Avec les années, on peut avoir l'impression que le ventre s'installe plus facilement et qu'il est beaucoup moins pressé de repartir. Ce phénomène est particulièrement fréquent après la ménopause. La baisse des œstrogènes modifie la façon dont le corps répartit les graisses. Celles-ci se concentrent davantage autour de l'abdomen. Résultat, même sans changement spectaculaire sur la balance, la silhouette peut évoluer et la taille s'épaissir.
Pour contrer ce phénomène, le premier réflexe consiste généralement à augmenter le cardio. Et qui dit cardio dit encore course à pied avec en plus l'idée qu'il faudrait courir longtemps et beaucoup transpirer pour vraiment brûler des calories. Pourtant, une étude publiée en juin 2026 dans Frontiers in Physiology montre qu'une autre activité promet de sculpter le tour de taille. Ces chercheurs ont suivi pendant 12 semaines des femmes ménopausées âgées de 60 à 80 ans présentant une obésité abdominale. Certaines faisaient du renforcement musculaire, d'autres suivaient un entraînement d'endurance et un troisième groupe ne changeait pas ses habitudes.
L'activité d'endurance en question était la marche nordique fractionnée à haute intensité. Les participantes s'entraînaient trois fois par semaine pendant environ une heure, bâtons en main. Mais on est loin de la petite promenade digestive du dimanche. Après l'échauffement, elles alternaient des périodes de marche vraiment rapide et des phases plus tranquilles pour récupérer, sur le principe du fractionné. La partie intensive représentait environ 30 à 35 minutes par séance. Le rythme était suffisamment élevé pour demander un vrai effort tout en restant sur de la marche.
Au bout de trois mois, le changement s'est vu sur le mètre ruban. Le tour de taille des participantes de ce groupe avait diminué de 2,64 cm en moyenne. Leur pourcentage de masse grasse avait lui aussi baissé de 0,76 point en moyenne. Les chercheurs ont donc obtenu une évolution mesurable de la silhouette avec trois séances hebdomadaires sans demander aux participantes de courir. Les bâtons ont aussi leur intérêt. Avec la marche nordique, les jambes ne font pas tout le travail : les bras, les épaules et le tronc participent au mouvement. Cela transforme la marche en exercice plus complet.
Pour reproduire le principe, c'est donc moins le nombre de kilomètres parcourus qui compte que le rythme donné à la séance : marcher vite, récupérer en marchant plus lentement, puis accélérer de nouveau, trois fois par semaine. Les participantes étaient toutefois encadrées et l'intensité adaptée à leurs capacités. Après une longue période sans sport, mieux vaut donc commencer progressivement, surtout pour tester le fractionné. Et inutile de transformer chaque balade en contre-la-montre, c'est bien la régularité pendant 12 semaines qui a permis d'observer ces quelques centimètres en moins.