Récupérer l'eau de pluie, ce n'est pas pour tout le monde : il faut absolument vérifier ce point
De plus en plus de foyers adoptent des pratiques écologiques pour leurs jardins, mais en ce qui concerne cet équipement, un détail administratif est souvent ignoré. Quel est-il et pourquoi il ne faut pas négliger cette étape ? On vous dit tout.
Face aux étés de plus en plus secs et à la hausse du prix de l'eau, les récupérateurs d'eau de pluie fleurissent dans les jardins français. Écologique, économique et pratique, ce système séduit les particuliers soucieux de réduire leur consommation. Mais beaucoup ignorent qu'en fonction de l'installation choisie, certaines démarches administratives peuvent être obligatoires.
L'eau de pluie, bien qu'interdite à la consommation, peut être utilisée pour de nombreux usages domestiques : arroser le jardin, nettoyer les terrasses ou les véhicules, remplir la chasse d'eau ou laver les sols. Ces dispositifs reposent sur une cuve, hors-sol ou enterrée, installée à proximité d'une toiture ou d'une gouttière afin de collecter l'eau naturellement. La plupart sont vendus librement dans les enseignes de bricolage et ne nécessitent aucune autorisation lorsqu'ils servent à des usages extérieurs.
Mais la réglementation se durcit dès lors que l'installation est raccordée à l'habitation, notamment via le réseau d'assainissement collectif (tout-à-l'égout). Dans ce cas précis, une demande d'autorisation doit être adressée au service d'assainissement de la mairie. Cette démarche permet de garantir la sécurité sanitaire du dispositif et la protection des ressources en eau potable. Le courrier doit préciser l'adresse du logement concerné et le volume estimé d'eau de pluie utilisé. Il est ensuite nécessaire d'attendre la réponse du service avant toute mise en service.
Certaines règles d'aménagement s'appliquent également. La réglementation interdit d'installer un robinet distribuant de l'eau de pluie dans une pièce où circule de l'eau potable, à l'exception des caves, sous-sols ou garages. Une plaque de signalisation comportant la mention "Eau non potable" et un pictogramme explicite doit aussi être apposée sur le récupérateur ou les points d'eau concernés.
Ces précautions visent à éviter toute contamination du réseau public et à assurer la qualité sanitaire des installations. Pour être en règle, mieux vaut donc contacter la mairie avant toute installation, surtout en cas de raccordement intérieur. Vous éviterez ainsi les frais d'une mise en conformité ultérieure et profiterez pleinement de votre dispositif, en toute sécurité.