De MONSTER à SCANDALE, Charlize Theron en 4 transformations marquantes

Elle aime les défis, les rôles complexes, les prises de risque. A 44 ans, l'actrice sud-africaine Charlize Theron étincelle sous les traits d'une journaliste lanceuse d'alerte dans l'excellent "Scandale", en salles le 22 janvier. A cette occasion, le Journal des Femmes vous propose un retour sur quatre longs-métrages qui ont fait culminer ses prouesses transformatives.

De MONSTER à SCANDALE, Charlize Theron en 4 transformations marquantes
© zz/GOTPAP/STAR MAX/IPx/AP/SIPA

MONSTER de Patty Jenkins (2004)

Après s'être fait remarquer dans L'associé du diable, Celebrity ou The Yards, c'est le rôle qui l'a catapultée sur le toit de Hollywood. En se glissant sous les traits de la tueuse en série Eileen Wuornos dans Monster, le déchirant drame de Patty Jenkins, Charlize Theron bouleverse la planète et fait main basse sur les Golden Globes, Screen Actors Guild Award et Oscar de la meilleure actrice mais aussi sur l'Ours d'argent de la meilleure interprétation féminine au Festival de Berlin. Un plébiscite éclatant qui ne doit rien au hasard tant l'investissement de la comédienne -qui a pris 15 kilos pour l'occasion- est immense. En tout, c'est une quarantaine de récompenses qui pleut sur Charlize Theron et, à la clé, une réputation de grande actrice, laquelle fait totalement oublier au monde le poids de ses années de mannequinat. Pour rappel, elle y retrace, méconnaissable derrière un visage remodelé avec du silicone, le parcours sanglant d'une prostituée qui, après avoir tué un premier client, enchaîne les meurtres sous les yeux de son amoureuse (Cristina Ricci).  

MAD MAX : FURY ROAD de George Miller (2015)

Présenté hors compétition en 2015 au Festival de Cannes, Mad Max : Fury Road a redonné ses lettres de noblesse au blockbuster en livrant, sans effets spéciaux numériques, la peinture d'un monde post-apocalyptique où l'espoir a trouvé refuge au creux des femmes. Parmi elles : l'Imperator Furiosa, qu'incarne merveilleusement et viscéralement Charlize Theron. C'est d'ailleurs sûrement l'un des personnages féminins les plus iconiques de la dernière décennie. Cheveux complètement rasés, allure guerrière, yeux auréolés d'un noir profond, la voilà qui se libère bientôt du joug d'Immortan Joe, un dictateur violent et sans pitié ayant mis le monde en coupe réglée. Accompagnée des concubines courroucées et vengeresses de ce malotru et du taiseux Max Rockatansky (Tom Hardy) –alias Mad Max–, cette dernière va combattre le régime au pouvoir dans un festival d'action et de prouesses pyrotechniques. Sa prestation, physique et mémorable, est, depuis la sortie du film, entrée dans les annales de la pop culture.   

TULLY de Jason Reitman (2018)

Après avoir pris 15 kilos pour Monster, Charlize Theron est allée encore plus loin pour sa seconde collaboration avec le cinéaste Jason Reitman. Dans l'excellent Tully, coécrit par Diablo Cody (Juno), la star sud-africaine a pris 20 kilos en suivant un régime hallucinant, pendant trois mois, pour camper au mieux une mère de trois enfants complètement essorée par sa vie domestique et familiale. Elle raconte même s'être régulièrement levée au milieu de la nuit pour s'empiffrer de macaronis au fromage. Une préparation drastique qui lui a permis de totalement entrer dans la peau de son personnage blafard –la mine de l'actrice cristallise tout l'épuisement du monde–, au point de sombrer elle-même dans un état dépressif. Beaucoup ont cru qu'elle portait des prothèses et pourtant, l'imposante bedaine qu'elle arbore dans le film est bien la sienne. Au total, elle mettra un an et demi pour retrouver son point initial. Comme quoi, l'amour du cinéma n'a pas de limite et il faut parfois souffrir pour être crédible.   

SCANDALE de Jay Roach (2020)

Lorsque les premières images de Scandale sont tombées, la sidération était totale. Peu de personnes ont réussi à reconnaître Charlize Theron. Face à la caméra de Jay Roach, la comédienne campe précisément Megyn Kelly, une ancienne journaliste ultra populaire de Fox News. Laquelle, en 2016, soutenue par d'autres témoignages concordants, indiquait avoir été victime de harcèlement de la part de Roger Ailes, le patron et co-fondateur de la chaîne conservatrice. Cette affaire retentissante a poussé le boss libidineux et tout-puissant à démissionner. Aux côtés de Nicole Kidman et Margot Robbie, Charlize Theron brille par la puissance de son jeu, qui lui a valu une nomination à l'Oscar de la Meilleure Actrice. Elle est, une nouvelle fois, peu reconnaissable grâce au travail du maquilleur-prothésiste Kazuhiro Tsuji. Son impressionnante transformation s'est faite au niveau des yeux, du menton, de la mâchoire, du nez, des narines… Des petits ajustements qui désarçonneront les spectateurs... Pour le meilleur, bien sûr.