Cécile de France, le malentendu : "Tout le monde pensait que je vivais dans un château..."

De retour au cinéma avec le film "La Poupée", la comédienne Cécile de France s'est pliée au jeu de la promo. L'occasion pour la populaire actrice de faire une mise au point sur son supposé lien avec la grande bourgeoisie...

Cécile de France, le malentendu : "Tout le monde pensait que je vivais dans un château..."
© MPP/SIPA

Quelques mois après Dalloway et Louise, Cécile de France est déjà de retour sur grand écran. L'actrice belge qui a passé le cap des 50 ans revient au cinéma dans le film La Poupée. Et c'est dans les pages de Madame Figaro qu'elle a fait quelques confidences. Elle y a notamment évoqué sa jeunesse et ce nom de famille qui laisse croire qu'elle serait une grande bourgeoise. 

Cécile de France "descendante d'une grande famille" de l'aristocratie ?

Auprès du magazine, la star discrète mais très aimée du grand public a été questionnée sur ce "malentendu" qui dure encore sur son nom de famille. Cécile de France, un nom à particule qui peut faire croire qu'elle serait issue de l'aristocratie... "Lorsque j'étais petite, mes parents m'avaient inscrite à la meilleure école locale, une école privée catholique et bourgeoise. À cause de mon nom, on pensait que j'étais une aristocrate, alors que c'était tout le contraire (...) Tout le monde pensait que je vivais dans un château, que j'étais descendante d'une grande famille, alors que j'étais saltimbanque à Bruxelles, que mon copain faisait du djembé et que j'étais cracheuse de feu !", a-t-elle ainsi expliqué.

© Laurent VU/SIPA

Et la comédienne découverte par les Français au début des années 2000 dans le film culte L'Auberge espagnole de Cédric Klapisch de poursuivre : "Je me suis longtemps sentie obligée de me justifier, parce que je me sentais dénaturée. Mais aujourd'hui, les gens ont compris, ils s'en fichent, et j'ai appris à me libérer de tout cela…"

Cécile de France, fille de parents à la tête "d'un café altermondialiste" !

L'actrice, maman de deux enfants, gagne aujourd'hui très bien sa vie mais elle garde encore des traces de son éducation modeste à Namur, en Belgique. Il faut dire qu'elle a été élevée par des parents qui avaient un café altermondialiste : "Chez mes parents, il y avait cette affiche "Perdre sa vie à la gagner", et c'est peut-être cet avertissement qui m'a autorisée à être artiste."

"Encore aujourd'hui, je refuse de faire de la publicité, je n'ai pas de lien particulier avec l'industrie du luxe, parce que ce n'est pas ma culture, ce ne sont pas mes valeurs. Je n'ai pas grandi dans cet univers. La célébrité et les signes extérieurs de richesse, cela ne me parle tout simplement pas. J'aime rester à ma place d'artiste", ajoute Cécile de France.