Vanessa Demouy joue le personnage de Rose Latour dans la série Ici tout commence, sur TF1, et elle a la chance de pouvoir tourner près de chez elle, nous a-t-elle confié en interview. La comédienne de 53 ans habite dans le Sud de la France et ne regrette pas une seule seconde sa vie passée à Paris. 

"Je vis à la campagne depuis très longtemps. Déjà, quand j'étais à Paris, j'étais partie vers Fontainebleau pour avoir accès à cette nature. Parce que c'est quelque chose qui est très ressourçant. Parce que ce contact aux saisons, aux arbres, au vivant, c'est quelque chose qui, quand vous êtes un peu anxieuse comme moi, fait beaucoup de bien", explique Vanessa Demouy. 

Ce que l'actrice aime le plus dans le Sud ? "La lumière !", dit-elle. "Je ne sais pas comment dire mais le ciel est haut. Même quand il fait moche, ce n'est pas étouffant, ça donne des perspectives. On n'a pas moins d'emmerdes dans le Sud, ce n'est pas ce que je suis en train de dire, mais c'est vrai qu'on les vit vraiment différemment. Alors je ne sais pas si c'est le Sud ou si c'est la province, mais j'ai l'impression que le temps s'écoule différemment et que c'est quand même plus doux", ajoute-t-elle.

Visiblement heureuse et épanouie loin de la capitale, un choix qu'elle n'est pas la seule star du show business à avoir fait ces dernières années, Vanessa Demouy profite pleinement de la vie entre les tournages de Ici tout commence. "Ma journée idéale, c'est rester chez moi ! Si je n'ai pas besoin de sortir, je suis à la maison. Je n'ai aucun problème avec la solitude, quand c'est une solitude qui est choisie. On est tellement tout le temps sollicité, entouré, que le cocon de mon chez-moi, le silence de ma maison lorsque les enfants [Solal, 23 ans et Sharlie, 15 ans, ndlr] sont partis à l'école et que mon mari est parti travailler… Cela n'a pas de prix !"

Si d'avoir déménagé lui procure un sentiment de bonheur, le temps qui passe joue, lui aussi, positivement sur sa santé mentale. Aujourd'hui, Vanessa Demouy assure qu'elle "ose beaucoup plus". "Je me fais confiance. Jusqu'à 40 ans, j'avais une voix dans la tête qui était une voix négative, une espèce de syndrome de l'imposteur. Et aujourd'hui, j'ai une petite voix beaucoup plus douce, beaucoup plus posée, qui me dit : 'Vas-y, tu peux.' L'estime de soi, c'est primordial. Je l'ai appris assez tardivement. Vous pouvez avoir, aux yeux du monde, tout pour être heureux et ne pas l'être. Il faut s'accepter, avec toutes ses facettes, et apprendre à se dire : 'Je ne suis pas comme le voisin, mais ce n'est pas moins bien, c'est différent.'"