Serge Gainsbourg, ses secrets insensés : plan à 3, hygiène, B.B et derniers mois

"Serge Gainsbourg, ses secrets insensés : plan à 3, hygiène, B.B et derniers mois"

Trente ans après sa mort, la légende Serge Gainsbourg est toujours vivante. Sa passion avec Bardot, sa maîtresse jetée dans les escaliers, sa première nuit avec Jane Birkin, mais aussi odeur, plan à trois, soirées de folie avec Jean-Louis Aubert et menace à la carabine... Découvrez les moments fous (et ils sont nombreux) de la vie d'un artiste pas comme les autres.

Serge Gainsbourg a fermé les yeux à jamais le 2 mars 1991. Ce jour-là, l'homme à la tête de choux a été retrouvé mort, nu, sur le sol de son appartement du 5 bis rue de Verneuil dans le 7e arrondissement de Paris. Il a poussé son dernier soupir après sa cinquième crise cardiaque, dans sa chambre. La France était en deuil, mais elle n'était pas sous le choc. Depuis longtemps, l'artiste aux allures de poète maudit se prédisait un décès précoce et flirtait avec les limites de la vie. Trente ans plus tard, le mythique chanteur continue de marquer les esprits par-delà la mort. Découvrez ce que vous ne saviez (peut-être) pas sur la vie incroyable de Serge Gainsbourg...

Peintre, pion, professeur...

Avant de devenir la légende de la chanson que l'on connaît, Serge Gainsbourg se rêvait artiste peintre. Au début des années 50, il se consacre à la peinture et enchaîne des petits boulots tels que professeur de dessin, de chant ou surveillant.

Quand le destin ouvre la porte (du placard)

Avec sa première épouse, la peintre Elisabeth Levitsky, il s'installe au début des années 50 dans une petite chambre de l'école de musique, la Schola Cantorum de Paris.

Un jour, en ouvrant leur placard, ils découvrent une petite porte vers une salle de concert où des groupes de musique enregistrent leurs chansons.

Un signe du destin? Lucien Ginsburg, de son vrai nom, observe régulièrement les artistes par la porte de son placard, fasciné. Il abandonne peu à peu ses rêves de peinture, et se prend à s'imaginer chanteur

L'origine de son surnom

Pour entamer sa carrière de musicien, il choisit un nouveau nom de scène. Il prend d'abord le pseudonyme Julien Gris, avant d'en choisir un qui lui ressemble davantage. Il opte pour le prénom "Serge", qui lui évoque le pays de ses parents, la Russie.

Quant au nom de famille "Gainsbourg", il ressemble à son véritable patronyme tout en faisant allusion à l'un de ses peintres favoris, Gainsborough

Ses tensions avec Johnny

Serge Gainsbourg n'a pas toujours eu des rapports cordiaux avec Johnny. L'homme à la tête de choux aurait déclaré à l'auteur-compositeur Jean-Jacques Debout, au sujet du rockeur : "Tu vois, moi jamais j'écrirai pour ce con-là".

Des propos qui seraient arrivés jusqu'aux oreilles du Taulier. "Si je le vois, je vais lui mettre mon poing dans la gueule", aurait-il alors lâché à Jean-Jacques Debout. Ambiance...

Ses piques à Deneuve et Chamfort

Serge Gainsbourg n'a jamais manqué d'imagination… et surtout pas lorsqu'il s'agissait d'attribuer des surnoms aux célébrités françaises. Selon les confidences de son biographe Gilles Verlant dans Streetpress, le chanteur surnommait Alain Chamfort, "Chamfaible", et Catherine Deneuve, "Doccaze".

"Chamfaible, c'est parce qu'il avait été déçu par le bide du premier album qu'ils avaient écrit ensemble. Mais il y avait également des histoires de filles là-dessous. Alain était avec Lio, Serge avec Bambou ; Serge avait dragué Lio… des histoires pas claires", a expliqué le biographe.

Sa maîtresse, poussée dans les escaliers

Serge Gainsbourg a vécu pendant dix ans, de 1947 à 1957, avec sa première épouse qu'il a follement aimée, Elisabeth Levitsky. Mais leur histoire était loin d'être idyllique.

"Mon pire souvenir, c'est lorsqu'il m'a trompée la première fois. J'ai empoigné la femme et je l'ai sortie du lit, puis je l'ai jetée dans les escaliers. Heureusement qu'elle ne s'est rien cassé. C'est la seule fois de ma vie où j'ai été violente", s'est souvenue au Télégramme l'artiste peintre de 94 ans.

Son aventure passionnée avec BB

En 1967, le chanteur vit une passion puissante, mais éphémère, avec Brigitte Bardot. "Cent jours d'amour fou. C'était beau, pur. Cela doit tout simplement s'appeler le bonheur", a-t-elle décrit dans Paris Match.

Mais l'actrice, qui était à l'époque mariée à Gunter Sachs, était rongée par la culpabilité : "Je vivais tout cela très mal. Serge était taraudé par la peur de me perdre. Chacune de nos retrouvailles était pour lui un miracle. Il comptait énormément pour moi, mais la situation était intenable, infernale". Leur histoire s'est achevée aussi rapidement qu'elle a commencé.

Sa première nuit avec Jane Birkin

Lors de sa rencontre avec Jane Birkin, qui jouait sa partenaire dans le film Slogan, de Pierre Grimblat, le courant est difficilement passé. Pour briser la glace, tous deux ont passé une soirée au restaurant… Et ils se sont entendus à merveille. A tel point que Jane Birkin a accepté de le raccompagner dans sa chambre d'hôtel.

"Mais, en arrivant dans sa chambre, le temps que je passe à la salle de bains, il s'était endormi. Je suis sortie, j'ai acheté au drugstore le disque sur lequel on avait dansé toute la soirée, je lui ai déposé entre les doigts de pied, et je suis repartie", a-t-elle raconté au Monde.

Menacé par un fan

Un soir, alors qu'il avait invité plusieurs fans à boire un verre chez lui, Serge Gainsbourg s'est fait menacer par l'un de ses admirateurs.

"Le mec commence à menacer Serge et Jane et leur dit : 'Maintenant vous allez chanter pour moi !' Serge répond : 'Je ne chante que quand je suis payé' et là le mec sort une carabine et fait monter Serge sur une table pour qu'il chante", a raconté son biographe Gilles Verlant à StreetPress.

Un plan à trois ?

Lorsque Serge Gainsbourg, Alain Chamfort et sa petite amie de l'époque, Lio, se sont retrouvés dans une chambre d'hôtel, la situation a presque dérapé… L'homme à la tête de choux s'est approché de la chanteuse pour l'embrasser

"Il a été un peu lourd en lui disant : 'Dans le cinéma, on embrasse comme ça...' Moi je n'étais pas contre faire un plan à trois, mais je ne la connaissais pas encore assez pour savoir quelles étaient les limites de notre relation, donc je ne suis pas intervenu. Or elle n'était pas du tout d'accord et lui a hurlé dessus", s'est souvenu Alain Chamfort auprès de Purepeople.

Nuits de folie avec Jean-Louis Aubert

Jean-Louis Aubert aussi a connu les soirées arrosées avec l'interprète de Je T'aime, Moi Non Plus. "Avec Serge, on rentrait souvent, soit en voiture de police soit... avec les camions poubelles", avait raconté à France Bleu le chanteur de Téléphone.

Sa drôle d'attitude à l'accouchement de Charlotte

En 1971, Charlotte Gainsbourg a vu le jour. Manifestement, le jour de sa naissance était plus que mémorable pour Jane Birkin, qui a raconté dans ELLE : "Pendant l'accouchement, Serge était derrière la porte à quatre pattes avec un stéthoscope pour entendre tout ce qui se passait dans la salle".

Son hygiène étonnante

Si l'homme à la tête de choux cultivait parfois une image de poète négligé et rechignait à l'idée de prendre des bains, il ne faisait pas pour autant l'impasse sur la toilette de chat

"Serge était la personne la plus impeccable que j'aie jamais connue. Il se lavait par petits bouts, en discrétion, grâce à un bidet, il ne transpirait pas, je ne lui ai jamais connu la moindre odeur", avait confié Jane Birkin dans son livre Munkey Diaries.

Ses derniers mois

Les derniers mois de son existence, Serge Gainsbourg a souhaité les passer seul, à l'Espérance, l'hôtel-restaurant du chef étoilé Marc Meneau, en Bourgogne.

De juillet 1990 à janvier 1991, le chanteur a résidé dans la chambre n°30. En journée, il aimait se balader le long du Val-Poirier. Le soir, il traînait dans les bars. Un calme relatif pour une fin de vie difficile...