Facebook, la fin des "fakes" ?

Le réseau social va donner la possibilité à ses membres de signaler les canulars qui inondent les fils d’actualité et peuvent agacer.

Le 20 janvier, Facebook a annoncé sa volonté de réduire la visibilité des canulars sur les fils d’actualités de ses membres. Des mesures avaient déjà été prises en avril 2014 pour limiter la présence "des contenus que les gens considèrent comme du spam et ne veulent pas voir". A présent, ce sont "les publications que les gens ont signalées comme de fausses informations" qui se retrouvent dans la ligne de mire de Facebook.
Ces contenus indésirables seront désormais identifiables grâce à la mention spécifique ajoutée par Facebook, dans les paramètres de signalement d’un contenu indésirable : "C’est une fausse actualité". Encore un peu de patience, cette option n’est pas encore activée sur l’ensemble des profils.
De manière plus concrète, la fonction se basera sur le nombre de fois où un contenu a été signalé comme "fake", mais aussi sur le nombre de suppressions de ce dernier. Facebook avait déjà constaté qu’un nettoyage automatique s’était mis en place sur le réseau. En effet, lorsqu’une info partagée est fausse, les gens la suppriment automatiquement ou signalent son caractère erroné, ce qui entraîne sa suppression.
Peut-on parler de censure ?
Facebook ne l’entend pas de cette manière : "Nous ne retirons pas les histoires que les gens signalent comme fausse, et nous n’examinons pas le contenu pour déterminer son exactitude". En revanche, cette méthode permettra de limiter  de fausses théories, comme les théories complotistes les plus fantasques qui ont émergé dernièrement après les attentats de Paris. On peut se demander si cette fonctionnalité ne débordera pas sur le signalement de vraies informations, comme fausses …
Les "fakes" ne sont pas totalement bannis !
Les publications du Gorafi, par exemple, ne devraient pas être touchées par cette démarche. Facebook a constaté que les utilisateurs ont tendance "à ne pas signaler les contenus satitques se voulant humoristiques." Ouf, le rire a encore sa place !