Accessible à tous, ce métier va ouvrir 60 000 postes dans les années à venir - avec un salaire de 3000€ nets
Cette année, une profession bien précise offre un revenu confortable et des perspectives solides, le tout, sans exiger des années d'études supérieures.
Pendant longtemps, les carrières réputées les plus rémunératrices se concentraient autour de quelques secteurs bien identifiés, comme la finance, le droit ou le conseil. Ces trajectoires attirent encore, mais elles ne garantissent plus la stabilité ni les progressions salariales d'autrefois. À l'inverse, d'autres métiers plus concrets gagnent du terrain. Pour établir son classement des meilleurs emplois à l'horizon 2026, Indeed s'est appuyé sur plusieurs critères : l'évolution du nombre d'offres, la dynamique des salaires et les perspectives à moyen terme. Et les résultats ne ressemblent pas aux classements habituels.
Sans surprise, les métiers de la santé occupent une place centrale. En France, ils concentrent une grande partie des recrutements et affichent une résistance remarquable face aux cycles économiques et aux transformations technologiques. Les professions médicales et paramédicales continuent de recruter massivement. Ces postes reposent sur des compétences humaines, pratiques et difficilement automatisables. Dans un contexte où de nombreux emplois de bureau sont fragilisés par l'intelligence artificielle, la santé reste un socle solide du marché du travail.
Mais le classement d'Indeed ne se limite pas aux blouses blanches. Parmi les emplois les mieux positionnés pour 2026, un métier se distingue nettement par son accessibilité et son potentiel de revenus. Il ne se situe ni dans un hôpital ni dans un bureau, et il attire de plus en plus de candidats en reconversion. Les offres d'emploi pour ce poste ont fortement progressé ces dernières années, signe d'une tension durable entre l'offre et la demande. Les entreprises peinent à recruter, les carnets de commandes sont remplis, et les perspectives restent favorables pour plusieurs années : avec la pénurie actuelle, les besoins pourraient aller jusqu'à 60 000 conducteurs de plus dans les 10 années à venir, selon une étude de l'Union TLF, deuxième syndicat professionnel du transport de fret.
Ce métier présente une particularité majeure : l'accès passe par une formation professionnelle encadrée et l'obtention d'un permis spécifique, qui demande du temps, de la rigueur et beaucoup de pratique, mais pas de long parcours académique. En France, cette formation est largement accessible et souvent soutenue par des dispositifs de financement. Une fois en activité, les opportunités sont nombreuses, aussi bien en salariat qu'en indépendant. On parle ici d'exercer en tant que chauffeur routier.
En travaillant à son compte, avec une activité régulière et une bonne organisation, il est possible d'atteindre, voire de dépasser, les 3000 euros nets par mois. Les écarts dépendent du volume d'activité, des distances parcourues et du type de contrats, mais la tendance est claire : la demande soutient les prix. Selon Indeed, c'est le métier qui coche toutes les cases en 2026.
