VILLA CAPRICE : notre coup de cœur cinéma de la semaine

"VILLA CAPRICE : notre coup de cœur cinéma de la semaine"

En salles le 2 juin, "Villa Caprice" de Bernard Stora séduit par le face-à-face tendu et ambigu de ses deux interprètes principaux : Patrick Bruel et Niels Arestrup. Entre thriller et peinture saisissante du pouvoir, cette œuvre en tension saura vous happer.

La demeure, d'une incroyable opulence, surplombe les reliefs de la Côte d'Azur pour sourire à la mer. C'est la Villa Caprice, celle qui tient lieu de titre au nouveau long-métrage de Bertrand Stora. Objet de discorde, elle fascine, interroge et défraye la chronique quand son propriétaire, l'un des hommes d'affaires les plus puissants de France, est soupçonné de l'avoir mal acquise grâce à l'aide rétribuée d'un couple de politiques. Dans la panade, le héros arrogant dudit récit, impeccablement campé par Patrick Bruel, va dès lors faire appel à un avocat aguerri et redouté. Dans ce rôle sur mesure, Niels Arestrup, tout aussi désabusé que carnassier, se révèle parfait.

Très librement inspiré d'une histoire vraie, cette plongée dans les rouages du pouvoir s'appuie sans ménagement sur le duo/duel -c'est selon- que composent deux acteurs qui paraissent plus vrais que nature dans leurs rôles respectifs. Stora y investit avec adresse le terrain de jeu miné des puissants et oppose à leur mégalomanie ces faiblesses qu'ils cherchent à cacher. C'est d'autant plus prenant que le scénario qui se déploie ici semble tourner régulièrement sur les chaînes d'info.  

VILLA CAPRICE de Bernard Stora avec Patrick Bruel, Niels Arestrup, Irène Jacob... (1h43)