Position imposée, Punition par la nourriture, Ejaculation publique : le sexe au Moyen-Âge

L'enseigne de sextoys Lelo a levé le voile sur 7 curiosités médiévales autour de la pratique du sexe, alors régie par l'Église. Homosexualité, masturbation, contraception... Voici des anecdotes plus déconcertantes qu'affriolantes...

Position imposée, Punition par la nourriture, Ejaculation publique : le sexe au Moyen-Âge
© grigory_bruev /123RF

Les mœurs sont en perpétuel changement à travers les siècles. Quant au principe de normalité, rien n'est plus subjectif. En fonction de notre habitus, des pratiques peuvent paraître insensées pour l'un et totalement courantes pour l'autre. Pour certains, la sexualité a tout d'étrange, d'interdit et de tabous, mais pour une autre partie de la population, elle incarne la nature et le plaisir.  
Mais qu'en était-il de la sexualité à l'époque du Moyen-Âge ? L'enseigne de sextoys suédoise Lelo a remonté l'histoire et révélé sept curiosités médiévales étranges autour des plaisirs charnels particulièrement étonnantes...

 1- Onanisme et veganisme

L'Église médiévale était persuadée de détenir la justice absolue et faisait preuve d'une créativité sans nom pour punir les délits à caractère sexuels, propre à l'époque. Chaque péché charnel avait son châtiment Par exemple, la masturbation était punie par l'interdiction de manger de la viande pendant 4 jours pour les hommes et pendant trois ans pour les femmes.

2- Ejaculation ou l'annulation

La consommation du mariage représentait, à l'époque, la condition légale d'un mariage. Si l'homme n'était pas à la hauteur le soir de la nuit de noces, la femme pouvait demander l'annulation de l'union. Le litige se réglait devant un tribunal où le mari devait prouver sa virilité avec une érection vérifiable, au sein même de la salle d'audience

3- Les sages-femmes, des sorcières ?

Les sages-femmes étaient considérés comme des sorcières durant le Moyen-Âge. L'Église qualifiait de douteux leurs savoirs sur l'accouchement et les pratiques qui s’apparentent aujourd'hui à la gynécologie. Les préoccupations féminines représentaient un tabou auprès de l’Église totalement masculine. 

4- L'usage de la contraception

La contraception est utilisée depuis la nuit des temps.  Les Grecs se servaient de préservatifs en cuir. Quant aux Chinois, ils avaient des anneaux péniens pour prévenir l'éjaculation. On pourrait croire que la contraception était tabou au Moyen-Âge, puisque l'Église la considère encore de nos jours comme blasphématoire. Cependant, des études démographiques récentes montrent que les grossesses chez les femmes dans la trentaine étaient relativement peu nombreuses à cette époque. Il est probable que les secrets de la contraception aient été transmis de bouche à oreille et de génération en génération. 

5- Le travail du sexe : une nécessité

La prostitution était bel et bien présente au Moyen-Âge. Bien que le clergé la condamnait publiquement, elle était grandement tolérée. Selon l'Église, cette pratique faisait plus de bien que de mal. Elle considérait que cette pratique aidait les hommes à ne pas sombrer dans le péché pour assouvir leurs pulsions, permettait de protéger les religieuses, les femmes innocentes, et empêchait le recours à la sodomie. 

6- Une femme qui aime une femme ? Impossible !

Le lesbianisme n'est autorisé dans aucune religion, et surtout pas durant le Moyen-Âge. Pour l'Église, l'idée que les femmes puissent prendre du plaisir sans les hommes était jugée tellement absurde et inimaginable... que l'interdiction n'était pas mentionnée.

7- Le missionnaire.... ou rien !

L'Église Catholique autorisait les rapports sexuels dans un but bien précis : procréer. Prendre du plaisir devenait alors un péché, et la seule position autorisée était celle du missionnaire