Nicolas Bedos dit tout : "Barbare maladie" de son père, "Chagrins d'amour", Dépression...

La douloureuse mort de son père, la dépression, les envies de suicide, les angoisses, les chagrins d'amour... Nicolas Bedos s'est confié sans fard, dans Sept à Huit...

Nicolas Bedos dit tout : "Barbare maladie" de son père, "Chagrins d'amour", Dépression...
© Nicolas Bedos au festival de Cannes 2021 par Vianney Le Caer/AP/SIPA

Voilà plus d'un an que Guy Bedos a poussé son dernier soupir. Le 28 mai 2020, juste après le premier confinement, Guy Bedos est mort à 85 ans. Son fils, Nicolas Bedos, s'est souvenu des derniers instants de son célèbre père, face aux caméras de Sept à Huit. Atteint de la maladie d'Alzheimer, l'humoriste était particulièrement affaibli avant sa mort. "Cette barbare maladie qui a un peu foutu le bordel dans sa mémoire et dans son esprit... J'ai réussi à voler au temps quelques moments de lucidité formidables. Il a vu la Belle époque (le film réalisé par Nicolas Bedos, ndlr), ça n'a pas duré longtemps. J'ai eu du rab à certains moments. Et puis son sourire", a expliqué Nicolas Bedos.

Nicolas Bedos : le douloureux adieu au père

Les ultimes moments de vie de Guy Bedos ont été relativement pénibles pour lui, mais aussi pour ses proches. "Il devient à un moment exactement ce que pendant des décennies il nous a fait promettre de ne pas le laisser le devenir. C'est-à-dire que j'ai cet homme que j'aime et j'ai sa voix, le souvenir de son discours, de son propos, de son regard, qui est au dessus de mon épaule qui semble me pousser à une sorte d'injonction et qui me dit 'laisse-moi'. Et ça c'est insupportable", a détaillé l'acteur de 42 ans dans l'émission.

Nicolas Bedos : sa lourde dépression

Des décennies avant la mort de son père, Nicolas Bedos avait vécu une autre période noire. A ses 20 ans, l'acteur a sombré dans une sérieuse dépression. Toujours dans Sept à Huit, il est revenu sur quelques unes des raisons de son mal-être de l'époque: "C'était les espoirs qui avaient été mis en moi et je crois que j'avais peur de décevoir. C'était peut-être aussi l'investissement de mes parents, de mon père, de ma marraine, de mon parrain... J'avais des fées qui étaient un tout petit peu encombrantes. Ils avaient décidé qu'il fallait que ça aille très loin et très haut. Je crois qu'avec l'aide de quelques substances et chagrins d'amour, le tout mélangé, j'ai implosé".
A cette période, Nicolas Bedos n'était que l'ombre de lui-même: "Je regardais la télévision en bouffant des pates 24h/24. Je me bouffais les ongles et je ne pensais qu'à une chose: me balancer par la fenêtre".

Nicolas Bedos, "inquiet et anxieux"

Aujourd'hui, le fils de Guy Bedos est davantage reconnu professionnellement, lui qui a souvent fait parler avec ses chroniques humoristiques et qui a déjà réalisé trois films. Ce succès l'a-t-il finalement apaisé? Que nenni. "Je n'ai pas vraiment l'impression que ça m'ait rendu plus serein. En tout cas ce n'est pas ce que disent mes intimes et ce n'est pas l'image que je renvoie. Je ne le serai jamais ça c'est une nature: je suis quelqu'un d'inquiet et d'anxieux", a-t-il déclaré.
Et de préciser toutefois: "J'ai pour la première fois de ma vie aujourd'hui l'impression que je pourrais peut-être vivre durablement de mon métier et de faire des films. Je ne suis plus dans cette sensation de sursis dans laquelle je brûle depuis des années".