillement. Les habitants de l'Hexagone avaient acheté en masse des vêtements durant la période qui a précédé le couvre-feu, mais la consommation en habillement a ensuite remarquablement baissé. 

Confinement = tapage nocturne... CQFD ?

Conséquence directe du (non-respect du) confinement ? Les verbalisations pour tapage nocturne ont augmenté significativement à Paris depuis le 22 septembre, soit l'annonce de la fermeture des bars à 22h, selon 20 Minutes.


Une baisse des suicides malgré tout...

Même si les chiffres montrent que la santé mentale des Français en a pris un coup avec ce deuxième confinement, il semblerait que le nombre de suicides n'ait pas augmenté dans l'Hexagone. 

"On n'a pas aujourd'hui une vague suicidaire. On assiste même plutôt au contraire : selon les remontées de terrain que j'ai, nous sommes en dessous des chiffres de 2019, un peu partout en France", a confirmé au Monde Guillaume Vaiva, vice-président du Groupement d'études et de prévention du suicide.

Enfermés... sous les U.V

Cette année a été éprouvante pour moult Français, mais au moins, le soleil a brillé sur l'Hexagone... et même sur la capitale ! Selon des données relevées par la station Météo-France du parc Montsouris, la barre des 2.000 heures d'ensoleillement à Paris a été dépassée sur 2020, ce qui n'était pas arrivé depuis 1959 ! 

Plus de 2.023 heures de soleil ont été pour l'instant relevées à Paris, depuis le 1er janvier. À titre de comparaison, chaque année, le soleil brille en moyenne pendant 1600 heures dans la Ville Lumière (qui porte bien son nom, cette année).

La jeunesse, génération sacrifiée ?

Pour 75 % des Français, les jeunes d'aujourd'hui sont une génération sacrifiée, selon un sondage Odoxa pour Le Figaro et France Info.

Environ 65 % des sondés estiment que la jeunesse est "celle qui est actuellement la plus pénalisée par la crise sanitaire et ses conséquences" et 85 % considèrent qu'elle "sera plus encore à l'avenir pénalisée par les conséquences économiques de cette crise sanitaire".

Quant aux principaux intéressés, les jeunes, ils sont 75 % à déclarer qu'ils subissent "des préjudices importants", depuis le début de la pandémie, que ce soit sur le plan professionnel, économique ou sentimental.

Ils sont 57 % à avoir du mal à supporter le confinement, mais 46 % d'entre eux sont inquiets pour leur santé, et 80 % craignent pour celle de leur proche.

D'un autre côté, un Français sur deux estime que la jeunesse est en grande partie responsable "de la situation sanitaire actuelle car c'est elle qui a le plus propagé l'épidémie". 

Plus de Blablabus avant mars 2021 

Les Blablabus ne circuleront plus en Europe avant le printemps 2021. "On veut éviter de faire le yo-yo : relancer pour Noël, refermer début janvier", a expliqué Nicolas Brusson, directeur général du groupe.

Et de préciser que d'ici mars, le groupe espère que l'on "aura quitté le stop & go, le confinement/déconfinement. Les annonces de ces derniers jours sur les vaccins ont l'air d'aller dans ce sens".

Quant aux billets déjà vendus, ils seront remboursés.

Dépression : les Français confinés, 2 fois plus touchés 

Enfermement, isolement, limitation des déplacements, des contacts sociaux, des achats... Depuis un mois, une nouvelle vague de dépression est observée en France.

Le nombre de personnes considérées comme "en état dépressif" a presque doublé entre la fin septembre et le début novembre, passant de 11 % à 21 % comme l'a précisé le directeur général de la Santé, Jérôme Salomon.

Manifestement, outre le phénomène de la dépression saisonnière, le couvre-feu et le deuxième confinement ont pesé lourd sur la santé mentale des Français.

Solitude et tristesse

"La crise sanitaire du Covid-19 a révélé la vulnérabilité psychique de nombreux Français", a commenté le directeur général de la santé. Parmi les plus touchés, on trouve les jeunes de 18 à 24 ans, les inactifs, les seniors et les personnes en difficulté financière.

Un homme se fait contrôler sans attestation... et se retrouve en prison

Un habitant de Dunkerque, dans le Nord, âgé de 22 ans, s'est fait contrôler trois fois depuis le 1er novembre, alors qu'il se déplaçait... sans attestation. Il a d'abord écopé d'une amende de 135 euros, puis de 200 euros. Mais la troisième fois qu'il s'est fait prendre la main dans le sac, le 14 novembre, vers 1h du matin, il a été directement interpellé, raconte le site Actu.fr.

Il est même passé devant un juge, puis a été, ni plus ni moins, incarcéré. Verdict ? Deux mois de prison ferme, auxquels se sont ajoutés six mois supplémentaires de prison ferme pour deux peines qu'il n'avait pas purgées.

Il faut dire que Gérald Darmanin avait sommé les préfets de faire preuve de davantage de fermeté face au non-respect du confinement...

Faits (insolites) : Pénurie de raclette et courses en slip :

Dix à table ? Calculez le risque d'attraper le coronavirus

Connaître votre risque d'attraper le Coronavirus en fonction de la taille des événements auxquels vous souhaitez participer, c'est désormais possible ! Mis en ligne mi-juillet, le site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool le calcule pour vous ! 

Vous souhaitez participer à un diner de dix personnes dans les Yvelines ? Vous avez 32 % de risque d'attraper le Covid-19. Vous souhaitez célébrer votre anniversaire avec quinze de vos amis dans le Bas-Rhin ? Risqué, puisque vous avez 56 % de chance d'être contaminé. Vous avez prévu d'organiser votre mariage recensant 80 invités en Vendée ? Vous devriez envisager de reporter car vous avez 77 % de chance d'attraper le Coronavirus

Des statistiques fiables qui se basent sur le raisonnement de chercheurs de l'université Georgia Tech dont le travail a récemment été validé par une publication dans l'une des prestigieuses revues scientifiques Nature

Alors comment ça fonctionne ? Pour procéder à leurs calculs, les chercheurs se basent sur les nombres officiels des contaminations par département. Un recensement auquel s'ajoute l'hypothèse selon laquelle les contaminations réelles seraient cinq à dix fois supérieures que les chiffres officiels ne l'indiquent. Ainsi, les précédentes estimations se sont basées sur l'idée que seul un cas sur dix était détecté. 

© Capture d'écran du site Covid-19 Event Risk Assessment Planning Tool

A noter que, selon les propos tenus par son créateur, Joshua Weitz à l'AFP, l'outil base ses calculs sur l'idée qu'une personne positive reste contagieuse pendant dix jours. Une prévision qui s'élève pourtant plutôt à cinq-six jours. Le cas de figure de l'isolement des personnes contaminées n'est pas non plus pris en compte. Mais, le site souligne tout de même que la plupart des contaminations proviennent de personnes qui n'ont pas ou peu de symptômes. 

Une approche qui poursuit un objectif selon les confidences de Joshua Weitz : "Nous espérons que ces informations conduiront les gens à ne pas organiser ou à remettre en question leur participation à de grands événements, ainsi qu'à un renforcement du port du masque." 

Un confinement alterné permettrait de réduire le risque de contamination par 4

Se confiner une semaine sur deux.

C'est ce que propose une équipe de chercheurs majoritairement israéliens dont le travail vient d'être pré-publié dans la rue Nature Communications.
Leur idée est simple : permettre à seulement 50 % de la population de sortir en même temps. Un stratagème qui permettrait de réduire le risque de contamination par quatre, à en croire leurs recherches. "Une personne reste chez elle une semaine sur deux, ce qui divise par deux la chance d'être contaminée par des gens à l'extérieur, détaille à Sciences et Avenir la chercheuse française Navi Schulmann, qui a participé aux recherches. La semaine où elle sort, elle ne rencontre que la moitié de la population qu'elle a l'habitude de rencontrer, ce qui divise encore une fois par deux les chances de contamination." 
Tout en étant presque aussi efficace selon les scientifiques, cette solution pourrait permettre d'éviter de recourir au confinement total. "On voit que notre méthode [...] est comparable au confinement classique de 75 à 80% de la population", précise Nava Schulmann, dont le travail consistait à effectuer les simulations numérique d'un confinement alterné.  

Une solution pour autant compliquée à mettre en oeuvre, comme a tenu à le souligner l'urgentiste Patrick Pelloux sur le plateau de BFM-TV: "La gestion d'un peuple doit être simple et pas contraignante", a-t-il indiqué.

Et pour cause : la mise en place d'une telle solution demanderait à ce que chaque personne appartenant au même foyer fasse partie du même groupe de sortie afin d'éviter la multiplication des contacts avec l'autre groupe.Un véritable casse-tête ! 

Faits du jour :

Des envies d'évasion (contrariées)

Les Français dépensent beaucoup et stockent toujours

Une amende pour les personnes atteintes de Covid-19 qui ne respectent pas l'isolement ?

D'après les informations d'Europe 1, le gouvernement français réfléchit à rendre obligatoire l'isolement des personnes atteintes du Covid-19. Les personnes infectées pourraient alors être contrôlées de près, avec des amendes en cas de manquement. Des patients testés positifs choisissent, en effet, de ne pas ébruiter leur état de santé pour continuer à travailler et ne pas s'isoler une semaine, au risque de continuer à propager le virus. Au cours de son allocution le 28 octobre dernier, pour annoncer le reconfinement, Emmanuel Macron avait appelé à un isolement plus efficace des périodes positives pour pouvoir sortir efficacement du confinement. En Suisse, au Royaume-Uni et dans de nombreux pays d'Asie, les patients contaminés peuvent déjà se voir infliger une lourde contravention s'ils sortent de chez eux avant la fin du délai imposé par les autorités sanitaires.

Pas de confinement ciblé pour les personnes âgées

Le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal écarte un confinement imposé pour les seniors. "D'abord parce qu'éthiquement, ce serait objectivement compliqué", a-t-il souligné sur Europe1"Ensuite parce que c'est parfois méconnaître la situation de beaucoup de personnes âgées qui ne vivent pas seules et qui vivent avec parfois plusieurs générations de la même famille dans le même appartement", a-t-il ajouté.

"Aujourd'hui, il n'y a pas un pays qui ait mis un confinement pour les personnes fragiles. Aujourd'hui, la stratégie qui fonctionne, c'est celle d'un confinement généralisé", a martelé Olivier Véran ce dimanche sur France Inter. Le ministre de la Santé a également noté "un ralentissement de la progression de l'épidémie" grâce au respect de l'isolement par les Français.

L'exécutif avait réfléchi à un possible confinement des personnes à risques, selon les informations du Monde du 6 novembre. "On travaille dessus, si l'épidémie réduit", aurait-on déclaré dans l'entourage d'Emmanuel Macron. Le 26 octobre, le conseil scientifique avait estimé à 22 millions le nombre de personnes dites vulnérables, en France. Un chiffre qui comprend les seniors, mais aussi des jeunes avec "facteurs de comorbidité (diabète, surpoids, insuffisance rénale, cancer)".

Toutefois, pour le conseil scientifique, ce type de confinement "ne pourrait être obligatoire, pour des raisons à la fois éthiques, sociales et sans doute juridiques (rupture d'égalité)". "Cela serait penser que les jeunes ne sont pas touchés par la maladie", avait déjà modéré un membre du ministère.


Le coup de gueule d'Olivier Véran

Les députés de l'Opposition sont parvenus le 4 novembre à voter pour le prolongement de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 14 décembre, alors que la Majorité souhaitait le maintenir jusqu'à février. Scandalisé par ce coup politique et las des critiques face aux mesures restrictives du gouvernement, Olivier Véran a poussé un véritable coup de gueule à l'Assemblée Nationale.

Le ministre de la Santé a expliqué qu'il venait de visiter le service de réanimation d'un hôpital de Corbeil-Essonnes, en Île-de-France... et a perdu son sang froid, en interpellant ceux qui ne mesuraient pas la gravité du coronavirus: "Dans la première chambre, il y avait un jeune homme de 28 ans, dans le coma, intubé et ventilé avec pas loin de dix pousse-seringue pour pouvoir à la fois l'alimenter et lui fournir les médicaments essentiels pour le maintenir en vie". Laissant la colère monter, il a martelé: "Dans la deuxième chambre, il y avait un homme de 35 ans en surpoids. C'est ça la réalité, mesdames et messieurs les députés. Si vous ne voulez pas l'entendre, sortez d'ici".

Confinement et santé

Prendre soin de soi pendant le confinement

Confiné.e.s à la maison

Confinement et enfance


Quelles sont les aides du gouvernement ?

Pour faire face à l'impact économique d'une telle mesure, le ministre de l'Economie Bruno le Maire a déclaré que l'aide économique serait plus importante que lors du premier confinement. Il a présenté une batterie de mesures de soutien aux entreprises, pour un montant de 15 milliards d'euros par mois :

  •  "Toutes les entreprises et tous les commerces qui sont fermés par décision administrative pourront recevoir une indemnisation allant jusqu'à 10 000 euros", et ce, "peu importe le secteur d'activité, peu importe le secteur géographique." Il a annoncé l'activation d'un fonds de solidarité de 6 milliards d'euros par mois de confinement.
  • Exonération totale des cotisation sociales pour toutes les entreprises de moins de 50 salariés fermées administrativement.
  • Les prêts garantis par l'Etat et les prêts directs de l'Etat seront renforcés. 
  • Un crédit d'impôt incitant les bailleurs à annuler une partie des loyers sera ajouté dans le projet de loi de finances pour 2021.
  • Le chômage partiel pour les salariés et les employeurs qui ne pourront pas travailler.

Le président de la République avait annoncé qu'un plan spécial pour les indépendants, les commerçants, les très petites et moyennes entreprises serait pensé. "Je le sais, [ils] redoutent plus que tout les prochaines semaines", a-t-il déclaré.