Les femmes sont plus épanouies avec les hommes de cette tranche d'âge, d'après la science
Un profil de partenaire qui favoriserait la confiance, la gestion des émotions et le bien-être des femmes en couple.
On imagine souvent que le bonheur amoureux repose sur une alchimie, un coup de chance ou une compatibilité évidente. Pourtant, certaines dynamiques relationnelles semblent créer un terrain plus favorable à l'épanouissement personnel. Elles laissent davantage de place à l'affirmation de soi et à l'expression des besoins.
Lors d'une étude publiée dans la revue Relationship Therapy, des chercheurs ont voulu comprendre ce qui distinguait les femmes satisfaites dans leur couple de celles qui l'étaient moins. Ils ont interrogé des participantes hétérosexuelles âgées de 25 à 57 ans, vivant principalement au Royaume-Uni, aux États-Unis, en Belgique et en Allemagne. Elles ont répondu à un questionnaire en ligne évaluant trois éléments précis : la confiance en soi, la capacité à comprendre et gérer ses émotions, ainsi que le niveau global de bonheur ressenti dans la relation et dans la vie.
En comparant les réponses, une différence nette apparaît entre deux profils de couples. Dans l'un des cas étudiés, les femmes obtiennent des scores plus élevés sur les trois critères. Elles se décrivent comme plus sûres d'elles, plus à l'aise avec leurs émotions et plus satisfaites de leur relation. Ce trio n'a rien d'anodin. La confiance en soi joue un rôle central dans la qualité du lien, tout comme l'intelligence émotionnelle, qui permet de mieux communiquer et de désamorcer les tensions.

Les femmes concernées déclarent aussi se sentir davantage respectées et entendues. Elles disent plus facilement exprimer leurs envies, poser des limites et construire une relation basée sur la complicité plutôt que sur des rôles préétablis. Le couple devient alors un espace d'évolution personnelle. Ces femmes sont toutes en couple avec un homme plus jeune qu'elles. C'est donc une tranche d'âge plus jeune que la leur qui permet à ces femmes de sentir plus épanouies. Ce contexte encouragerait davantage l'autonomie et l'équilibre émotionnel.
Les chercheurs restent néanmoins prudents. L'échantillon étudié demeure limité et ne reflète pas toute la diversité des réalités culturelles et sociales. Le bonheur ne dépend jamais d'un seul facteur : l'âge, le parcours ou la personnalité jouent aussi un rôle. Ces résultats ont toutefois le mérite de questionner certaines normes très ancrées sur ce que devrait être un couple "classique".