Voilà bientôt un an que le braquage qui a mis en émoi la France entière - jusqu'à perturber le visage impassible et stoïque de Mona Lisa - a eu lieu au musée du Louvre, au cœur de la ville Lumière. Le dimanche 19 octobre 2025 s'est ainsi déroulé le vol le plus commenté de la presse ; le dénommé "Casse du Louvre". L'aisance déconcertante et le montant final de ce cambriolage en plein jour ont alors fait couler beaucoup d'encre dans les médias du monde entier. Le bilan est lourd : au total, 9 bijoux historiques de la Couronne sont dérobés, puis l'un est finalement récupéré sur le parvis du musée, bien qu'endommagé. Parmi eux, le collier de l'impératrice Marie-Louise, les boucles d'oreilles assorties, la parure de saphirs et de diamants de la reine Marie-Amélie (épouse de Louis-Philippe) et de la reine Hortense, le diadème de l'impératrice Eugénie (épouse de Napoléon III), son "Grand nœud de corsage" et enfin, sa broche reliquaire.
Mais si l'on pensait les pièces disparues à jamais, elles ont réapparu de manière inopinée dans la fashion sphère. En mai 2026, voilà que deux d'entre elles s'extraient des vitrines d'exposition du musée pour se pavaner sur tapis rouge, sur la star américaine Kylie Jenner. Comment l'expliquer ?
Pour faire parler d'elle, la mode sait y faire : il n'est pas rare qu'elle s'inspire de faits divers pour imaginer ses collections. Daniel Roseberry ne fait pas figure d'exception. Pour le défilé haute couture printemps-été 2026 de Schiaparelli, le directeur artistique a donc réinventé les Joyaux de la Couronne volés en y apportant sa vision artistique.
Et puisque l'inspiration vient parfois dans les moments les plus sombres, au lendemain du braquage, le créateur s'est lui-même senti frappé par l'impulsion de la création : Vogue France raconte qu'il a eu l'idée de faire renaître les bijoux volés en quittant son bureau place Vendôme. Quatre mois plus tard, les voici donc au cou et aux oreilles de Kylie Jenner pour le Met Gala. Les pièces ressuscitées ? Un collier en argent ancien, sublimé de strass et de perles, accompagné de boucles d'oreilles assorties en forme chandelier.
Si lesdites créations ne comptent ni saphir, ni émeraude, contrairement aux bijoux volés du Louvre, elles s'en inspirent dans leur théâtralité. Un bel hommage aux bijoux que les passionnés ont longtemps pleuré.