Sonia Mabrouk assume sa double nationalité : "Je n'ai pas reconstruit mon pays ici, car je me suis assimilée"
Sonia Mabrouk a fait sa rentrée sur BFMTV avec une nouvelle émission intitulée "100% Mabrouk". Pour l'occasion, la journaliste de 49 ans a fait de longues confidences, à son image : sans langue de bois !
Après avoir quitté CNews de manière brutale - alors qu'elle ne cautionnait pas le maintien de Jean-Marc Morandini sur la chaîne malgré sa condamnation pour corruption de mineurs et harcèlement sexuel -, Sonia Mabrouk a trouvé refuge sur BFMTV.
La journaliste de 49 ans a fait sa rentrée avec une émission toute neuve, 100% Mabrouk, du lundi au jeudi et le samedi de 18h45 à 21h. A cette occasion, elle a accordé une longue interview vérité à Paris Match.
Sonia Mabrouk "assimilée" en France : "Je le porte en moi à jamais"
Alors qu'elle fait partie des personnalités clivantes du monde des médias, Sonia Mabrouk peut se vanter de s'être fait une belle place dans sa profession. La journaliste franco-tunisienne, fille unique, est "née dans un milieu privilégié" : "Ma famille n'avait pas de difficultés financières et j'avais accès à l'école." Arrivée en France à 20 ans "pour poursuivre (s)es études à la Sorbonne", elle n'a pas eu l'impression d'être déracinée.
Et pour cause, Sonia Mabrouk assure que "la France a toujours été le nom d'un rêve" pour elle et qu'elle a "été en France dès qu'elle a franchi les grilles du lycée français de La Marsa". Celle qui est devenue maman tardivement de deux enfants, prénommés Soraya et Ismaël (elle a tatoué leurs prénoms sur son bras), a ajouté qu'il y a "une incompréhension autour de la double nationalité" et le supposé choix à faire entre deux pays : "Je n'ai pas reconstruit mon pays ici, car je me suis assimilée. Je n'ai pas eu besoin de reconstituer tout ce dont je suis nostalgique, car je le porte en moi à jamais."
Sonia Mabrouk conservatrice assumée mais pas fermée d'esprit
Malgré tout, au moment de la mort de sa mère, la journaliste a ressenti le besoin de se rendre plus souvent dans son pays natal. "Quand ma mère est morte, en 2022, je me suis fait la promesse de me rendre chaque vendredi au cimetière de Carthage, où elle repose. J'avais besoin de me retrouver sur place et de poursuivre le dialogue avec elle", a-t-elle confié. Avant de détailler : "J'ai fait des allers et retours durant deux ans, jusqu'à l'arrivée de ma fille."
Bien dans sa vie en France et à l'aise avec sa double culture, Sonia Mabrouk a aussi tenu à éclaircir un point la concernant, après des années à travailler pour CNews : "J'appartiens aux courants conservateurs de droite comme de gauche. Je ne suis pas contre le progrès, tant qu'il n'enlève pas de droits aux personnes." En revanche, elle l'assure... elle ne vote pas ! "Je crois plus que tout au suffrage universel, mais je n'ai jamais voté de ma vie (…) Je ne veux pas être reliée dans ma tête à un homme politique", a-t-elle précisé.