Hommes et femmes, inégaux jusque dans le sommeil

Même au creux du lit, les disparités hommes-femmes persistent ! Face au sommeil, qui est un besoin universel, les deux sexes ne sont pas égaux. Selon les résultats du 1er Observatoire du Sommeil, 66 % des hommes dorment maximum 7h contre 59 % pour les femmes. Alors, qui de la femme ou de l'homme a le sommeil le plus réparateur ?

Hommes et femmes, inégaux jusque dans le sommeil
© Aleksandr Davydov

Dormir est un besoin vital et universel. Pourtant, plus d'1 Français sur 2 dit avoir un sommeil non récupérateur. Mais quel est le sexe le plus touché par ce fléau ? Sommes-nous tous égaux face au dodo ? Selon les résultats du 1er Observatoire du Sommeil réalisé par l'institut Ipsos pour la Fondation Adova, 66 % des hommes dorment 7h ou moins contre 59 % pour les femmes. Pourtant, ces dernières sont 60 % à affirmer avoir le sentiment d'avoir mal dormi (vs 50 % pour les hommes). Pourquoi ?
En 2013, des chercheurs de l'Université de Duke en Caroline du Nord affirment que les femmes auraient besoin de davantage de sommeil que les hommes. Celles qui seraient privées d'un sommeil suffisamment récupérateur seraient plus sujettes à l'anxiété et la dépression, selon eux. D'ailleurs, 28% des femmes estiment qu'elles doivent dormir plus de 8h par nuit pour être en forme contre 19% des hommes. 

Femme vs. Homme : qui est le meilleur dormeur ? 

Le sommeil de qualité est plus qu'un objectif, c'est un plaisir convoité. Pas si facile de faire une nuit parfaite et de se reposer complètement ! En moyenne, 68 % des hommes et 77 % des femmes sont confrontés au moins 1 fois par semaine à l'impression d'avoir mal dormi. Le baromètre de l'Observatoire du Sommeil révèle également que les femmes ont un sommeil plus perturbé : elles sont 30 % à se réveiller 3 fois ou plus durant la nuit, soit 9 % de plus que les hommes, ce qui impacte considérablement la qualité de leur sommeil. "Les femmes ont besoin de plus de sommeil car elles sont sujettes à des perturbations hormonales durant leurs règles, leur grossesse, après la naissance de bébé et pendant la ménopause", explique le docteur Marc Rey, spécialiste du sommeil et membre expert de la Fondation Adova. De même, nous avons davantage le sentiment d'avoir mal dormi que les hommes car nos facteurs endocriniens perturbent nos nuits. Quelle injustice ! 

Manque de sommeil, des conséquences affolantes

Vie de couple, vie professionnelle... Sur tous les plans, un manque cruel de sommeil peut ravager un projet, une ambition ou tout simplement une vie. En tête des risques liés à ce trouble figurent : l'accident de voiture (90 %), l'échec scolaire (82 %), la dépression et/ou le suicide (72 %) et le risque de perdre son travail (62%). 

Les mauvaises habitudes à proscrire pour un sommeil réparateur

Alors que 43% auraient déjà consulté un professionnel pour venir à bout de ses soucis liés au sommeil et que seulement 1 Français sur 2  considèrent que cette étape les a aidés, nous nous cantonnons de plus en plus à nos mauvaises habitudes. Car oui, le sommeil, comme pour tout, doit être synonyme d'une bonne hygiène de vie ! Pourtant, 40% des sondés avouent avoir les yeux rivés sur leur smartphone et 69% être devant la télévision, au moins deux fois par semaine avant d'aller se coucher.
Niveau alimentation, plus d'1 personne sur 4 dit manger juste avant de se coucher, alors que les professionnels s'accordent pour dire qu'il est bon d'espacer le dîner du coucher et de faire une activité calme avant d'aller dormir.
"Dîner tôt, éviter les écrans, se détendre... Si ces recommandations semblent évidentes, comment expliquer qu'une telle proportion de Français peinent à les mettre en application ? Ces chiffres nous renforcent dans notre conviction que nous avons encore des progrès à faire en matière d'éducation au 'bien dormir'" affirme Jacques Schaffnit, Président de la Fondation Adova.
Des solutions restent à trouver pour que célibataires et couples dorment mieux ! 

Hommes et femmes, inégaux jusque dans le sommeil
Hommes et femmes, inégaux jusque dans le sommeil

Dormir est un besoin vital et universel. Pourtant, plus d'1 Français sur 2 dit avoir un sommeil non récupérateur . Mais quel est le sexe le plus touché par ce fléau ? Sommes-nous tous égaux face au dodo ? Selon les résultats du 1er Observatoire...