Stérilets, prothèses, dents en or... : zoom sur le business de la Mort

Cadavres exquis. L'association 60 Millions de Consommateurs vient de révéler les pratiques non-éthiques, mais florissantes des crématoriums. Les couronnes dentaires et les métaux du corps des personnes décédées seraient recyclées sans que les familles ne soient au courant.

Stérilets, prothèses, dents en or... :  zoom sur le business de la Mort
© funlovingvolvo

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Selon les informations de l'association 60 Millions de Consommateurs, qui s'est penchée sur le "business de la mort", les crématoriums fonctionneraient comme une véritable usine de recyclage. En effet, avant de procéder à l'incinération, les métaux qui ne brûlent pas (prothèses, stérilets, dents en or) sont extraits avant d'être... fondus puis vendus à des entreprises spécialisées dans l’aéronautique, l'automobile ou encore l'électroménager.

Assurances, recyclage mortuaire : les pratiques douteuses des pompes funèbres

Un business florissant puisque, toujours selon 60 Millions de Consommateurs, ce sont "une centaine de tonnes" qui sont récupérées chaque année, ce qui correspondrait à des "millions d'euros".

D'après France 2, les crématoriums toucheraient chaque année 200 000 euros grâce à cette mine d'or gratuite. Toujours d'après la chaîne, il semblerait que les familles des défunts ne récupèrent pas un centime, tandis que les crématoriums tperçoivent 80% des recettes et les sociétés de recyclage, 20%. "C'est une pratique qu'on peut estimer vertueuse car du coup ces métaux sont recyclés sauf que les familles des proches et endeuillées ne sont pas au courant de cela ", indique Christelle Pangrazzi, rédactrice en chef-adjointe du hors-série de 60 Millions de Consommateurs, à RTL.

Hormis ce glaçant marché, l'association pointe du doigt les abus des contrats d'assurances obsèques que le collectif qualifient de "placement ruineux". D'après leur enquête, certains clients qui souscrivent à une assurance payent des prestations non obligatoires, cotisent plus qu'ils ne récupèrent en raison de "frais de gestion très gonflés", de délais de versement longs et de problème de paperasserie.

"Ce sont parfois des personnes pas forcément riches qui font ça pour éviter à leurs familles d'avancer les frais mais en réalité la famille doit les avancer car elle doit d'abord présenter une liste de justificatifs longue comme le bras", résume Christelle Pangrazzi. Ces abus restent courants malgré des lois claires, pas toujours appliquées. 

Stérilets, prothèses, dents en or... :  zoom sur le business de la Mort
Stérilets, prothèses, dents en or... : zoom sur le business de la Mort

Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Selon les informations de l'association 60 Millions de Consommateurs , qui s'est penchée sur le "business de la mort" , les crématoriums fonctionneraient comme une véritable usine de recyclage ....