Dans les allées du jardin botanique de Palerme

En Sicile, le jardin botanique de Palerme a vu son patrimoine historique protégé tout en se développant. ​Visite au cœur de ce site spectaculaire avec Cristina Salmeri, chimiste en botanique et écologie végétale.

Le jardin botanique de Palerme a vu ses travaux débuter en 1789 pour être inauguré en 1795. Aujourd'hui, celui-ci appartient à l'Université de Palerme et fait partie de son musée. De son passé, plusieurs zones et bâtisses ont été préservées, comme "les bâtiments de style néoclassique, dessinés par l'architecte français Léon Dufourny. La partie jardin (historique) se compose de quatre sections rectangulaires, appelées quatrains, séparées par deux voies perpandiculaires", explique Cristina Salmeri, chimiste en pharmaceutique dans le secteur de la botanique et de l'écologie végétale. Entre la fin du XVIIIe siècle et le début du XXe siècle, le jardin s'est vu remodelé. Les diverses parties annexées ont permis le développement de serres et de divers lieux de recherches : en 1913, le jardin colonial était voué à l'étude de plantes exotiques comme le coton, la ramie ou encore le soja, pour être cultivées et diffusées dans le reste de l'Europe.

Ces derniers temps, le jardin a subi quelques changements, preuves du succès de ses nouveaux centres d'intérêts scientifiques et de l'enrichissement de ses collections. Aujourd'hui, le jardin compte près de 12 000 variétés de plantes - un nombre toujours croissant - venues du monde entier, du désert aux régions tropicales. On observe donc, ici, l'extraordinaire biodiversité et la spectaculaire variété du monde végétal, dont certaines plantes uniques en Europe, comme le Cyca speciosa, avec sa tige épineuse, bombée comme une bouteille. Les végétaux sont regroupés selon leur provenance : Australie, Méditerranée, Afrique, Amérique du Sud, etc. "Le jardin botanique travaille à la culture comme à la conservation et à l'extension des plantes mais aussi à l'enseignement, à la recherche, à la documentation scientifique... L'activité de recherche scientifique qui y est développée est intense, et ce, dans de nombreux domaines, tels que ceux de la taxonomie des plantes, de la botanique appliquée, de la biologie de l'environnement, de la conservation de la nature…", fait remarquer Cristina Salmeri. Et dans le cadre des préoccupations environnementales croissantes, d'autres objectifs ont été fixés afin de favoriser le développement d'une véritable culture écologique, la connaissance des problèmes environnementaux et de la conservation de la biodiversité.

Remerciements à Grazia Fontana, pour sa traduction.