En janvier, les fleuristes misent tous sur cette plante capable de s'adapter au manque de lumière
À la recherche d'une plante qui égaye les coins sombres après avoir enlevé le sapin ? En voici une, ultra robuste, prête à verdir votre maison cet hiver.
Sur les étagères de votre fleuriste préféré, les bouquets scintillants de décembre ont cédé la place à des plantes plus sobres, plus résistantes aussi. Janvier transforme les vitrines fleuries en petits havres de verdure intérieure, où la douceur ne vient plus des pétales mais du feuillage. Cette période, bercée par la reprise du travail et la grisaille, inspire aux fleuristes un mot d'ordre : simplicité.
Quand les jours raccourcissent et que les appartements se lovent dans la lumière électrique, la nature réclame de l'attention - ou, dans ce cas précis, presque pas. Face aux contraintes de l'hiver, une plante s'impose comme l'alliée idéale. Elle ne redoute ni les coins ombragés, ni les radiateurs trop zélés. Elle s'accommode de l'air sec, des horaires irréguliers d'arrosage, et même des négligences des jardiniers les plus distraits.
Des fleuristes parisiens à ceux de Lyon, on la retrouve partout et ils ne tarrissent pas d'éloges à son égard. On vante sa capacité à purifier l'air, à verdir un bureau monotone à l'heure du télétravail ou à redonner vie à un salon resté désert pendant les fêtes de fin d'année. Une plante que l'on oublie un peu, mais qui, paradoxalement, continue de prospérer.
Son nom commence doucement à circuler sur les réseaux sociaux des passionnés de plantes, comme un secret trop longtemps gardé : l'Aglaonema. Venue d'Asie du Sud-Est, cette belle tropicale séduit par son feuillage marbré, parfois argenté, parfois tacheté de rose, toujours lumineux même dans la pénombre. Et c'est sa tolérance exceptionnelle au manque de lumière - combinée à une étonnante résistance à la chaleur sèche des intérieurs chauffés - qui la rend presque imbattable en janvier.
Peu d'entretien, un arrosage modéré, aucune exigence particulière : l'Aglaonema est la plante qui comprend que le mois de janvier est fait pour ralentir. Dans le silence des appartements encore engourdis par les fêtes, elle rappelle que la beauté ne demande pas toujours d'effort - parfois, il suffit juste de la laisser respirer.
