Les anciens y prêtaient attention : ce signe de la nature en février révèle si l'hiver est terminé
Fins observateurs de la nature, nos aînés savaient que les oiseaux ont beaucoup à nous apporter quand il s'agit de prédire la météo des jours à venir. Ce comportement en particulier est révélateur d'une vague de froid.
En ce mois de février, le jardin semble doucement s'éveiller au rythme de la météo. Les jours rallongent, quelques perce-neige pointent le bout de leur nez et, surtout, le chant des oiseaux change de tonalité. On se surprend à rêver de printemps précoce et ensoleillé, d'un mercure en hausse et de perturbations de moins en moins fréquentes. Nos aïeux, qui vivaient au rythme des saisons bien avant l'ère des satellites météo, restaient prudents avant d'annoncer la fin de l'hiver. Ils savaient que la nature possède ses propres sentinelles, capables de percevoir des variations invisibles à l'œil humain, et donc d'anticiper le temps qu'il fera.
Observer le ciel ne consistait pas seulement à regarder la couleur des nuages. C'était une lecture attentive du vivant pour connaître la météo à venir. Dans nos campagnes, les anciens scrutaient particulièrement nos amis à plumes. Le rouge-gorge, la mésange ou le pinson ne sont pas que de simples compagnons de jardin : ils sont des baromètres biologiques sensibles aux chutes de pression atmosphérique et aux courants d'air froids qui s'apprêtent à descendre des hautes latitudes.
Si, malgré la douceur de la météo, vous remarquez que les oiseaux adoptent une attitude inhabituelle, restez sur vos gardes. Les anciens surveillaient particulièrement le retour précoce de certaines espèces ou un comportement frénétique de stockage. Si les oiseaux restent groupés en rangs serrés ou s'approchent de façon inhabituelle des habitations, cherchant le contact des murs chauffés, c'est que la météo hivernale n'est pas terminée et que le gel arrive. Ce rapprochement soudain vers l'homme et cette quête obsessionnelle de nourriture grasse signalent souvent qu'une vague de froid tardive s'apprête à verrouiller le sol.
Toutefois, gardons les pieds sur terre (et dans nos bottes). Si le savoir empirique de nos grands-parents est fascinant, il convient de le nuancer : les oiseaux ne prédisent pas l'avenir, ils réagissent simplement à des stimuli environnementaux immédiats.
Leur instinct de survie les pousse à anticiper, mais ils peuvent aussi être trompés par des redoux exceptionnels. Aujourd'hui, pour planifier vos plantations sans risque, rien ne vaut la précision d'un bon vieux bulletin Météo France.
