Depardieu : accusé de "viols", il brise le silence

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"Depardieu : accusé de "viols", il brise le silence"

Gérard Depardieu est sorti du silence après sa mise en examen pour "viols" et "agressions sexuelles" d'une comédienne d'une vingtaine d'années... Les enquêteurs ont relevé plusieurs éléments troublants...

[Mis à jour le jeudi 25 février à 18h21] Gérard Depardieu s'est exprimé pour la première fois sur sa mise en examen pour "viols" et "agressions sexuelles". "Il n'y a aucune preuve, il n'y a rien contre moi et donc je suis très serein. Je ne peux que rejeter le plus clairement possible, comme déjà fait devant les enquêteurs, toutes les accusations", a-t-il déclaré le 25 février à La Republica. L'acteur dénonce un "brouhaha médiatique" et assure avoir un "sentiment de tristesse et de perplexité devant une histoire totalement infondée".
L'acteur a été mis en examen en décembre 2020. Pour l'instant, aucune mesure de sûreté n'a été mis en place à son encontre, selon une source judiciaire à BFM TV. La plaignante est une jeune comédienne d'une vingtaine d'années et les faits présumés remonteraient à 2018. La plainte avait dans un premier temps été classée sans suite, mais un juge d'instruction avait relancé les investigations à la fin 2020. Quant à l'acteur, il nie en bloc les allégations. Son avocat Hervé Temime regrette que "cette information soit rendue publique".

D'après la plaignante, les faits se seraient déroulés dans l'hôtel particulier de l'acteur, dans le 6e arrondissement de Paris, les 7 et 13 août 2018. La jeune femme aurait fréquenté l'acteur de 71 ans, dans le cadre d'une collaboration professionnelle. 

Toutefois, selon plusieurs sources, la famille de la victime présumée, notamment son père, serait proche de Gérard Depardieu. "Il n'y avait absolument rien de professionnel là-dedans", a-t-on précisé à BFM TV.

Des éléments énigmatiques

D'après Le Parisien, les caméras du salon de l'acteur ont été scrutées par les enquêteurs... et certaines images sont troublantes. "On y voit, lors de la première rencontre, les deux comédiens discuter, puis le célèbre acteur pratiquer une pénétration digitale à la jeune actrice, avant qu'ils ne montent à l'étage l'un après l'autre, où aucune caméra n'est installée", nous explique le quotidien. Les enquêteurs auraient également relevé de "nombreux échanges troublants" par SMS, entre Gérard Depardieu et la plaignante, que l'acteur aurait comparée à sa chère amie, la défunte Barbara.

Une première plainte classée sans suite

Après avoir porté plainte à la fin du même mois auprès de la gendarmerie de Lambesc (Bouches-du-Rhône), la jeune femme avait vu l'enquête préliminaire classée sans suite par le ministère public en juin 2019, qui expliquait que "les nombreuses investigations réalisées" n'avaient "pas permis de caractériser les infractions dénoncées dans tous leurs éléments constitutifs".

L'enquête, préalablement confiée au parquet d'Aix-en-Provence, avait été transférée au parquet de Paris, qui avait confié les investigations au 3e district de la police judiciaire (DPJ).

Entendu par la police en audition libre, Gérard Depardieu, qui conteste les accusations, n'avait été, dans un premier temps, ni mis en examen ni poursuivi.

L'enquête finalement relancée

Loin de baisser les bras, la dénonciatrice avait relancé les investigations en déposant une plainte avec constitution de partie civile. Une procédure qui permet, dans la majorité des cas, l'ouverture d'une information judiciaire et la désignation d'un magistrat instructeur.