Avant d'acheter des fleurs pour la Saint-Valentin, voici celles qui contiennent le plus de pesticides

Roses, orchidées, lys, œillets, tulipes… Certaines fleurs très offertes le 14 février figurent parmi les plus chargées en pesticides, selon une enquête publiée par l'association Agir pour l'environnement. À savoir absolument avant d'acheter.

Avant d'acheter des fleurs pour la Saint-Valentin, voici celles qui contiennent le plus de pesticides
© Marsel Safin Studio-123rf

C'est joli, ça sent bon et ça fait toujours plaisir. Offrir des fleurs est l'un des rituels les plus populaires de la Saint-Valentin. Pourtant, sous ces bouquets synonymes d'amour, une réalité bien moins romantique se dessine. Une enquête publiée en février 2026 par l'association Agir pour l'environnement révèle une contamination massive des fleurs coupées par des pesticides, dont certains sont aujourd'hui interdits en France. Voici comment faire les bons choix chez le fleuriste.

Vous êtes plutôt roses, iris, mimosa ? L'analyse a porté sur 27 bottes et bouquets achetés à l'occasion de la Saint-Valentin et de la fête des Mères au cours de la saison dernière, dans différents circuits de vente. Résultat : 99 pesticides différents ont été identifiés, avec des concentrations totales de résidus pouvant atteindre 62 mg/kg de fleurs. Parmi ces substances dangereuses, 46 ne sont pas autorisées sur le marché français, dont six néonicotinoïdes, une famille de pesticides connue pour ses effets sur la santé humaine et l'environnement.

L'étude met également en évidence la présence de substances préoccupantes sur le plan sanitaire, dans les fleurs. Certaines sont classées cancérogènes, mutagènes ou reprotoxiques, tandis que d'autres présentent une toxicité par inhalation, par contact cutané ou par ingestion. Un cocktail chimique qui pose particulièrement question pour les fleuristes, exposés quotidiennement lors de la manipulation des fleurs, souvent dans des espaces clos et peu ventilés. Tous les bouquets ne sont cependant pas égaux face à cette contamination. Les résultats montrent que les roses importées et hors saison concentrent le plus grand nombre de résidus, parfois plusieurs dizaines dans un seul bouquet. À l'inverse, les fleurs françaises et de saison sont globalement moins contaminées, avec jusqu'à 15 fois moins de substances différentes et des concentrations nettement plus faibles. Certaines bottes analysées ne contenaient même aucun résidu détectable.

Au-delà des risques pour les professionnels, la question de l'exposition des consommateurs se pose également, notamment lors de contacts répétés avec les fleurs ou dans des environnements intérieurs. L'association pointe aussi un manque de traçabilité sur l'origine des fleurs, rendant difficile une information claire du public.

Face à ces constats, Agir pour l'environnement appelle les pouvoirs publics à renforcer la protection des fleuristes. L'association rappelle également que le choix de fleurs locales et de saison permettrait de limiter l'exposition aux pesticides, tout en soutenant des modes de production plus respectueux de la santé et de l'environnement.