Témoignage : "J'ai testé les sucettes goût pénis et c'est bluffant de réalisme"
Création d'un entrepreneur français, les sucettes au goût de pénis promettent une expérience insolite : avoir en bouche le goût d'un sexe masculin non lavé. Et pourtant, on se les aient arrachées ! Autant vous dire que je ne pouvais pas m'empêcher de vouloir les tester.
Il y a des moments dans la vie où l'on se demande clairement : "Mais qu'est-ce-que je suis en train de faire, là ?" Vous savez, cet éclair de lucidité qui vous fait réaliser d'un coup la situation totalement délirante dans laquelle vous vous êtes retrouvée… de votre plein gré. En ce matin de mai, j'en suis exactement là. J'ai proposé d'écrire un article sur les "sucettes goût pénis" à ma rédactrice en chef, qui a immédiatement accepté. Sadisme ? Attrait personnel pour le sujet ? Je ne le saurais jamais.
Quoi qu'il en soit, et qu'il m'en coûte, je suis donc maintenant obligée de me lancer. J'ai face à moi une sucette rouge et une sucette bleue. C'est Nicolas, leur créateur, qui me les a envoyées. Il ne dit pas grand chose de lui, il est discret. Mais il a tout de même accepté de m'expliquer comment lui était venu cette drôle d'idée. "C'est parti d'une blague entre amis, que j'ai juste voulu la partager avec d'autres personnes !" Ok, mais dans quel but ? Encourager à la fellation, même quand les hommes ne sont pas lavés ? "Pas du tout !", affirme t-il. "Moi qui suis hétéro, je pensais surtout en faire un produit de farce et attrapes." Merci pour la précision.
N'étant pas très au courant de son sujet, Nicolas a donc écumé les labos pour trouver quelqu'un qui développe ce fameux arôme de "sexe sale". Et après de nombreux refus, il a enfin trouvé son homme. Enfin son chimiste quoi. Qui lui, connaît son sujet. A partir de là, il a sélectionné cinq arômes reproduisant selon lui l'odeur d'un pénis non lavé : la sueur, l'urine, la salive, le parmesan, et le sperme. Et bon appétit bien sûr. Je dis ça pour moi, qui suis toujours en train de regarder ma sucette rouge et ma sucette bleue. L'une va t-elle me faire rétrécir, comme les champignons d'Alice ? Peu probable, mais vomir par contre… La main tremblante, j'approche alors ma langue de la rouge.
Le premier ressenti est presque décevant. On m'aurait donc menti ? Ça a le goût du sucre, rien qu'une Chupa Chups à la fraise ce truc… Ah. Ah non. Ça y est, je commence à percevoir le fameux goût. La première note que je perçois est celle du parmesan. J'ai des vieux souvenirs qui remontent immédiatement. Incroyable la mémoire olfactive, j'ai l'impression de voir écrit "Calvin Klein" à quelques centimètres de mon front. Et puis… oui je sens de l'urine. Retour de boite de nuit, 5 heures du matin. C'est absolument pétrifiant de réalisme. D'ailleurs, je sens la nausée qui monte, je dois vite aller me brosser les dents.
J'ai vomi. Il faut savoir que je suis un peu fragile de l'estomac aussi. Mais bon là, le goût, et l'odeur, étaient vraiment immondes. Même après deux brossages de dents, un lavage de bouche, et trois coca. Et à la fois c'est vraiment bluffant, parce que c'est exactement ce que Nicolas voulait. Il a réussi. Dans sa logique de "gentil piège", pour un EVG par exemple, c'est clair que ça peut faire une super bonne farce. Mais ce qui est très sérieux par contre, c'est le vrai succès de ces sucettes, très vite en rupture de stock. La blague de Nicolas devient donc un vrai business. "Si la sucette goût pénis se vend bien, en tenant compte des délais assez longs de recherche et de développement, je pourrais sortir la SGC (sucette goût chatte) pile à temps pour Noël 2026 !"
Non, Nicolas, je ne te dirais pas merci.
