Les anciens y prenaient garde : cet ennemi invisible envahit le jardin dès que les températures remontent

Nuisible commun quand on cultive la terre au jardin, il profite du redoux pour s'y faufiler à nouveau. Voici comment le repérer avant qu'il ne fasse trop de dégâts.

Les anciens y prenaient garde : cet ennemi invisible envahit le jardin dès que les températures remontent
© JDF/Reve art

À la mi-janvier, un phénomène météorologique surprend souvent les jardiniers : le redoux. Alors que nous étions encore plongés dans la rigueur hivernale il y a quelques jours, les thermomètres affichent soudainement des valeurs inhabituellement douces pour la saison. Si ce regain de chaleur nous incite à sortir respirer l'air du jardin, il réveille également une menace que l'on croyait endormie jusqu'au printemps. Sous les feuilles mortes et dans la terre encore gorgée d'eau, la vie reprend bien plus vite qu'on ne l'imagine.

On pourrait penser que le gel a eu raison des nuisibles, offrant ainsi un répit total à nos cultures hivernales. Mais tout bon jardinier sait que cette douceur soudaine est un piège. En observant vos plates-bandes ou l'intérieur de vos châssis, vous avez peut-être remarqué d'étranges petits trous sur les feuilles de vos jeunes plants de choux ou une disparition inexpliquée de quelques pousses de bisannuelles. Ce n'est ni le vent, ni la grêle, mais l'œuvre d'un prédateur nocturne particulièrement opportuniste.

Ce visiteur indésirable n'attend pas les beaux jours pour passer à l'action. Il profite de la moindre fenêtre climatique favorable, utilisant l'humidité ambiante de ce mois de janvier comme un tapis roulant pour se déplacer sans effort. La discrétion est sa meilleure arme : il ne laisse derrière lui que de minces traces argentées, souvent invisibles à l'œil nu sous la lumière grise de l'hiver, mais le résultat de son passage est bien réel.

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Vous aurez reconnu les limaces, qui sortent de leur léthargie dès que les températures dépassent les 5 à 8°C. Surtout si le redoux est humide, comme c'est le cas actuellement. Il faut donc vérifier vos jeunes pousses de vivaces ou vos salades d'hiver sous tunnel. Une simple inspection nocturne à la lampe torche pourrait vous surprendre par l'activité qui règne déjà dans votre jardin.

Pour limiter les dégâts sans utiliser de produits chimiques nocifs en cette saison délicate, pensez à soulever les pots ou les planches qui traînent : c'est là qu'elles se cachent en attendant la nuit. Un nettoyage ciblé des débris végétaux trop proches de vos cultures sensibles peut aussi freiner leur progression fulgurante.