Drucker, un "Terminator" au "paradis" avec Johnny et Romy ? Confidences dans Sept à Huit

Michel Drucker n'a jamais été aussi près de la mort qu'à la fin d'année 2020. Opéré à cœur ouvert, l'animateur de Vivement Dimanche a failli y passer. Dans Sept à Huit, il raconte qu'il a demandé à être "débranché", explique pourquoi il se croyait invincible et se souvient qu'il pensait revoir ses défunts amis, Aznavour, Gainsbourg, Coluche et Montand...

Drucker, un "Terminator" au "paradis" avec Johnny et Romy ? Confidences dans Sept à Huit
© Jacques BENAROCH/SIPA

Michel Drucker s'est senti trahi par son propre corps lorsque son état de santé s'est considérablement dégradé, à l'été 2020. L'animateur de 79 ans a "toujours aimé la durée que ce soit professionnellement, amoureusement, amicalement ou encore familialement", a-t-il confié dans un entretien face à Audrey Crespo-Mara, dans Sept à Huit. "Mais pour ça, il faut que la santé dure, et là, j'ai été piégé, persuadé que j'étais indestructible", a expliqué le présentateur de Vivement Dimanche, qui avait été opéré à cœur ouvert pour un triple pontage d'une artère en urgence. Une expérience difficile qui l'a rappelé à la réalité et une véritable leçon d'humilité face à la durée limitée de la vie.

Michel Drucker se prenait pour "Terminator"

"Dans le métier, il y a des copains qui disent: 'Drucker, c'est Terminator (…) il ne lui arrivera jamais rien'. Il m'est quand même arrivé quelque chose de grave", a affirmé Michel Drucker, qui sait désormais qu'il y a une ligne d'arrivée. Heureusement, l'animateur, désormais guéri, a pu reprendre le chemin des plateaux de tournage de Vivement Dimanche, en mars 2021, soit environ six mois après son opération. Il a même pu remonter sur scène depuis le 14 janvier en se lançant le défi de faire une tournée de son seul en scène, De Vous à Moi.

Drucker : pourquoi il voulait qu'on "le débranche"

"Je ne veux pas me comparer à Molière, mais quand Dalida a chanté 'Mourir sur scène', je la comprends très très bien", a expliqué l'animateur, déterminé à ne pas tirer sa révérence de sitôt. Lorsqu'il était hospitalisé, le mari de Dany Saval avait même demandé aux médecins de "le débrancher" si l'opération n'était pas un succès. Il lui aurait été trop ardu d'abandonner le métier de sa vie: "Pour moi, ma vie, c'est mon job. Si j'étais sorti diminué, handicapé sur le plan neurologique, sur le plan cérébral, pour moi, ce n'était pas jouable".

S'il en est bien un qui ne peut vivre loin des projecteurs, c'est bien Michel Drucker: "Quand on commence la télé à vingt-deux ans, même pas, et qu'on est encore là près de soixante ans après, ça veut dire qu'on a une vraie passion pour son job. Sans mon métier, je ne me verrais pas vivre". 

Drucker "au paradis" ? Les "potes" qu'il aurait rejoint

Michel Drucker, qui revient décidément de loin, a même pensé atterrir "au paradis" s'il venait à mourir durant l'opération. Mais le présentateur de Vivement Dimanche s'était fait une raison. "Je me disais que c'était pas grave. Je vais retrouver tous mes potes. J'ai pensé à tous ceux que j'ai reçu tout au long de ma carrière, à mes amis qui sont partis rejoindre les invisibles. Je pensais à Johnny, à Aznavour, à Claude François, à Thierry Le Luron, à Coluche, à Romy Schneider, à Montand... A tous ceux que j'ai bien connu. Je vais les rejoindre... Je pensais à Gainsbourg, à Whitney Houston", a-t-il expliqué avant d'ajouter: "Il y a des nuits, je me disais: 'C'est pas grave, on va faire une émission magnifique'".